Le Centre des congrès de Lévis prendra de l'expansion vers le sud, mais aussi en hauteur. On agrandira la salle principale du rez-de-chaussée, qui passera d'une capacité de 1280 à 1600 personnes, ajoutera aussi deux salles à ce niveau.

Le Centre des congrès de Lévis agrandi par le privé

Le centre des congrès de Lévis prend de l'expansion et doublera sa superficie au cours de la prochaine année. Un investissement de 9,1 millions $ entièrement assuré par le promoteur privé Pierre Gagné. La Ville de Lévis paiera un loyer annuel de 520 000 $ pour utiliser l'espace.
<p>Les stationnements ne seront pas en reste: le promoteur en ajoutera à ses frais.</p>
Cette fois-ci sera la bonne, assure le promoteur Pierre Gagné, propriétaire de l'hôtel Four Points adjacent au Centre de congrès et d'expositions de Lévis (CCEL), et son directeur général et gestionnaire du Centre, Michel Douville. En décembre 2012, le projet d'agrandissement avait déjà été annoncé. Il incluait l'ajout d'espace au Centre de congrès, mais aussi l'érection d'une tour qui comprendrait des chambres d'hôtel supplémentaires et des condos.
Les démarches ont été retardées quelque peu. La tour d'hébergement de 30 millions $ viendra dans une phase ultérieure, ont précisé mardi MM. Gagné et Douville. On voulait d'abord sécuriser la phase d'agrandissement du CCEL, a expliqué le promoteur.
L'agrandissement était devenu nécessaire en raison de la croissance du tourisme d'affaires dans la région. «On a refusé plus de 300 activités dans les deux dernières années» en raison d'un manque de disponibilité ou d'une capacité d'accueil insuffisante, a souligné M. Douville. Cela signifie une perte de 14 000 nuitées. 
Ainsi, le bâtiment prendra de l'expansion vers le sud, mais aussi en hauteur. On agrandira la salle principale du rez-de-chaussée, qui passera d'une capacité de 1280 à 1600 personnes, on ajoutera aussi deux salles à ce niveau. À l'étage, on promet cinq nouvelles salles vitrées et un large hall qui mènera à une terrasse extérieure. En tout, ce sont 1920 mètres carrés qui seront ajoutés, doublant la superficie actuelle de l'installation. Les stationnements ne sont pas en reste : le promoteur en ajoutera à ses frais.
La Ville ne sera pas propriétaire de cette portion du CCEL, mais bien locataire. Elle a signé un bail de cinq ans qui lui permet d'utiliser l'espace pour la somme de 520 000 $ par année. «La Ville et le centre d'exposition en sont venus à la conclusion qu'il valait mieux aller en location dans cette deuxième phase des travaux parce qu'on est dans un complexe intégré» qui comprend plusieurs propriétaires, a expliqué le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, qui souligne qu'on ne ferme pas la porte à se prévaloir d'une option d'achat au terme du bail de cinq ans.
La Ville récupérera entièrement son investissement. Soit en revenus des taxes générées par le développement qui s'accentuera autour du CCEL, soit en compensations que le promoteur s'est engagé à verser à la Ville si les revenus fonciers ne sont pas au rendez-vous. «On a un objectif de développer pour environ 200 millions $ en projets autour du centre des congrès», a soutenu le maire.
Quant à la partie déjà construite du CCEL, elle demeure propriété de la Ville. Cette dernière avait participé financièrement à sa réalisation, en 2008, au coût de 13,5 millions $. La Ville a payé 5 350 000 $ pour la construction, et les gouvernements provincial et fédéral y ont contribué pour 4 053 000 $ chacun.
Bye-bye tête des ponts
Le promoteur Pierre Gagné abandonne la tête des ponts pour se concentrer sur le secteur Miscéo. Il vendra tous ses terrains de Sainte-Foy pour financer l'agrandissement du centre des congrès. «C'est en train de se réaliser pour la vente, ce n'est pas moi qui va être promoteur là-bas», a confié mardi M. Gagné qui est propriétaire à la tête des ponts d'un terrain de 145 000 pieds carrés et d'un autre de 55 000 pieds carrés sur lesquels il souhaitait construire des tours à logements ou à vocation hôtelière de 25 étages ou plus. «Je n'ai pas eu le zonage que je voulais.»
Le plan d'aménagement ne lui permettait en effet que 13 à 18 étages. Juge-t-il que le développement est plus profitable à Miscéo? «Je viens du secteur [Miscéo]. Mes enfants sont dans le secteur. C'est un projet qu'on travaille en famille et que je veux garder à long terme. Ce n'est pas juste un projet immobilier dont je veux me départir», a répondu le promoteur qui est impliqué dans l'est de la ville depuis les débuts de l'expansion du quartier Miscéo, en 2004. «Le marché, il a fallu le développer. Mais ça commence à aller bien et on travaille pour faire des agrandissements.»