Un restaurant La Cage-Brasserie Sportive à Montréal
Un restaurant La Cage-Brasserie Sportive à Montréal

La pandémie ne laisse que des miettes à Sportscene au troisième trimestre

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le propriétaire de La Cage-Brasserie sportive a plongé dans le rouge au troisième trimestre, période au cours de laquelle les salles à manger de son réseau ont été fermées à compter de la fin mars.

Groupe Sportscene a dévoilé jeudi une perte nette attribuable aux actionnaires de 7,1 millions $, ou 83 ¢ par action, pour la période de trois mois qui s’est terminée le 24 mai.

À la même période l’an dernier, l’entreprise qui détient également les enseignes L’Avenue, surtout spécialisée dans le créneau des déjeuners, l’emblématique grilladerie montréalaise Moishes ainsi que P. F. Chang’s avait réalisé un profit de 1,1 million $, ou 13 ¢ par action.

La perte nette est notamment attribuable à une charge de dépréciation d’environ 5,1 millions $ comptabilisée au cours du trimestre.

De leur côté, les revenus ont décliné de 47 %, à 16,7 millions $. Les ventes totales des restaurants ont plongé de 77 %, à près de 8,9 millions $, à cause de la fermeture des salles à manger.

Par voie de communiqué, le président et chef de la direction de Sportscene, Jean Bédard, a dit être encouragé par l’achalandage et la «réponse positive de la clientèle» depuis la mi-juin, lorsque la société a procédé à la réouverture progressive de ses 37 établissements.

Le 22 juillet dernier, en signalant qu’elle pourrait mettre jusqu’à deux ans pour se relever de la pandémie de COVID-19, la compagnie avait annoncé le licenciement de quelque 660 employés, soit environ 30 % de son effectif, ainsi que la fermeture de quatre La Cage-Brasserie sportive.