Le développement d'une station de ski de calibre international est compromis par le blocage des travaux d'infrastructures, pour lesquels les autorités municipales demandent un financement de 95 % à Québec.

Le développement immobilier dans l'impasse à Petite-Rivière-St-François

Sans un projet d'assainissement des eaux et d'aqueduc de 20 millions$ à Petite-Rivière-Saint-François, ni Le Massif ni les autres promoteurs ne peuvent aller de l'avant avec leurs projets immobiliers. La municipalité demande à Québec de financer 95 % de la facture. L'offre sur la table est de 80%. C'est l'impasse.
«Si nous n'avons pas ça, le développement du Massif [à la base] ne peut pas se faire. Plus que ça, il y a d'autres projets dans la municipalité qui sont conditionnels à une usine de traitement des eaux usées et les promoteurs sont bloqués», indique le maire Gérald Maltais.
Le projet se chiffre entre 15 et 20 millions $. Selon les programmes en vigueur, Québec propose de subventionner les travaux d'aqueduc à 50 %, les égouts à 66,3 % et le traitement des eaux à 85 %, mais c'est insuffisant selon le maire.
«Nous savons très bien que Saint-Joseph-de-la-Rive et L'Isle-aux-Coudres ont été généreusement financés pour le même genre de projet et on veut être traités de la même manière que nos voisins. Notre demande est similaire à ce qu'ils ont obtenu: 95 %. Mais, globalement, l'offre qui nous est présentée est de 80%, et c'est impossible à assumer pour nos citoyens», rétorque le maire. La municipalité compte quelque 800 citoyens permanents.
Déjà, dans le meilleur scénario, les travaux ne pourront se faire avant 2013. Petite-Rivière est techniquement en infraction depuis 2001, en ce qui concerne le traitement des eaux usées.
Une rencontre capitale doit avoir lieu la semaine prochaine entre l'équipe du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Laurent Lessard, et celle de la municipalité.
Inquiétude
Du côté du Massif, qui veut développer une offre d'hébergement à la base de la montagne de ski (un peu plus de 200 unités), on admet suivre le dossier de près.
«Nous sommes très inquiets que le dossier des égouts et aqueduc à Petite-Rivière-Saint-François ne parvienne toujours pas à se régler, compte tenu que cela fait déjà plus d'un an qu'on espère voir une issue positive à ce dossier», a dit la directrice des communications, Stéphanie Roy.
La situation pourrait donc provoquer de nouveaux retards dans le développement du projet immobilier, et, par conséquent, «ces délais compromettent la viabilité économique du projet», ajoute Mme Roy, souhaitant une résolution de problème rapide.
«Il [le gouvernement] a fait des promesses à l'époque, en subventionnant le projet du Massif. Il doit maintenant être conséquent. D'une manière ou d'une autre, on ne peut pas se permettre de toucher au taux de taxation», a indiqué le maire Maltais.