Valérie Laliberté et Elizabeth Coulombe

Le «composteur» de comptoir Tero fait le grand saut

Après avoir suscité un engouement l’an dernier avec son idée de petit «composteur» de comptoir, Tero est prêt à faire le grand saut. La compagnie de Québec, menée par Elizabeth Coulombe et Valérie Laliberté, lance une campagne de sociofinancement sur Kickstarter pour produire ses premiers appareils.

En fait, il ne s’agit pas réellement d’un composteur, parce que le petit électroménager de Tero (38 x 25 x 20 cm) n’utilise pas de microorganismes pour dégrader les déchets de table. Il les déshydrate à haute température sur une période de trois heures pour en faire une fine poudre fertilisante, qui peut être ajoutée dans une plante, dans le jardin, dans les plates-bandes, sur le gazon… 

L’idée est née dans un projet d’études en design de produits, à l’Université Laval. Mais de l’idée au produit commercialisable, il a fallu beaucoup de travail aux deux jeunes entrepreneures dans la mi-vingtaine. «On a tout appris, c’est la première fois qu’on mène un projet de fond comme ça. C’est une super belle expérience», a raconté Elizabeth Coulombe, présidente de l’entreprise. 

Durant la dernière année, les cofondatrices ont notamment retravaillé le design de l’engin, qui a maintenant une forme plus allongée, pour être facilement placé contre un mur. «On voulait s’assurer que nos consommateurs puissent garder l’espace utile de leur comptoir pour pouvoir continuer à cuisiner», explique Elizabeth Coulombe. L’idée est de pouvoir rejoindre une clientèle urbaine pour qui le compostage traditionnel est plus difficile.

Le projet est maintenant assez avancé pour offrir les premiers appareils en prévente. Les fondatrices ont choisi d’aller vers le sociofinancement pour amasser le capital nécessaire à la production d’une première série de Tero. «Pour une entreprise en démarrage, une campagne de sociofinancement est une belle solution. On trouvait intéressant de faire participer la communauté qui s’est créée autour de Tero», ajoute-t-elle. 

La campagne, lancée mardi matin à 7h, sera ouverte pour trente jours. Les premiers acheteurs auront droit à un prix de 350 $, prix qui augmentera graduellement à 450 $ selon le nombre d’appareils vendus. L’objectif est 70 000 $, note Elizabeth Coulombe. Les Tero seront prêts dans huit à dix mois.

Pour info : www.kickstarter.com/projects/teroproducts/tero (Lien disponible dès mardi) 

Le «composteur» de comptoir de Tero