La Maison Kent, située au 25, rue Saint-Louis, avait été acquise par le gouvernement français en 1981 et servait de Consulat général. L'identité du nouvel acheteur n'est toujours pas connue.

La Maison Kent vendue

Malgré les protestations de certains députés français, la vente de l'immeuble du Consulat général de France dans le Vieux-Québec sera chose faite début décembre. La Maison du duc de Kent qui date de 1648, affichée au prix de 3 millions $, a trouvé preneur.
Cet été, le gouvernement français a décidé de se défaire l'édifice de trois étages soutenant que ce dernier était mal adapté à des activités consulaires. De plus, l'Hexagone jugeait que sa mise aux normes demanderait un investissement trop important. 
Le 25, rue Saint-Louis a ceci de particulier qu'il est l'une des plus anciennes constructions de Québec. Des élus français s'étaient indignés de sa vente, affirmant que renoncer à «ces locaux chargés d'histoire» pourrait être interprété comme «un désengagement de la France à l'égard du peuple québécois».
Leurs doléances n'ont cependant pas empêché la Commission interministérielle chargée des opérations immobilières de l'État à l'étranger (CIME) de permettre au Consul général de France de procéder à la vente de l'immeuble situé à un jet de pierre du Château Frontenac. Cette autorisation a été donnée le 30 septembre dernier alors qu'un acquéreur avait déjà été identifié. 
Future vocation inconnue
Selon le courtier immobilier de l'agence Century 21 impliqué dans la transaction, Perry Wong, il s'agit d'une entreprise, mais l'usage qu'elle compte en faire n'est pas encore connu. La transaction qui sera conclue le 1er décembre devant un notaire «avoisine le prix demandé» et le vendeur «est pleinement satisfait», affirme M. Wong. 
Le Consulat général de France déménagerait au 500, Grande Allée Est, à proximité du ministère des Relations internationales et du ministère de la Culture du Québec. L'attachée de presse Yasmine Berthou ne confirme pas cette information puisque, souligne-t-elle, la signature du bail est conditionnelle à la vente. Elle rappelle par ailleurs que la Maison Kent, acquise par Paris en 1981, «n'est en rien symbole de la relation entre la France et le Québec».