Michèle Fournier, vice-présidente chez Royal LePage Inter-Québec, estime que la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe la région de Québec pourrait faire stagner la demande de propriétés et reporter à plus tard une hausse plus marquée des prix.

La rareté de main-d'oeuvre influence le marché immobilier, dit Royal LePage

La rareté de la main-d’oeuvre dans la région de Québec pourrait avoir un impact sur le marché de l’immobilier au cours des prochains mois, prévient Royal LePage.

Dans une étude sur le prix des maisons, publiée jeudi, l’entreprise immobilière indique que le marché résidentiel de Québec a grimpé de 3,1 % au cours du troisième trimestre de 2017 par rapport à la même période en 2016. Le prix médian des résidences, toutes catégories confondues, a atteint 300 835 $. 

C’est le marché des maisons à deux étages qui s’est le plus distingué dans la région. Le prix médian a grimpé de 5,2 %, pour atteindre 356 646 $ par rapport à l’an dernier. Le prix médian des maisons de plain-pied (268 985 $) a quant à lui augmenté de 0,9 %. Et finalement, pour les copropriétés (240 496 $), la hausse a été de 0,4 %.

«Malgré le bref été que nous avons connu, le marché immobilier a été relativement actif de juillet à septembre», indique par voie de communiqué Michèle Fournier, vice-présidente chez Royal LePage Inter-Québec, estimant que la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe la région pourrait faire stagner la demande de propriétés et reporter à plus tard une hausse plus marquée des prix. 

«La ville a besoin de main-d’oeuvre dans plusieurs industries et bien que les initiatives du gouvernement pour attirer plus de travailleurs de la France soient bien intentionnées, il reste que ça pourrait prendre encore plusieurs trimestres pour que l’arrivée de main d’oeuvre fasse augmenter la demande sur le marché immobilier», note Mme Fournier.

Quant aux ventes, l’étude affirme que pour les maisons de plain-pied et celles à deux étages, les augmentations ont été de 8,6 % et de 4 %. Pour les copropriétés, la hausse a été de 6,3 % par rapport à 2016

«La ville compose avec le vieillissement de sa population et n’attire pas autant de membres de la génération du millénaire, notamment, que Montréal ou d’autres grandes villes canadiennes», affirme Mme Fournier. «Ainsi, pour que le marché immobilier de Québec reprenne de manière plus permanente, il faudrait que la région investisse davantage dans des stratégies de rétention et d’attraction de la population active, puisqu’elle ne réussit pas aussi bien que ses consoeurs sur le plan de la migration interprovinciale et de l’immigration naturelle», conclut-elle.