L'entrepreneur Laurent Prémont assure que le projet est encore en vie. Un amendement de zonage avec la Ville est actuellement en demande.

Laurent Prémont met sur la glace son projet d'hôtel sur Pierre-Bertrand

Laurent Prémont met sur la glace son projet d'hôtel derrière son entreprise Prémont Harley-Davidson.
L'homme d'affaires explique sa décision par l'augmentation du nombre de chambres à louer et de projets d'hôtel dans les secteurs de Vanier et de Lebourgneuf. 
Après avoir investi 20 millions $ en 2011 pour l'acquisition d'un terrain de 325 000 pieds carrés situé sur Pierre-Bertrand et pour la construction de son commerce, M. Prémont souhaitait remplir ses 175 000 pieds carrés de terrain vacant avec un édifice de 10 étages. 
Le projet est encore en vie, assure au Soleil le propriétaire. «Je suis encore en demande d'amendement de zonage avec la Ville. Mais il y a tellement de monde qui souhaite faire des hôtels dans le secteur, que je ne suis plus certain que je veux aller de l'avant avec ça. Je suis dans une période d'interrogation.»
Autres investissements
À quelques pas du nouvel amphithéâtre, le promoteur GM Développement a fait part au mois de mai de son intention de construire un complexe d'affaires comprenant un hôtel de 125 chambres et des immeubles de bureaux. Le terrain ciblé est bordé par l'autoroute Laurentienne, le boulevard Wilfrid-Hamel et la rue de la Pointe-aux-Lièvres. Il est connu de plusieurs comme le terrain vacant de Giguère automobile.
Aussi, l'hôtel Le Dauphin, situé rue du Marais, près de l'autoroute Félix-Leclerc, a procédé à plusieurs investissements majeurs au cours des dernières années. Les propriétaires ont récemment déboursé
2 millions $ pour notamment faire passer le nombre de chambres de l'établissement de 83 à 99.
«Lorsque j'ai construit mon restaurant [Cécile & Ramone], il y avait un manque flagrant de restaurants. Depuis, le nombre de restaurants ne cesse d'augmenter. Je n'ai pas envie de faire la même chose au niveau de l'hôtellerie», conclut M. Prémont. «C'est exagéré comment la restauration s'est développée dans le quartier. Je pense que tout le monde va finir par en souffrir.»