L’Asterix, d’un poids de 26 000 tonnes, est le premier navire de soutien militaire à entrer en service auprès de la Marine royale canadienne depuis plus de 50 ans.

L'Asterix en direction des Maritimes

L’Asterix passe les tests en mer. Le navire de soutien militaire de la classe Resolve a quitté Québec le 23 décembre pour la Base des Forces canadiennes de Halifax.

«L’équipe a complété les essais des systèmes de propulsion et de navigation, ainsi que ceux des systèmes militaires à la fine pointe de la technologie», indique dans un communiqué Chantier Davie, dont certains employés sont du voyage. «À l’arrivée du navire à Halifax, il accueillera à son bord les membres de la Marine royale canadienne (MRC) pour commencer la formation d’intégration pendant le mois de janvier 2018, tout juste avant d’appuyer les opérations militaires canadiennes dès février 2018, pour les dix prochaines années», poursuit la direction.  

L’Asterix, d’un poids de 26 000 tonnes, est le premier navire de soutien militaire à entrer en service auprès de la Marine royale canadienne depuis plus de 50 ans. Il a été construit en 24 mois. Rappelons que Davie souhaite entre autres construire son frère jumeau, soit l’Obelix. Il s’agit de la conversion d’un bateau commercial en un navire ravitailleur. Plusieurs manifestations et démarches ont d’ailleurs été réalisées au cours des derniers mois afin de faire pression sur Ottawa. Le gouvernement fédéral a toutefois fermé la porte à ce projet. 

«C’est un point tournant pour Davie», note Alex Vicefield, président de Chantier Davie. «Nous voulions livrer un navire qui égalerait, voire excèderait les capacités des meilleurs navires de soutien militaire du monde entier. En étroit partenariat avec la MRC, le gouvernement du Canada et les membres de l’industrie canadienne de partout au pays, nous pouvons affirmer avec conviction que nous avons aujourd’hui atteint nos objectifs», poursuit-il.

Le porte-parole de Davie, Frédérik Boisvert, soulignait au Soleil la semaine dernière qu’aucun congédiement massif ne figurait dans les plans de l’entreprise avant Noël. Au total, ce sont 800 travailleurs qui auront perdu leur boulot avec le départ de l’Asterix

D’ici le 31 décembre, la direction du chantier de Lévis prévoit officialiser le départ des «350 à 400» employés qui travaillaient toujours sur le navire. 

Selon nos informations, la majorité, voire la totalité, des salariés ont appris la nouvelle la semaine dernière, mais Davie souhaitait payer les congés du temps des Fêtes. 

«La plupart des gens qui étaient sur l’Asterix, ils le savent. Il n’y aura pas de nouvelle», confirme M. Boisvert. «Pour la suite, nous allons continuer de faire du lobbying pour avoir l’Asterix et les contrats de brise-glaces dont le gouvernement canadien a besoin», conclut-il.