Fermé depuis neuf mois, le Jardin des glaciers de Baie-Comeau reprendra une partie de ses activités avec un budget amputé de moitié, à 740 000 $ par année.

Le jardin des glaciers aura une seconde vie

Fermé depuis mai dernier, le Jardin des glaciers de Baie-Comeau va finalement revivre. L'équipement touristique redémarrera avec des objectifs et des moyens plus modestes, mais surtout, avec un plan d'affaires triennal afin d'assurer une relance durable.
Fermé depuis mai dernier, le Jardin des glaciers de Baie-Comeau va finalement revivre. L'équipement touristique redémarrera avec des objectifs et des moyens plus modestes, mais surtout, avec un plan d'affaires triennal afin d'assurer une relance durable.
Le nouveau conseil d'administration de la Corporation Plein air Manicouagan (CPAM), organisme responsable de l'attrait touristique, a révélé vendredi que pour l'instant, seulement deux composantes du Jardin des glaciers vont reprendre, soit la Station d'exploration glaciaire et la Vallée des coquillages, «deux activités qui ont fait la renommée de notre région au point de vue touristique», aux dires du nouveau président de la CPAM, Yves Montigny.
La gestion du Jardin sera aussi allégée et ses ressources seront mises en commun avec Croisières Baie-Comeau, une organisation paramunicipale. Ainsi, la Ville de Baie-Comeau aura un plus grand pouvoir décisionnel dans l'organisme.
Au lieu d'un budget annuel frisant le million et demi de dollars, le Jardin des glaciers disposera d'une somme de 740 000 $ par année durant trois ans, dont 400 000 $ proviendront de la municipalité. Il y aura un employé permanent et neuf temporaires, comparativement à 5 et 35 sous l'ancienne administration. Il sera ouvert de la mi-juin au début septembre, ainsi que lors des journées d'escale des navires de croisière.
La nouvelle organisation prévoit aussi un achalandage très conservateur de 5000 visiteurs. Dans sa pire année d'exploitation, le Jardin des glaciers avait enregistré 11 000 entrées. «On va repartir plus petit et à mesure qu'on va consolider, on va pouvoir voir plus grand», a lancé le directeur général de la Ville de Baie-Comeau, François Corriveau.
Ce dernier dit d'ailleurs espérer qu'un promoteur lève la main pour reprendre la Zone adrénaline, ce vaste espace d'aventure plein air laissé de côté dans la relance. Ce volet représentait d'ailleurs la plus grosse charge financière du Jardin.
La Ville n'est pas seule dans cette opération de sauvetage. On retrouve aussi l'Association touristique régionale de Manicouagan et le bureau du député de René-Lévesque,Marjolain Dufour.
Investissements massifs
Ouvert en 2009, le Jardin des glaciers a nécessité des investissements de près de 14 millions $, dont la moitié ont été à la charge de la Ville. Dès ses débuts, l'équipement a été déficitaire, engloutissant notamment 850 000 $ de deniers publics en 2012. Le Jardin a été rouvert sporadiquement à l'automne dernier, lors des arrêts à Baie-Comeau des navires de croisière.
La création du Jardin est d'ailleurs indirectement due aux compagnies de croisière, qui désiraient que Baie-Comeau se dote d'un produit appel touristique apte à faire courir les croisiéristes. Ces derniers ne sont cependant pas au rendez-vous, car avec cinq ou six escales de navires de croisière par année, difficile de rentabiliser un équipement, quel qu'il soit.