Le nombre d’adoption a grimpé de 2 % à la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec par rapport l’année précédente, avec un total de 1929 animaux qui ont trouvé un nouveau foyer.

La SPA de Québec se sort la tête de l’eau

La Société protectrice des animaux (SPA) de Québec se sort la tête de l’eau. L’organisation est sur la bonne voie pour renouer avec la santé financière en 2019.

«Sans un changement majeur dans les finances, c’était la survie de la SPA à moyen terme qui était remise en question», concède Félix Tremblay, président de l’organisation de Québec, ajoutant que le refuge pour animaux a réduit d’environ 94 % son déficit en 2018.

Pour se rafraîchir la mémoire, en 2017, la SPA, qui compte une vingtaine d’employés, avait été contrainte d’écrire le chiffre de 300 000 $ au crayon rouge dans son budget. Ce dernier oscille annuellement aux alentours de 1,2 million $.

L’an dernier, le bilan a également été négatif, mais il était d’un peu moins de 20 000 $. Pour assumer ses pertes, l’organisation a dû piger dans son «fonds de réserve», note la direction.

«On peut dire aujourd’hui qu’une part très importante de l’effort de redressement a été accomplie avec succès», dit M. Tremblay. «Ce dont nous pouvons être le plus fiers est que nos actions de rigueur budgétaire n’ont pas eu d’impact négatif sur la population animale du refuge», poursuit-il. 

Parmi les différentes mesures mises en place au cours des derniers mois pour rétablir les finances, la direction a entre autres revu les heures d’ouverture de l’établissement pour le grand public, elle a augmenté ses tarifs d’adoption et elle a déployé une nouvelle pratique pour mieux orienter les animaux vers de nouvelles familles. Cette méthode a permis de réduire la durée des séjours des animaux à la SPA de Québec d’environ 36 heures. 

«Cela représente des milliers de dollars d’économie», fait valoir le président. «On ne donnait pas assez de temps à nos employés pour gérer tous les cas. Avant, l’animal était évalué seulement deux ou trois jours après son arrivée. S’il y avait une infection, cela avait parfois dégénéré, il fallait alors en faire plus pour le soigner», explique-t-il.

Comme autres éléments qui ont aussi contribué à l’amélioration du portefeuille, le nombre de stérilisations ciblées a augmenté. L’an dernier, ce service a enregistré des recettes d’environ 25 300 $, comparativement à 9350 $ en 2017. Par ailleurs, le nombre d’adoption a aussi grimpé de 2 % par rapport l’année précédente, avec un total de 1929 animaux qui ont trouvé un nouveau foyer.