Le président du Groupe Biscuits Leclerc, Denis Leclerc.

Le Groupe Biscuits Leclerc investit 50 millions $ à Phoenix

Le Groupe Biscuits Leclerc poursuit son expansion. Cette fois, il prend la route de l'Ouest américain et installe ses pénates à Phoenix, en Arizona.
Spécialisée dans la confection de biscuits, de barres de collation et de craquelins, il investit 50 millions $ pour mettre la main sur un bâtiment de 166 500 pieds carrés - dont la superficie pourra être doublée et même triplée pour répondre aux besoins futurs - et pour l'équiper d'une ligne de production lui permettant de fabriquer, entre autres, des barres nutritives biologiques et sans OGM.
Les nouvelles installations seront opérationnelles à compter du mois de juin. L'arrivée du Groupe Biscuits Leclerc à Phoenix devrait permettre la création de près d'une centaine d'emplois dans une région des États-Unis qui éprouvent encore bien du mal à se relever de la crise économique. La grande famille Leclerc comptera bientôt plus de 700 employés.
Déjà présent aux États-Unis
«Notre expansion s'est faite beaucoup du côté des États-Unis ces dernières années», a rappelé au Soleil le président du Groupe Biscuits Leclerc, Denis Leclerc. En plus de ses deux usines à Québec et celle d'Hawkesbury en Ontario, l'entreprise fondée en 1905 par François Leclerc en possède deux chez nos voisins du sud : l'une en Pennsylvanie, l'autre au Tennessee.
Les régions de l'est et du centre du Canada et des États-Unis étant bien couvertes par les cinq usines ultramodernes, il restait au Groupe Biscuits Leclerc à se rapprocher de ses marchés de la côte ouest américaine, du Mexique et de l'Amérique du Sud.
«Nos frais de transport sont élevés et il ne faut surtout pas compter sur une baisse prochaine des coûts du pétrole pour espérer en réduire la facture. Nous réaliserons donc des économies substantielles en transport», a expliqué M. Leclerc en soulignant que la nouvelle usine de Phoenix était également bien desservie par le réseau ferroviaire. «De plus en plus, nous allons utiliser le chemin de fer pour approvisionner nos installations.»
Denis Leclerc a précisé que la nouvelle usine américaine ne fabriquera pas exclusivement des aliments biologiques et sans OMG, mais que cela allait constituer sa principale fonction, étant donné que les consommateurs de la côte ouest américaine sont particulièrement friands de ce type de produits. «Ça permettra, entre autres, à nos usines canadiennes de se concentrer sur la fabrication de produits plus spécialisés. Il va sans dire également que l'augmentation de la capacité de production nous permettra d'aller chercher de nouveaux contrats.»
Bientôt l'Europe?
Le Groupe Biscuits Leclerc exporte ses desserts et ses collations dans plus d'une vingtaine de pays. «Notre plus gros marché d'exportation, c'est l'Angleterre», fait remarquer le président de l'entreprise, Denis Leclerc.
L'expansion du fabricant des biscuits Célébration et des barres Choco Max passe-t-elle par le Vieux Continent?
«L'Europe. Sommes-nous prêts à nous y implanter? Nous avons différents projets sur la table. Nous sommes ouverts à l'idée. Nous étudions différentes choses. Pour le moment, par contre, il n'y a rien de finalisé», prend soin de préciser l'entrepreneur qui n'a pas l'habitude de précipiter ses décisions d'affaires. Avant de jeter son dévolu sur l'ancienne usine de fabrication de matelas à Phoenix, l'entreprise de Saint-Augustin-de-Desmaures en a pesé le pour et le contre pendant au moins deux ans.