Neuf des seize sherpas recrutés par Le Camp. Dans l'ordre, Charles Guimont (02Web), Albert Dang-Vu (Mirego), Laurent Simoneau (COVEO), Jacques Topping (Missionbis), Sébastien Vachon (Korem), Jean Giroux (Telops), Annie Fernandez (Fernandez Communication), Sylvain Cossette (Cominar) et Valérie Hénaire (autrefois SAGA, Ubisoft et Frima)

Le Camp: des sherpas d'élite pour les jeunes pousses

Lorsque le pdg de Québec International, Carl Viel, lui a passé un coup de fil pour savoir s'il voulait devenir un sherpa d'élite au service d'entrepreneurs à la tête de jeunes pousses du secteur numérique, Jacques Topping s'est empressé d'aller consulter Wikipédia.
«Un sherpa aide les intrépides à grimper les plus hauts sommets. Il leur tend la main pour les accompagner et pour les rassurer dans leur aventure risquée. Il sait quoi faire. Cette montagne, il l'a déjà montée. Alors, j'ai dit oui, même si le sherpa doit aussi trimbaler les bagages!» raconte le pionnier du développement et de l'utilisation des nouvelles technologies dans la capitale.
Jacques Topping n'a pas été le seul à répondre à l'appel de Carl Viel pour devenir un sherpa d'élite. L'escouade en compte 16. 
Des entrepreneurs provenant de tous les secteurs de l'économie régionale, notamment ceux des «technos», des jeux vidéo, de l'immobilier, du financement, du marché du détail et des communications.
Malgré leur horaire déjà surchargé, ces sherpas d'élite transmettront, au cours de la prochaine année, leurs connaissances et leur expertise aux dirigeants des 16 entreprises naissantes qui sont actuellement hébergées au Camp, l'incubateur-accélérateur de jeunes pousses technologiques dont la Ville de Québec a confié la gestion et l'animation à l'équipe de Québec International.
Lien entre mentor et mentoré
Ce nouvel outil d'accompagnement destiné à stimuler l'écosystème entrepreneurial de la capitale ressemble à une forme de mentorat d'affaires, et ce, sans l'être véritablement. «Le lien entre le mentor et le mentoré, comme dans une dyade traditionnelle, n'est pas aussi formel. Il est moins axé sur les notions de savoir-être de l'entrepreneur, mais plutôt sur les besoins d'affaires des entrepreneurs en herbe et sur l'expertise développée par les sherpas tout au long de leur parcours», explique Sébastien Tanguay, directeur de l'entrepreneuriat technologique chez Québec International.
C'est pourquoi une formule souple a été développée qui permettra aux sherpas de communiquer leur savoir soit par l'entremise, par exemple, d'une intervention ciblée individuelle ou d'un atelier de formation sur un sujet d'intérêt commun touchant le financement ou la commercialisation.
À l'occasion d'une conférence de presse qui s'est tenue jeudi, des sherpas ont avoué qu'ils enviaient les entrepreneurs de la relève. 
«Comme entrepreneur, nous trébuchons à plusieurs occasions», racontait Sébastien Vachon, président de Korem. «L'avis judicieux qui arrive au bon moment peut changer la donne énormément.»
***
L'escouade de sherpas
• Élaine Bélanger (Maison Orphée)
• Éric Bergeron (FlyScan)
• Sylvain Cossette (Cominar)
• Albert Dang-Vu (Mirego)
• Annie Fernandez (Fernandez Communication)
• Jean-Yves Germain (Groupe Germain)
• Jean Giroux (Telops)
• Charles Guimont (02Web)
• Valérie Hénaire (autrefois SAGA, Ubisoft et Frima)
• Jean Lavigueur (COVEO)
• Geneviève Marcon (GM Développement)
• Marie-France Poulin (Camada)
• Alain-Jacques Simard (TeraXion)
• Laurent Simoneau (COVEO)
• Jacques Topping (Missionbis)
• Sébastien Vachon (Korem)