La porte-parole du Parti conservateur, Catherine Loubier, en compagnie de Stephen Harper

La fonction publique à «un niveau raisonnable», estiment les conservateurs

Le Parti conservateur se défend d'avoir trop coupé dans la fonction publique fédérale, même dans l'Est-du-Québec, disant n'avoir que ramené la taille de l'État à «un niveau raisonnable» - et accusant les syndicats de fonctionnaires de travailler avec le Nouveau Parti démocratique.
Réagissant lundi aux articles parus dans la chaîne Groupe Capitales Médias au sujet de la présence de l'État fédéral dans les régions du Québec, la porte-parole du PCC, Catherine Loubier, n'a pas contesté que le nombre de fonctionnaires a reculé de 28 % en Gaspésie depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir, en 2006, mais elle rappelle que la Côte-Nord en a gagné 18 % au cours de la même période et le Bas-Saint-Laurent, 2 %.
De manière générale, le Québec compte maintenant 5 % moins de fonctionnaires fédéraux qu'en 2006 - si l'on exclut la région de Gatineau, collée sur Ottawa -, passant de 31 000 à un peu plus de
29 000 employés. Pendant la même période, cependant, la fonction publique fédérale dans son ensemble a crû de 3 %, et même de 10 % dans la région de la capitale fédérale. Ce qui a fait dire à plusieurs intervenants syndicaux interviewés par les journaux du groupe GCM - Le Soleil, Le Quotidien à Saguenay, Le Nouvelliste à Trois-Rivières, La Tribune à Sherbrooke, La Voix de l'Est à Granby et Le Droit à Gatineau - que le parti de Stephen Harper avait centralisé les services aux dépens des régions.
Mais Mme Loubier conteste cette lecture des choses. «Nous ramenons les emplois dans la fonction publique à un niveau raisonnable; ce ne sont pas des gouvernements gonflés que les contribuables nous ont demandés. Des services durables fournis par une fonction publique de la bonne taille devraient être des objectifs indiscutables. Malheureusement, les dirigeants syndicaux du secteur public, travaillant main dans la main avec l'opposition néo-démocrate, ne cherchent qu'à perpétuer le statu quo. Leurs seules solutions semblent être de recruter davantage, de fiscaliser davantage, de dépenser davantage et de taxer davantage. C'est à la fois irresponsable et non viable», a-t-elle indiqué lors d'un échange de courriels.