Au cours d'une entrevue au Soleil, le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, a indiqué qu'il avait hâte au jour où le Québec pourra comparer sa performance avec celle de l'Alberta, de la Saskatchewan ou de Terre-Neuve, «des provinces qui investissent dans les hydrocarbures et qui font de l'argent».

Le Conseil du patronat s'excuse aux régions

Devant les nombreuses réactions qui ont suivi le dépôt de son mémoire, en commission parlementaire, lundi, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) se dit «désolé d'avoir heurté certaines personnes et les élus des collectivités dévitalisées». Il ajoute aussi qu'il comprend leurs préoccupations.
Ce qui a provoqué l'indignation des élus de certaines communautés rurales plus pauvres et de certains organismes régionaux repose sur une proposition faite dans le cadre du projet de la Stratégie gouvernementale de développement durable révisée 2015-2020 qui disait: «Le Conseil du patronat du Québec invite le gouvernement à réallouer une partie des budgets actuellement consacrés au maintien des municipalités dévitalisées vers des mesures facilitant la relocalisation des ménages qui y habitent.»
L'organisme, piloté par Yves-Thomas Dorval, reconnaît que cette formulation était maladroite. Le CPQ ajoute qu'il n'était pas dans son intention d'offenser ou de blesser. C'est pourquoi il présente ses excuses.
«Nous nous sommes expliqués, nous avons modifié le libellé de notre mémoire, dont la première mouture, de notre propre aveu, était malhabile et manquait d'empathie», peut-on lire dans une lettre rédigée par le Conseil lundi.