Samedi, 4000 jeunes âgés de 5 à 12 ans partout dans la province garniront leurs étals pour la Journée des petits entrepreneurs.

La Grande Journée des petits entrepreneurs: la fierté de mener à bien un projet

La Grande Journée des petits entrepreneurs fait tache d'huile. Pour sa quatrième année, l'événement du 17 juin ouvre le monde de l'entrepreneuriat à 4000 jeunes âgés de 5 à 12 ans partout dans la province, des Îles-de-la-Madeleine jusqu'à Val-d'Or.
Il y a quatre ans, l'idée lancée à Québec par Mathieu Ouellet, accompagnée d'Isabelle Genest et de Catherine Morissette avait attiré 300 jeunes de la région. Les jeunes, derrière de petits étals devant la maison familiale offraient limonade, biscuits, création en tout genre.
«L'effet long terme, nous ne pouvons pas le prévoir. On verra dans 15 ans», lance l'instigateur du projet. «Mais ce que l'on voit sur le terrain, ce sont des jeunes qui ont à coeur de mener à bien un projet qui les fait vibrer. C'est aussi la fierté d'avoir mené un projet à terme.
Avec Andréanne Rochette directrice des opérations de la Journée des petits entrepreneurs, M. Ouellet raconte les petites histoires des dernières années. «Les parents nous parlent des enfants qui ont développé leur confiance, qui ont appris à communiquer, à parler sans crainte. Et la fierté dans les yeux des enfants, Mme Rochette et Ouellet l'on vu dans ceux des parents.
D'ailleurs, c'est à cause d'une aventure du genre que Mathieu Ouellet a développé sa fibre d'entrepreneur à l'âge de huit ans. «Pris» pour assister à des mariages qui ne l'intéressaient guère, il décide de mettre sur pied une petite loterie avec des «post-it». Un montant est inscrit sur le papier recouvert d'une cire grise. Les gens pouvaient gagner 5 ¢, 10 ¢ ou 25 ¢. «Je n'ai pas fait d'argent, mais j'avais appris quelque chose d'important», lance-t-il.
Plusieurs années plus tard, il voit deux fillettes dans sa rue vendre des bracelets devant leur maison. «Personne n'allait les voir à part moi. C'est ce qui m'a donné l'idée de lancer la Journée de petits entrepreneurs pour que les jeunes aient du plaisir.» Il ne restait qu'à mettre en place l'organisation pour susciter l'engouement chez les enfants tout en avisant tout le voisinage que quelque chose de spécial était en train de se produire.
Quelques places 
À quelques heures de l'événement, il est encore possible de s'inscrire sur le site pour la somme de 5 $. Les enfants recevront le guide pour planifier leur journée et pourront faire savoir où ils sont installés.
Ceux qui sont déjà inscrits ont eu le guide qui les aide à planifier leur projet, leur donne des trucs à propos des coûts production et de la vente avec un profit. Ce guide a été conçu pour inspirer, motiver et encourager les jeunes à se lancer dans un projet. «Mais surtout, nous voulons que tout reste simple, convivial et festif. Nous voulons que ce soit la fête,» affirment Mme Rochette et M. Ouellet. «En fin de semaine, ramassez une grosse poignée de 25 ¢ et faites le tour dans votre quartier pour les encourager.»
Mirego a concocté une application pour tablette et téléphone afin de planifier son parcours. Elle est gratuite et se nomme La grande journée des petits entrepreneurs dans le Apple Store ou le Google Play. Il y a une carte sur le Web pour trouver les petits entrepreneurs dans son voisinage à partir du code postal : goo.gl/OtvhRw
Plus de détails sur le site Web: www.petitsentrepreneurs.ca
Des histoires touchantes
Une maman leur a raconté comment sa fille était motivée par le projet. En voyant à quel point sa fille avait appris à foncer et à se débrouiller, elle, qui avait depuis longtemps l'idée de se lancer en affaire, a décidé de faire le grand saut, inspirée par son enfant.
«Une petite de cinq ans avait décidé de créer son propre livre d'histoire avec ses dessins, relate Andréanne Rochette. Au début, elle prenait tout son temps, mais comme la date fatidique arrivait, elle a compris qu'elle devait se dépêcher pour respecter les délais pour pouvoir vendre son livre d'histoire. Cette année, elle se lance encore avec une autre histoire. Elle comprend mieux les délais et elle s'y est prise à l'avance.»
Et il y a Super Caramel de Cap-Rouge avec Olivier et Gabriella. «L'an dernier, ils avaient choisi de garder leurs profits pour payer leur camp d'équitation. Ils reviennent pour une quatrième année en se disant que les profits de cette année serviront à des projets d'avenir», souligne Mme Rochette. 
D'autres vont plus loin, ajoute M. Ouellet comme cette petite de six ans de Cap-Rouge qui versera ses profits au Relai pour la vie.
M. Ouellet voit dans cette aventure des petites entreprises d'un jour un effet stimulant, encourageant et la fierté qui se propage dans toute une jeune vie. «Ça prend du courage pour s'installer devant la maison pour vendre quelque chose, répète-t-il. Alors, encouragez-les!»