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La framboise en pleine révolution
La framboise en pleine révolution
Photo de la production de framboises hors sol
Photo de la production de framboises hors sol

Des framboises plus ou moins chères?

Avec les nouvelles méthodes de production et l’accès à la grande distribution, les framboises seront-elles plus ou moins chères?

Actuellement, les framboises québécoises sont vendues le même prix, qu’elles poussent en champ ou sous abris. Elles sont plus coûteuses à produire que ses concurrentes. «On n’est pas capable d’accoter l’américaine. Les coûts de production ne sont pas les mêmes», fait valoir Louis Gosselin, propriétaire de la ferme François Gosselin.

Par contre, comme les petits fruits sont un produit d’appel, c’est-à-dire que les chaînes les utilisent pour faire entrer le client dans leur établissement, on devrait voir des promotions jumelées où les framboises québécoises et étrangères seront au même prix, explique M. Gosselin, qui est aussi président de la Chambre de coordination du secteur des fraises et framboises du Québec. Toutefois, le format n’est pas le même : 127 grammes pour celles d’ici, 170 grammes pour les américaines.

«Une bonne partie des consommateurs sont prêts à payer un petit peu plus cher ou d’en avoir un petit peu moins pour le même prix pour avoir un produit local», note toutefois M. Gosselin. Les framboises d’ici sont aussi plus fraîches.

Producteur ou épicerie?


Seront-elles moins chères chez le producteur ou à l’épicerie? «Lorsqu’ils [les détaillants] font des promotions en circulaire, surtout quand c’est en première page, souvent c’est presque à leur prix coûtant, des fois même en bas. Ça peut être moins cher que chez le producteur», fait valoir M. Gosselin. Toutefois, à prix régulier, le producteur pourrait avoir un meilleur prix, croit-il.

Les agriculteurs vendent aux chaînes avec une marge minimale, indique-t-on. Mais les producteurs ont besoin d’un certain prix de vente pour pouvoir être rentables, indique Guy Pouliot, de la ferme Onésime Pouliot. S’il devait y avoir dans les prochaines années trop d’offre pour la demande québécoise, ce qui ferait chuter les prix, il faudrait plutôt viser l’exportation. À moins, dit-il, d’arriver à trouver une variété encore plus productive pour les mêmes coûts. Dans ce scénario, on pourrait voir une baisse des prix. Anne Drolet