De 92 ¢US en janvier, le dollar canadien est descendu jusqu'à 86 ¢US.

La reprise américaine et la faiblesse du huard fouettent les exportations au Québec

Les entreprises québécoises qui vendent leurs produits à l'étranger ont largement bénéficié en 2014, particulièrement en fin d'année, de la faiblesse du huard et du regain de vie de l'économie américaine.
Selon les données publiées mercredi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), les exportations ont progressé de 10,9 % l'an dernier pour atteindre 72,7 milliards $.
«Il s'agit de la plus forte hausse annuelle depuis la fin des années 90», fait remarquer l'économiste principale de Desjardins, Hélène Bégin.
Seulement pour le mois de décembre dernier, la croissance a été de 20 % par rapport aux données pour la même période en 2013.
Les exportations ont été à la hausse dans les trois principaux marchés avec lesquels le Québec brasse des affaires, soit les États-Unis (13 %), l'Europe (22,9 %) et l'Asie (15,5 %).
Alors que les exportations de porc (- 12 %) et d'électricité (- 4,7 %) ont diminué par rapport à 2013, celles de bois d'oeuvre (23,2 %), de cuivre (23,1 %) et de pièces d'avion (22,9 %) ont connu une belle poussée.
«La vigueur des exportations internationales en décembre et pour l'année 2014 constitue une excellente nouvelle pour l'économie du Québec. Bien que la tendance soit positive depuis un bon moment, les chiffres publiés ce matin confirment une nette accélération des exportations de biens à l'étranger», constate Mme Bégin en rappelant que la «solidité» de l'économie américaine rapportait gros aux exportateurs québécois. «Les Américains absorbent près de 70 % des exportations du Québec», rappelle l'économiste principale de Desjardins.
Léger déclin des importations
Par ailleurs, les chiffres de l'ISQ montrent que les importations internationales de marchandises du Québec ont légèrement diminué (- 0,8 %) en 2014 pour afficher 75,9 milliards $, ce qui fait que le Québec continue d'afficher un déficit commercial.
La baisse des importations est un signe, selon Hélène Bégin, du «manque de tonus» de l'économie québécoise. «Les dépenses de consommation manquent de vigueur et les investissements des entreprises tardent à se redresser.»
Pour l'ensemble du Canada, les exportations ont fait un bond de 5,6 % en 2014, alors que les importations ont augmenté de 2,5 %.