Lors d'un discours prononcé jeudi à Toronto, le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a affirmé que la part de la production de pétrole et de gaz naturel dans l’économie canadienne ne représentait plus que 3,5 pour cent, comparativement à 6,0 pour cent en 2014.

Le Canada ressentira les effets des pépins du secteur pétrolier, dit Stephen Poloz

OTTAWA — L’incidence négative de la faiblesse des prix du pétrole dans l’Ouest canadien se répercutera sur l’ensemble de l’économie du pays, a prévenu jeudi le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.

M. Poloz a cependant que les conséquences seraient moins importantes que celles observées lors de la crise des prix du pétrole de 2015, qui avait alors entraîné une légère récession technique.

Dans le texte préparé d’un discours qu’il a prononcé jeudi à Toronto, le gouverneur de la banque centrale a affirmé que la part de la production de pétrole et de gaz naturel dans l’économie canadienne ne représentait plus que 3,5 pour cent, comparativement à 6,0 pour cent en 2014.

M. Poloz a en outre souligné que le nouveau choc pétrolier survenait alors que l’économie canadienne tourne près des limites de sa capacité et que le taux de chômage a atteint son plus bas niveau en 40 ans.

La banque centrale s’est engagée sur la voie des hausses de taux d’intérêt, pour empêcher l’inflation de surchauffer - mais elle a laissé son taux directeur inchangé mercredi, insistant sur certains aspects négatifs tels que la récente baisse des prix du pétrole et une baisse inattendue de l’investissement des entreprises.

M. Poloz a indiqué dans son discours que les données économiques publiées depuis octobre avaient été décevantes et que les observateurs du marché estimaient que ces développements vont retarder le calendrier des futures hausses de taux d’intérêt.