À la clôture des marchés, le huard affichait un cours moyen de 79,92 ¢US pour la séance, ce qui était supérieur de 0,23 ¢US à son cours moyen de vendredi.

Le huard continue de grimper

Le dollar canadien a gagné lundi près d'un quart de cent US après avoir momentanément franchi le cap des 80 ¢US en matinée.
À la clôture des marchés, le huard affichait un cours moyen de 79,92 ¢US pour la séance, ce qui était supérieur de 0,23 ¢US à son cours moyen de vendredi.
Depuis le début mai, la devise canadienne a gagné plus de 7 ¢US. Sa croissance s'est accélérée à la mi-juin, lorsque les rumeurs entourant une possible hausse du taux directeur de la Banque du Canada ont commencé à prendre de l'ampleur. La banque centrale a haussé son taux directeur le 12 juillet, ce qui constituait sa première hausse depuis 2010.
Certains observateurs s'attendent maintenant à ce que la banque centrale hausse son taux directeur une ou deux nouvelles fois d'ici la fin de l'année, puisque les indicateurs semblent toujours pointer vers une économie robuste.
Ventes des grossistes
Plus tôt lundi, Statistique Canada a indiqué que les ventes des grossistes avaient atteint un niveau record en mai, en progressant de 0,9 % à 61,6 milliards $. Les économistes s'attendaient plutôt à une croissance de 0,5 %, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.
Selon Isaac Holloway, un professeur adjoint de la Ivey Business School de l'Université Western, le plus grand impact de cette croissance du dollar canadien sera ressenti par les importateurs et les exportateurs. Il faudra probablement quelques mois avant que les consommateurs constatent des changements.
«Quiconque importe ou consomme des biens importés pourrait obtenir un répit du côté des prix», a-t-il souligné depuis London, en Ontario.
«D'un autre côté, ceux qui exportent vont devoir baisser leurs prix pour rester concurrentiels avec leurs rivaux étrangers.»
Pour sa part, Shaun Osbourne, stratège en chef des devises à la Banque Scotia, ne s'attend pas à voir le dollar grimper encore beaucoup, puisque sa valeur actuelle tient déjà compte de plusieurs des bonnes nouvelles sur l'économie canadienne.
M. Osbourne a en outre noté que le huard avait profité de la dépréciation du billet vert américain, lequel s'est heurté ces derniers mois à une certaine incertitude politique liée à l'administration Trump.
Mais le dollar américain peut se raffermir, ce qui ferait retraiter le huard - en particulier si la Réserve fédérale des États-Unis continue de hausser ses taux d'intérêt d'ici la fin de l'année. La Fed entamera mardi une nouvelle rencontre de deux jours pour discuter de sa politique monétaire.