Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
En 2005, 71 % de la population de la région métropolitaine de recensement de Québec se situait dans la tranche d’âge de 15 à 64 ans, soit celle qui est en âge de travailler. Quinze ans plus tard, cette proportion se situe à 64 %.
En 2005, 71 % de la population de la région métropolitaine de recensement de Québec se situait dans la tranche d’âge de 15 à 64 ans, soit celle qui est en âge de travailler. Quinze ans plus tard, cette proportion se situe à 64 %.

La population de la région de Québec augmente un peu, mais vieillit aussi

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
En 2020, on dénombrait 832 328 personnes dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, soit une augmentation de 7178 personnes, ou 0,9 %, par rapport à 2019. Québec International a dévoilé mardi une série de constats quant à la démographie de la grande région de la capitale nationale

Dans la section Démographie du Bilan et perspectives 2020-2021 de Québec International, on peut constater que depuis 2005, la proportion de la population en âge de travailler est en constante diminution. En 2005, 71 % de la population de la RMR de Québec se situait dans la tranche d’âge de 15 à 64 ans, soit celle qui est en âge de travailler. Quinze ans plus tard, cette proportion se situe à 64 %.

Et cette population vieillit aussi. En 2020, la tranche d’âge de 65 ans et plus a connu un bond de 3,8 % pour s’établir à 21 % de la population totale de la RMR de Québec. Entre 2014 et 2020, l’âge moyen des habitants de la RMR de Québec est passé de 42 à 43,3 ans. Dans la RMR de Montréal, cet âge moyen se situe à 41 ans, alors que la moyenne québécoise est de 42,6 ans et la canadienne, de 41,4 ans.

«Sans être préoccupante, la situation mérite d’être mentionnée. Quand on voit, par exemple, la baisse inexorable de la population en âge de travailler, dans une région où il y a un contexte de rareté de main-d’œuvre, on est en droit de montrer la situation du doigt», explique Franck Ndefo, économiste spécialisé en enjeux stratégiques de développement chez Québec International. «Surtout quand on voit aussi les prévisions de l’Institut de la statistique du Québec [ISQ] sur ce qui va se passer d’ici 2041, on a tendance à penser que la croissance de la population, notamment, des tranches d’âges les plus jeunes, pour ne pas dire les groupes de gens en âge de travailler, cette population va stagner au mieux d’après ces prévisions. Et cela pose la question de la rareté de la main-d’œuvre et des mesures qu’il faudra prendre [pour y remédier].»

Quant à l’accroissement naturel, soit le nombre de naissances vis-à-vis le nombre de décès, ce nombre est en constante régression depuis 2006. En 2020, celui-ci a chuté à 617 personnes, une baisse annuelle de 55 %. «Ce recul s’explique par une forte baisse des naissances et une encore plus forte hausse des décès. Rappelons que pendant les cinq années qui ont précédé 2020, l’accroissement naturel moyen était de 1725 dans la RMR. Montréal a, quant à elle, connu une baisse de 46 % pendant que le reste du Québec a connu un recul de 165 % qui s’explique par un accroissement naturel négatif de 813 en 2020. Entre 2015 et 2020, Québec a vu son accroissement naturel baisser de 75 %, contre une baisse de 56 % pour Montréal, et de 124 % pour le reste du Québec», énumère le rapport de Québec International.

Solde migratoire positif

Cependant, là où la capitale nationale fait bien, c’est au chapitre du solde migratoire interrégional. La RMR de Québec a attiré 1573 nouveaux résidents en 2019-2020. Parmi les six RMR et en excluant les régions ne faisant pas partie d’une RMR, celle de Québec a eu le meilleur résultat. À titre d’exemple, la RMR de Montréal a enregistré un solde migratoire négatif de 24 673 personnes qui ont élu domicile dans les cinq autres RMR et les agglomérations de recensement du Québec.

«Quand on se penche un peu plus sur le cas de Montréal, on remarque que son solde migratoire négatif s’explique beaucoup par des migrations vers la périphérie de Montréal», ajoute M. Ndefo. «Oui, Québec, depuis quelques années, reste celle qui est la plus attrayante. Les agglomérations aujourd’hui doivent travailler sur leur attractivité afin d’avoir des gains de population à toutes les échelles géographiques. Que ce soit dans la région, dans le pays. Et même à l’international», conclut-il.