Lorsque les travaux intérieurs seront complétés - l'apparence extérieure demeurera intacte pour des raisons patrimoniales -, la maison Kent pourrait abriter un restaurant et une épicerie fine au rez-de-chaussée. Des appartements de luxe occuperont les autres étages.

La maison Kent sera autant commerciale que résidentielle

Des appartements de luxe aux étages et une vocation commerciale, possiblement un restaurant, au rez-de-chaussée. La maison Kent - établissement patrimonial du Vieux-Québec que le Consulat général de France à Québec a récemment vendu - subira d'importants travaux lorsque ses nouveaux propriétaires en auront pris possession.
Ceux-ci, l'entrepreneur de Beauce Gilbert Trudeau et le promoteur immobilier de Toronto, le groupe Remington, ont embauché un démarcheur à Québec. Denis Simard est chargé de trouver le projet qui conviendra le mieux à la demeure patrimoniale datant de 1648.
D'emblée, il assure toutefois qu'il y aura des appartements aux étages «parce que le zonage fait du logement». De luxe? «Forcément», réplique M. Simard, qui ne s'avance pas à savoir si ces unités seront à louer ou à vendre. «Tout est à voir», répète-t-il.
Le rez-de-chaussée sera quant à lui commercial. Le Soleil a eu vent que les nouveaux propriétaires souhaitaient y implanter un restaurant et que plusieurs restaurateurs de la région auraient même été approchés à cet effet. «C'est une option», confirme le représentant, qui évoque les obstacles qui se dressent déjà devant cette possibilité. «Il y a un contingentement [de restaurants] dans la rue», fait-il valoir, ajoutant que des démarches ont déjà été effectuées à cet effet au conseil de quartier. Outre un restaurant, Denis Simard étudie l'idée d'aménager une épicerie fine.
Intérieur revu
Mais dans l'un ou l'autre des cas, d'importants travaux sont à prévoir. Si l'enveloppe de la maison Kent doit demeurer intacte pour des raisons patrimoniales, l'intérieur sera complètement revu. «Il y a des plafonds suspendus et des planchers flottants. Ça n'a plus du tout de consonance d'ordre historique», fait valoir M. Simard, qui veut donner au 25, rue Saint-Louis le cachet qui lui revient. L'architecte Mario Lafond a été embauché pour travailler sur le projet.
La vente de la maison Kent avait fait jaser cet été des deux côtés de l'Atlantique, alors que des députés français se scandalisaient de voir leur gouvernement abandonner un joyau patrimonial québécois, y voyant une forme de désengagement de la France à l'égard de la province canadienne.
Avec Jean-Michel Genois Gagnon