L’argent est sur la table pour Simons

L’argent est sur la table pour soutenir le détaillant Simons, confirme la direction. Il reste à savoir «quel partenaire financier» cadre avec la philosophie et les valeurs de l’entreprise.

Mercredi, à moins de 24 heures de l’ouverture de son premier magasin autosuffisant en énergie, le patron de la chaîne de vêtements, Peter Simons, a accepté de faire le point sur l’avancement de ses nombreux chantiers.

Il prévoit entre autres l’ouverture d’un centre de distribution, dont la facture oscillera entre 125 et 150 millions $, dans l’Espace d’innovation Chauveau, à Québec. Il n’est toujours pas exclu que la première pelletée de terre se fasse en avril ou en mai. L’homme d’affaires souhaite propulser à un autre niveau sa division du commerce en ligne.

Pour l’heure, entre 200 et 300 personnes veillent au bon fonctionnement de cette division.

Afin d’arriver à ses fins, au cours des derniers mois, M. Simons n’a jamais caché avoir entrepris des démarches visant à dénicher de nouveaux partenaires financiers.

L’entreprise complétera prochainement une phase d’expansion de 200 millions $ à l’échelle du pays. De ce nombre, 20 millions $ auront servi à la construction du magasin «vert» de 80 000 pieds carrés des Galeries de la Capitale. Les coffres du détaillant sont donc plus à sec pour les futurs projets.

81 millions $

La fin de semaine dernière, on apprenait que le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, par son programme Essor, avait l’intention de soutenir l’enseigne québécoise. Un montant de 81 millions $ répartis sur trois ans serait disponible.

Une aide que M. Simons ne nie pas. Il affirme toutefois ne pas avoir encore pris sa décision finale sur l’identité de son (ou de ses) prochain partenaire d’affaires.

«C’est un moment où nous sommes très, très serré financiè- rement. Les capitaux seront beaucoup plus serrés chez nous. On va essayer de maintenir notre liberté dans ces démarches. [...] Pour le document, il [le ministère] a fait une erreur. Il n’y a rien de confirmé. C’est dommage, je me trouve critiqué pour des décisions que je n’ai pas encore prises», note le président, concédant avoir reçu plusieurs offres et possibilités d’investisseurs. «Ce n’est pas juste une question de financer le projet. C’est aussi d’avoir un partenaire qui comprend ce que nous essayons de faire. Également, il doit avoir une vision sur le long terme», poursuit-il.

M. Simons concède que les derniers mois et davantage les derniers jours ont été très mouvementés. Le déménagement de sa boutique dans les anciens locaux du Target des Galeries de la Capitale a entre autres fait renaître de vieux souvenirs. Simons était présent dans cet ancien local depuis 1981. À cette époque, la bannière ouvrait son deuxième magasin, après celui du Vieux-Québec.

«C’est vraiment la fin d’un long voyage. Nous avons travaillé fort sur l’énergie et la consommation. Nous avions une vision. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli. [...] Maintenant, nous regardons pour l’avenir», conclut le pdg.

Le magasin des Galeries de la Capitale comptera 200 employés.

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LA FIN POUR LA CARTE DE CRÉDIT SIMONS

Après plusieurs années à offrir ce service, le détaillant Simons abolira sa carte de crédit le 26 mars. 

L’entreprise explique sa décision par l’engouement pour son programme de fidélité Les Simons ainsi que la diminution du nombre de détenteurs de la carte de crédit. 

«Il y a de moins en moins de demandes pour ce service. Je comprends que les gens concentrent aujourd’hui leurs achats sur une seule carte de crédit. C’était une décision difficile», avance le pdg Peter Simons. «Nous avions de faibles taux d’intérêt. Le monde change. La réalité, c’est qu’aujourd’hui, il y a beaucoup plus de cartes de crédit disponibles à des taux compétitifs. Il y a aussi beaucoup d’innovations dans le domaine de la finance», poursuit-il. 

Les clients ont jusqu’au 30 mai pour payer leurs factures.