Sophie Brochu d'Énergie R et le maire de Québec Régis Labeaume

La Ville de Québec et Énergir signent un contrat de 100 M$

La Ville de Québec a scellé une entente de 100 millions $ sur 20 ans pour la vente du gaz naturel produit par la future usine de biométhanisation.

L’idée de rentabiliser le gaz naturel issu de la biométhanisation ne date pas d’hier. La première mouture de l’usine qui sera construit d’ici 2022 dans le secteur Limoilou prévoyait la vente de gaz à Énergir (autrefois Gaz Métro) pour une valeur de 20 millions $ sur 20 ans.

L’amélioration du procédé de biométhanisation permet d’augmenter de 50 % la production de gaz naturel, ainsi donc d’augmenter la valeur du contrat. Par le fait même, la Ville efface une partie de la hausse d’exploitation liée à la bonification du projet, dont le prix d’implantation passe de 124,5 à 190 millions $. Le coût passe de 11,4 $ à 7,2 millions $, une diminution de 4,2 millions $ par an.

Le montant de 100 millions $ annoncé est basé sur une capacité maximale de production, ce qui n’est pas encore gagné. «C’est une estimation de ce qu’on pourrait vendre à Énergir», explique le maire de Québec, Régis Labeaume. Notre défi est de convaincre les citoyens d’utiliser leur bac brun et d’avoir assez de matériel pour être en capacité maximale de production», ajoute-t-il.

«À pleine capacité, c’est 10 millions de mètres de cube (de gaz) renouvelable par année produit, précise Carl Desharnais du service des projets industriels et de la valorisation à la Ville de Québec. C’est l’équivalent en réduction de gaz à effet de serre au retrait de 4000 à 5000 voitures par année sur les routes.»

Environ moitié de la capacité de production, 96 000 tonnes, provient de la bioméhtanisation des boues municipales provenant des usines de traitement d’eau. L’autre moitié, estimée à 86 000 tonne, provient des résidus alimentaires. C’est là que la Ville devra investir pour convaincre les citoyens de participer.

La présidente et chef de la direction d’Énergir, Sophie Brochu, était visiblement heureuse de cette entente. «La biométhanisation existe en Europe depuis longtemps. L’électricité, c’est extraordinaire, mais ça ne fait pas tout. On a besoin de toutes les formes d’énergie renouvelable», mentionne celle qui y voit l’émergence d’une nouvelle filière. Selon elle, cet achat de gaz naturel renouvelable cadre avec les exigences gouvernementales de développer des énergies plus vertes.