Le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur des ponts qui relient Québec à Lévis.

Le fleuve et les mammifères marins au centre de l'attention touristique

Le gouvernement du Québec a dévoilé jeudi sa Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique, qui misera à court terme sur les croisières internationales et l'observation des mammifères marins.
Le ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé, a expliqué jeuid, lors d'une conférence de presse à la baie de Beauport, que son gouvernement bientôt en élections entend faire du Saint-Laurent «une icône touristique de calibre international». 
Une enveloppe budgétaire de 77,3 millions $ a été réservée à cette fin, à même les 225 millions $ du Plan de développement de l'industrie touristique déjà annoncé. 
La Société des établissements de plein air du Québec héritera de 21,8 millions $ pour développer les infrastructures et les activités dans les sites et les parcs nationaux en bordure du fleuve. Exactement 41,9 millions $ serviront à développer des produits touristiques (marinas, musées, excursions, etc.) dans 10 pôles identifiés le long du Saint-Laurent, de Montréal aux Îles-de-la-Madeleine en passant par Québec et Tadoussac. 
Le reste permettra de financer diverses initiatives en lien avec les croisières, dont le branchement électrique à quai des escales de navires de Montréal et de Québec. 
Le ministre Bérubé estime que ce secteur est l'un des plus susceptibles de générer des retombées à court terme, puisque la clientèle est établie et même en augmentation. 
Même chose pour l'observation des mammifères marins, qui devrait se faire de plus en plus hors de Tadoussac. Le député de Matane ne craint pas la saturation et assure que le développement se fera en tout respect des animaux, de l'environnement et des avis scientifiques sur la question. 
Québec financera les projets de promoteurs publics ou privés selon des critères qui restent à déterminer. Les premiers résultats sont attendus «au cours des prochains mois».