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Les bureaux de Cossette à Québec
Les bureaux de Cossette à Québec

L’actionnariat de Cossette revient en partie au Québec

Julien Arsenault
La Presse canadienne
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Après avoir changé de propriétaire à deux reprises depuis 2009, l’agence de publicité et de services marketing Cossette voit son actionnariat redevenir en partie québécois dans le cadre d’une transaction qui verra Québec abriter le siège social d’un groupe présent dans 12 pays.

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ) et le groupe de capital-risque luxembourgeois CVC Capital Partners mettront la main sur une participation majoritaire des agences de BlueFocus International, filiale du chinois BlueFocus Intelligent Communication Group.

Cette dernière inclut Vision7 International - société mère des agences Cossette, Cossette Média ainsi que Eleven et Citoyen - We Are Social, établie à Londres, et fuseproject, à San Francisco.

«Pour l’entreprise, c’est une chance d’obtenir un investissement de taille dans notre avenir et notre croissance», a expliqué au bout du fil Brett Marchand, président et chef de la direction de Vision7 International et qui sera aux commandes de la nouvelle entité.

Le montant de la transaction n’a pas été précisé par la Caisse et CVC. Toutefois, selon des informations transmises par les médias officiels en Chine, l’entité serait valorisée à environ 350 millions $ US et la participation du bas de laine des Québécois et de son partenaire s’élèverait à 60 %.

Si le siège social du groupe aura pignon sur rue à Québec, M. Marchand a expliqué qu’il demeurera établi à Toronto. Invité à se prononcer sur cette décision, il a expliqué que la province occupait déjà une partie importante de l’entité, en soulignant que Cossette était dirigée par Mélanie Dunn.

2500 employés

Le groupe compte plus de 2500 employés - dont quelque 575 au Québec répartis en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient et dans la région de l’Asie-Pacifique.

«Cet investissement, qui s’inscrit dans notre volonté d’appuyer les entreprises dans leur croissance et internationalisation, permettra à l’entreprise de réaliser son plan ambitieux de développement qui mise notamment sur son expansion dans certains marchés internationaux», a souligné la première vice-présidente et cheffe de placements au Québec de la CDPQ, Kim Thomassin.

En 2009, Cossette, qui a vu le jour en 1972, était passée dans le giron du fonds d’investissement américain Mill Road Capital pour environ 130 millions $. Puis, en 2014, Blue Focus avait mis la main sur une participation majoritaire dans Vision7 pour quelque 210 millions $.

Selon M. Marchand, la croissance s’effectuera à la fois de manière interne ainsi que par l’entremise d’acquisitions.

«Nous sommes sous-représentés aux États-Unis et il s’agira d’un marché clé pour nous», a-t-il expliqué, en mentionnant également des marchés comme les Pays-Bas, la Corée du Sud ainsi que l’Indonésie.

C’est en quelque sorte la pandémie de COVID-19 qui a permis à la Caisse de s’immiscer dans le dossier, a expliqué M. Marchand.

Le plan initial de BlueFocus était d’effectuer une entrée à la Bourse de New York par l’entremise d’une entente avec une société «d’acquisition à vocation spécifique», mais les turbulences provoquées sur les marchés au printemps dernier par le nouveau coronavirus ont changé la donne.

«Peu de temps après, il y a eu des discussions avec la CDPQ, CVC et d’autres, a dit M. Marchand. C’est arrivé au cours de l’été.»