Le restaurant Cosmos de Grande Allée
Le restaurant Cosmos de Grande Allée

Le Cosmos Grande Allée pourrait bien ne jamais rouvrir ses portes

Dans une très courte entrevue accordée au Soleil, Louis McNeil, un des copropriétaires des restaurants Cosmos n’a pas voulu confirmer la fermeture définitive de son restaurant sur Grande Allée. Il a cependant déclaré que le restaurant Cosmos à Lévis était «en processus de vente» et qu’ils étaient en «négociation» pour celui de Grande Allée. M. McNeil n’a pas voulu commenter davantage.

Les restaurants Cosmos de Sainte-Foy et de Lebourgneuf demeurent toutefois ouverts. Ils ont rouvert le 15 et le 17 juin, respectivement.

Pour Jonathan Ollat, président d’Action promotion Grande Allée et copropriétaire des restaurants L’Atelier Tartares & Cocktails et Ophélia, il affirme que «c’est malheureux que certains ne s’en sortent pas. C’est quelque chose qu’on déplore et ce n’est pas une bonne nouvelle pour nous.»

À la question s’il croit que c’est un coup dur pour la Grande Allée, M. Ollat répond: «Oui et non. Je le dis encore, c’est malheureux, mais je fais le tour de tous les commerçants pour savoir comment ils vont. [...] Je ne suis pas alarmiste ni négatif, au contraire. C’est une crise difficile pour tout le monde, mais ce n’est pas le premier commerce à fermer. Ça nous empêchera pas de sortir notre épingle du jeu.»

Il s’attend d’ailleurs à un bon été, malgré la crise : «On est optimiste. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas les touristes étrangers que ça n’ira pas bien. Tous les Québécois qui allaient à l’étranger vont rester au Québec, et c’est à nous de les accueillir.» Il constate d’ailleurs un achalandage sur l’artère dans les derniers jours, notamment avec le beau temps: «Hier, il y avait une file aux 3 Brasseurs, et pour ma part, j’ai refusé une centaine de clients. On sent que les Québécois ont le goût de ressortir.»

À la Chambre des communes

Le cas du Cosmos a même atterri à la Chambre des communes, jeudi. Le député conservateur Alain Rayes  a questionné le député libéral dans la circonscription de Québec, Jean-Yves Duclos, au sujet de la fermeture du restaurant et de la prestation canadienne d’urgence (PCU). M. Rayes a cité l’article du Journal de Québec dans lequel le copropriétaire Louis McNeil affirmait que peu de ses employés avaient montré de l’intérêt à revenir au travail et que la PCU, «c’est vraiment de la concurrence».

M. Rayes a donc demandé à M. Duclos: «Quand est-ce que la PCU sera adaptée afin de permettre aux gens de retourner sur le marché du travail?». M. Duclos a répondu: «Je sais que dans ma circonscription et partout ailleurs au Canada il y a encore des millions de Canadiens qui vivent très difficilement la crise. Nous voulons une relance sécuritaire, une relance qui permet le retour graduel en emploi, mais aussi une relance qui permet à tous de pouvoir joindre les deux bouts. C’est vrai à Québec, et c’est vrai partout au pays.»