La guerre commerciale une «préoccupation majeure» pour la Banque du Canada

OTTAWA — L’économie canadienne est prise dans le feu croisé de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, et une éventuelle escalade des conflits commerciaux mondiaux reste une préoccupation majeure pour les décideurs de la Banque du Canada, a affirmé jeudi la première sous-gouverneure de la banque centrale.

Dans le texte préparé d’un discours que Carolyn Wilkins devait prononcer devant la Chambre de commerce de Calgary, la sous-gouverneure explique que le différend qui se creusait entre les principaux partenaires commerciaux du Canada avait été un des principaux sujets des discussions précédant la décision de la banque de laisser son taux d’intérêt inchangé, cette semaine.

Selon la Banque du Canada, il apparaît de plus en plus évident qu’après un net ralentissement au cours de l’hiver, l’économie du pays s’est renforcée et semble en voie d’accélérer au cours du second semestre de 2019.

Mme Wilkins prévient toutefois que la guerre commerciale en cours entre les deux plus grandes économies du monde est un «élément imprévisible» pour l’économie mondiale et les pays tributaires du commerce comme le Canada.

Selon elle, si la conjoncture commerciale se détériorait davantage ou durait plus longtemps, les perspectives seraient bien différentes: la demande économique diminuerait et les entreprises seraient contraintes de lutter contre les perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Mme Wilkins ajoute cependant que les économies canadienne et mondiale seraient stimulées si les différends commerciaux internationaux étaient résolus.