Depuis 2016, c'est la classe moyenne «forte» qui a soutenu la croissance économique canadienne, affirme Duclos.

Le B7, d'une importance «capitale» pour Duclos

Le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, estime que des rencontres internationales comme le B7, auquel il a participé à Québec jeudi et vendredi, sont d'une importance «capitale» pour discuter des meilleures pratiques économiques pour nos communautés dans le futur.

Le politicien affirme que ce sommet d'affaires, au Centre des congrès, lui a permis de discuter de plusieurs enjeux, comme l'utilisation plus efficace des ressources canadiennes, la prospérité commerciale des petites entreprises et la croissance économique au bénéfice de tous. 

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«Pour assurer la prospérité de notre pays au profit de la société, nous devons être conscients de l'importance de l'inclusion et fournir des possibilités économiques égales à tous, explique M. Duclos. [...] Je suis bien placé pour savoir que les Canadiennes et les Canadiens travaillent dur chaque jour et qu'il est essentiel de prendre part à ces discussions pour continuer collectivement d'aider la classe moyenne.»

Il affirme que depuis 2016, c'est cette classe moyenne «forte» qui a soutenu la croissance économique nationale, par son travail acharné combiné aux investissements «sans précédent» dans les communautés, en termes de création d'emplois de qualité. 

S'assurer de plus en plus de citoyens peuvent accéder à cette économie en croissance est la solution parfaite, selon le politicien. «Ce n'est pas seulement la bonne chose à faire, c'est aussi la chose intelligente à faire. La prospérité du Canada en dépend.»

C'est d'ailleurs pour cette raison, poursuit-il, que le gouvernement du Canada a créé «des programmes innovateurs et socialement responsables».

L'objectif: «donner à tous une chance réelle et équitable de réussir», affirme-t-il. 

Pourquoi Québec ?

Quelques manifestants se sont réunis jeudi dans la capitale, afin d'afficher leurs couleurs en vue du G7, qui se déroulera au début du mois de juin dans à La Malbaie, dans la région de Charlevoix.

«Derrière des portes closes, dans un lieu tenu secret, les plus riches —le fameux 1 %— complotent pour influencer les dirigeant(es) du G7.  Difficile de trouver une meilleure occasion pour lancer les mobilisations contre le G7», lisait-on en ligne, dans une missive du groupe organisateur.

Celui-ci avait parlé d'une belle occasion pour les groupes sociaux de manifester publiquement contre cette rencontre «antidémocratique et néolibérale». «Nous sommes nombreux et nombreuses à penser que le G7 n'est pas le bon véhicule pour régler les nombreux problèmes auxquels la société fait face. Le G7 fait plutôt parti du problème en favorisant la concentration du pouvoir et de la richesse entre les mains de l'élite économique de plus en plus restreinte», ajoute-t-on.

Pour Jean-Yves Duclos, la ville de Québec demeurait malgré tout un choix évident pour la tenue du B7, «en raison de son esprit d'innovation, de son leadership et de son rôle de premier plan dans le développement économique du Canada».

Comme ailleurs au pays, Québec fait face à des défis de tailles, selon le ministre, et à des changements économiques constants. «En accueillant un événement aussi important que celui-ci, elle [la ville de Québec] fait preuve d'un formidable esprit d'initiative. Je salue d'ailleurs tout le travail accompli pour faire de cet événement un succès», conclut-il.