À la Bourse de Toronto, le titre de Bombardier a plongé de 24,45%, ou 78 cents, pour terminer à 2,41 $ - soit son cours de clôture le plus faible depuis le 16 octobre 2017.

L'action de Bombardier pique du nez

MONTRÉAL - Même si Bombardier a renoué avec la rentabilité au troisième trimestre, l’avionneur a connu sa journée la plus difficile en Bourse depuis janvier 2015 puisqu’il a déçu les analystes en pigeant bien plus que prévu dans ses liquidités.

Au cours de la période de trois mois terminée le 30 septembre, l’entreprise a eu recours à ses flux de trésorerie à hauteur de 370 millions $ US, en raison notamment de certains écueils rencontrés par sa division transport.

Bombardier s’attend toujours à terminer l’exercice avec des flux de trésorerie neutres, sauf que l’entreprise doit maintenant comptabiliser les quelque 600 millions $ US récoltés grâce à la vente du site torontois de Downsview.

À la Bourse de Toronto, le titre de la multinationale a plongé de 24,45%, ou 78 cents, pour terminer à 2,41 $ - soit son cours de clôture le plus faible depuis le 16 octobre 2017.

Bombardier Transport doit accélérer les livraisons pour certains contrats, ce qui a obligé la compagnie à procéder à des embauches massives, faisant ainsi grimper ses coûts.

«Nous savons que l’accélération de cadence présente des défis, a dit le chef de la direction financière de la multinationale, John Di Bert, au cours d’une conférence téléphonique. Cela s’échelonnera probablement sur quelques trimestres. Cela est davantage lié à de la croissance qu’à des problèmes.»

Malgré la mauvaise surprise concernant les liquidités, l’analyste Seth Seifman, de J.P. Morgan, a souligné, dans une note, que la direction de Bombardier avait démontré qu’elle était capable de livrer la marchandise afin de redresser la compagnie.

M. Di Bert a également souligné que Bombardier devrait terminer l’année en ayant accès à des liquidités d’environ 3 milliards $ US.

Au troisième trimestre, la multinationale a engrangé un profit net de 149 millions $ US, ou quatre cents US par action, par rapport à une perte nette de 100 millions $ US, ou quatre cents US par action, il y a un an.

Ses revenus ont toutefois fléchi d’environ cinq pour cent, à 3,64 milliards $ US.

Abstraction faite des éléments non récurrents, le profit ajusté s’est établi à 167 millions $ US, comparativement à une perte ajustée de 11 millions $ US lors du troisième trimestre de l’exercice précédent.

Les analystes sondés par Thomson Reuters Eikon tablaient sur un profit ajusté par action de deux cents US et sur un chiffre d’affaires de 3,87 milliards $ US.