Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le directeur général de Lightspeed Dax Dasilva 
Le directeur général de Lightspeed Dax Dasilva 

La techno montréalaise Lightspeed se positionne pour concurrencer les Amazon de la planète

Anita Balakrishnan
La Presse Canadienne
Article réservé aux abonnés
Lightspeed POS élargira ses activités pour y inclure des fournisseurs, alors que la société de technologie montréalaise tente de concurrencer les détaillants électroniques dominants comme Amazon.

Lightspeed, qui offre des logiciels infonuagiques pour les détaillants et les restaurants afin de gérer leurs caisses enregistreuses et leurs systèmes de paiement, a lancé mardi un nouveau service pour aider les détaillants à réapprovisionner leurs stocks.

Le nouveau système, appelé Lightspeed Réseau de fournisseurs, est lancé pour les magasins de vélos, les animaleries, les bijouteries et les détaillants d’articles de sport de plein air en Amérique du Nord.

Le nouveau service aidera les petits détaillants et les fournisseurs indépendants à mieux concurrencer Amazon, a fait valoir le chef de la direction de Lightspeed, Dax Dasilva.

«Un grand commerçant de commerce électronique comme Amazon a une grande visibilité sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement - et détient beaucoup de données. Dans ce cas, nous utilisons toutes les données disponibles au profit des petites et moyennes entreprises indépendantes et leurs fournisseurs», a expliqué M. Dasilva.

Le système vise à donner aux clients au détail de Lightspeed un marché en ligne pour rechercher de nouveaux fournisseurs de produits populaires, a-t-il poursuivi. Un autre objectif est de rendre plus efficace pour les petits magasins le téléchargement de descriptions de produits et de photos pour les achats en ligne, alors que la pandémie de COVID-19 force davantage de magasins locaux à s’appuyer sur le commerce électronique.

«Nous espérons également redonner des avantages aux fournisseurs pour les aider à vraiment ajuster leur fabrication pour ce qui est vraiment populaire (...) afin que les détaillants indépendants n’aient finalement pas de stocks morts et poussiéreux», a souligné M. Dasilva.

En permettant aux petits détaillants et aux fournisseurs de passer outre les télécopies, les appels téléphoniques et l’envoi par courriel de bons de commande, M. Dasilva estime que Lightspeed saura convaincre davantage d’entreprises à utiliser son logiciel.

Lightspeed n’est pas la seule entreprise technologique à s’attaquer à la chaîne d’approvisionnement - bien que différentes entreprises adoptent des approches différentes. Shopify, établie à Ottawa, investit dans les centres d’expédition et de traitement des commandes pour les petites entreprises, tandis que la société américaine de technologie financière Square dispose d’un magasin d’applications qui comprend un logiciel de gestion des stocks.

Ces activités pourraient potentiellement devenir d’énormes affaires. En novembre, Statistique Canada a indiqué que la majorité des ventes en ligne au pays en 2019 se faisaient entre les entreprises et leurs chaînes d’approvisionnement. Les grossistes ont contribué à hauteur de 85 milliards $ aux 305 milliards $ de ventes en ligne au pays en 2019, tandis que le transport et l’entreposage représentaient 60 milliards $, la fabrication valait 38 milliards $ et les détaillants, 22 milliards $, selon Statistique Canada.

M. Dasilva a précisé que l’expansion des activités de Lightspeed dans la chaîne d’approvisionnement était un objectif de la société depuis longtemps. Lightspeed a fait son entrée en Bourse l’an dernier dans le but de mobiliser des fonds pour de nouveaux secteurs d’activité.

Lightspeed est populaire parmi les propriétaires de magasins de vélos, un secteur qui nécessite un suivi des stocks particulièrement complexe, a observé M. Dasilva. L’entreprise utilise ses liens avec la communauté du vélo pour tester le logiciel des fournisseurs.

«Ils peuvent avoir plus de 100 000 articles en stock dans la base de données, en ce qui a trait aux pièces et accessoires, ainsi que pour les cadres et les freins», a précisé M. Dasilva.

«Lorsqu’il y aura de nouveaux magasins, les fournisseurs recommanderont à ces magasins de venir chez Lightspeed, car ils récolteront les fruits de cette intégration directe (...), alors nous espérons devenir le système par défaut.»