Des travailleurs de Chantier Davie ont manifesté, lundi, devant les bureaux du ministre Jean-Yves Duclos à Québec.

La patience des travailleurs et des fournisseurs de Davie arrive à bout

Travailleurs et fournisseurs de Chantier Davie s’étaient passé le mot, lundi, pour rappeler au gouvernement fédéral que rien n’était encore réglé dans les négociations entre Ottawa et le chantier naval de Lévis pour la conversion de brise-glaces pour la Garde côtière.

Tout ce beau monde a encore frais en mémoire la présence du premier ministre Justin Trudeau à Québec le 18 janvier dernier. Il avait annoncé sur-le-champ le début des pourparlers entre la Garde côtière et Chantier Davie pour la construction éventuelle de quatre brise-glaces polaires.

Selon les travailleurs et les fournisseurs, Ottawa se traîne les savates.

La présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, Anne Gingras, a dénoncé le fait que le gouvernement fédéral sait pertinemment qu’il a besoin de ces navires, mais refuse de saisir la perche tendue par Davie. Les travailleurs ont notamment manifesté, lundi, devant les bureaux du ministre Jean-Yves Duclos à Québec.

De son côté, l’Association des fournisseurs de Chantier Davie a dénoncé le manque de leadership des libéraux.

«Nous nous sentons carrément floués par Justin Trudeau qui nous avait promis des lendemains radieux lors de sa dernière visite à Québec», a affirmé le président de l’association, Pierre Drapeau, en soulignant que les informations venant d’Ottawa laissaient entendre que les fonctionnaires fédéraux avaient largué le projet piloté par Chantier Davie.

Selon ce dernier, la conversion du premier brise-glace pourrait fournir du boulot à plus de 1000 travailleurs.