La Société des alcools du Québec (SAQ) a annoncé mercredi qu'elle supprimerait 190 postes.

La SAQ abolit 190 postes

La Société des alcools du Québec (SAQ) a annoncé mercredi qu'elle supprimerait 190 postes dans les prochaines semaines, ce qui représente environ 10 % de ses effectifs.
Les postes touchés, certains syndiqués et d'autres pas, se trouvent dans tous les secteurs de l'organisation sauf son réseau de succursales, a précisé la SAQ dans un bref communiqué. Certains des postes éliminés sont actuellement vacants.
Une vingtaine de postes de cadres seront touchés par cette restructuration, a précisé Anne-Sophie Hamel-Longtin, directrice des affaires publiques à la SAQ.
L'employeur offrira à ses employés un programme de départ volontaire et déterminera par la suite quels postes seront abolis.
La société d'État a expliqué que cet «allégement de la structure administrative» s'inscrivait dans le cadre d'une stratégie de gestion entamée il y a quelques années et qui s'intensifie au niveau de la performance financière. Celle-ci lui a notamment permis de réinvestir dans les réductions de prix annoncées ces derniers mois, a-t-elle fait valoir.
Un nouveau coup dur
Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-CSN) a décrié cette nouvelle vague de licenciements, qui survient quelques mois à peine après l'abolition d'une soixantaine de postes survenue au printemps dernier.
Selon sa présidente Sandrine Thériault, 100 postes de professionnels seront touchés cette fois, dont sept qui sont actuellement vacants. «Jamais, on ne se serait attendu à autant de coupes en moins d'un an», déplore-t-elle.
«L'ambiance est morose depuis le printemps, mentionne Mme Thériault. Ça va faire presque un an que les équipes essayaient de se reconstruire, c'est un nouveau coup très très dur pour les équipes.»
Le syndicat estime que le nombre de professionnels à l'emploi de la SAQ - notamment des techniciens informatiques, des analystes et des ingénieurs - a chuté d'environ 30 % en l'espace de deux ans.
«Il y a énormément d'inquiétude et d'anxiété auprès de nos membres», souligne-t-elle, ajoutant que les employés ne sauront que dans quelques semaines s'ils perdront ou non leur emploi.