Martin Brouard, producteur exécutif du jeu The Messenger

Le jeu The Messenger en vente dès le 30 août

Il est attendu et précédé d’un grand «buzz» : The Messenger, premier jeu de Sabotage Studio de Québec sortira en grande pompe le 30 août pour les utilisateurs de la console Nintendo Switch.

Cette date n’a pas été choisie par hasard, puisque la direction de Sabotage, en association avec l’éditeur Devolver Digital, ne souhaitaient pas que le jeu sorte à la même période que des jeux populaires comme ceux d’EA Sports, Call of Duty ou Fallout.  

The Messenger est un jeu rétro de ninja en deux dimensions, un véritable hommage aux jeux vidéos des années 1990.

La production qui fait la fierté de la boîte de Québec a été mise en prévente jeudi au moment du lancement de la bande-annonce finale du jeu.

En entrevue au Soleil, le producteur exécutif du jeu, Martin Brouard, s’est dit très excité d’avoir la chance de lancer le premier jeu du studio sur une console Nintendo, une compagnie emblématique pour produits comme The Messenger.

«Il y a un lien historique entre le jeu qu’on a produit et ceux vendus par Nintendo à l’époque de la console NES (Nintendo Entertainment System) » […] Nintendo a toujours conservé cette fibre nostalgique pour ses grands classiques comme Mario et Zelda, ce qui fait qu’ils sont motivés à nous offrir un support marketing pour nous démarquer», ajoute Martin Brouard.

Le jeu tourne autour de la quête d’un ninja devant remettre un parchemin. Plongé dans un environnement en deux dimensions, le jeu a été programmé en 8 bits, mais inclut également des moments de transitions vers le 16 bits, permettant aux joueurs de replonger non seulement dans les jeux de la NES, mais ceux de la Super Nintendo.

Briser le quatrième mur

En dehors de leur désir de faire un jeu rétro, les gens de chez Sabotage souhaitaient inclure une bonne dose d’humour satirique à l’intérieur de The Messenger.

«On brise le quatrième mur avec l’humour dans les dialogues du jeu, car on peut voir que même le personnage se questionne sur le but de sa quête», explique M. Brouard

Les concepteurs ont également ajouté une touche locale aux dialogues pour la version vendue au Québec. On y retrouve notamment un langage très familier dans les dialogues entre les personnages.

Un marché pour les nostalgiques

Se lancer dans le rétro aurait pu s’avérer un pari risqué pour une jeune entreprise lançant son premier jeu. Toutefois, Martin Brouard et Thierry Boulanger, le concepteur, étaient conscients qu’il y avait un grand intérêt pour ce type de jeu.

«Il existe beaucoup des joueurs qui s’ennuient de cette époque, des commandes avec deux boutons, de la musique accélérée en continu […] J’ai évalué le marché de la nostalgie et l’intérêt était bien présent », ajoute le producteur du jeu.

La direction de Sabotage souhaitait faire un projet original, sans suivre forcément une tendance du moment.

Ce jeu représente l’aboutissement d’un rêve pour le concepteur Thierry Boulanger, qui voulait faire un jeu de ninja depuis qu’il était enfant.

Au moment d’approcher Martin Brouard, M. Boulanger n’a pas eu à travailler bien fort pour le convaincre de se lancer dans l’aventure.  «Il est venu me voir avec un prototype du jeu et j’ai immédiatement capoté, et ce seulement en entendant la musique !», lance M. Brouard.