Plusieurs centaines de citoyens ont visité les kiosques des producteurs et marchands présents pour inaugurer le premier marché public de Limoilou, en 2014.

Le marché public de Limoilou pourrait grossir

Ayant accueilli 22 400 personnes en huit semaines d'activité, le marché public de Limoilou est là pour rester, confirme l'organisateur de l'événement, et pourrait même être appelé à grandir dès l'année prochaine.
«On revient l'an prochain, il n'y a aucun doute là-dessus. Au moins en août et en septembre», indique Claude Villeneuve, président du Collectif Rutabaga, instigateur du projet. Mais «on va avoir des questions à se poser». C'est que la demande ne cesse de croître, à la fois de la part des producteurs et du public, pour cet événement qui n'en était cette année qu'à sa deuxième présentation.
«On constate que les gens de Limoilou ont vraiment introduit le marché dans leurs habitudes», souligne M. Villeneuve, ajoutant que des résidents d'autres quartiers de Québec, et des touristes sont également allés faire leur tour sur la 3e Avenue durant les dimanches d'août et de septembre.
2800 personnes par jour
Chaque dimanche, 2800 personnes en moyenne se sont rendues entre la 8e et 9e Rue pour faire le plein de produits locaux. L'année dernière, l'achalandage se chiffrait à 2200 personnes par journée d'activité. Une popularité dont se réjouissent les organisateurs, mais qu'ils accueillent tout de même avec prudence, sachant que la demande pourrait leur jouer des tours s'ils ne parviennent à s'y adapter. «Il faut s'assurer de maintenir une croissance», pense Claude Villeneuve.
Et s'il admet que le marché recèle un «potentiel de croissance», il ne souhaite pas se prononcer, pour le moment, sur la forme que pourrait prendre l'expansion. Quelques hypothèses ont toutefois été abordées avec Le Soleil : ouverture du marché dès le mois de juillet - comme le fait le marché Saint-Sauveur -, fermeture d'un plus large tronçon de la 3e Avenue, prolongement des heures d'ouverture, tous des scénarios envisagés par les organisateurs.
Il précise toutefois que l'événement est orchestré par des bénévoles, et qu'une organisation de ce genre a ses limites. «Si on grossit, c'est plus de travail, plus d'huile de bras. [...] La question à se poser : est-ce qu'on peut supporter un [événement] plus gros avec des bénévoles?»
Une chose est sûre, «on tient à rester sur la rue, c'est notre signature», lance M. Villeneuve.