La dégringolade se poursuit dans les marchés boursiers

Assistons-nous au début d'une correction boursière ou simplement à la naissance d'un long marché baissier? Chose certaine, les marchés boursiers d'un peu partout sur la planète ont poursuivi leur dégringolade lundi.
À la Bourse de Toronto, l'indice phare TSX a reculé de 1 %. Après avoir flirté la semaine dernière avec les 14 000 points, le TSX a terminé la séance lundi à 13 582,29 points, en baisse de 135,47 points.
Le groupe financier BMO a notamment annoncé lundi son intention d'acheter le fonds britannique F&C Asset Management, le plus vieux gestionnaire d'actifs du Royaume-Uni, dans une transaction évaluée à 1,2 milliard $.
Chute du huard
Le huard canadien a aussi continué sa descente entamée depuis quelques semaines déjà. Lundi, le dollar canadien a clôturé sous la barre psychologique des 90 ¢US, à 89,99 ¢US.
De plus en plus d'investisseurs voient maintenant le dollar américain comme une valeur refuge face au pétrole et à l'or notamment. Ces deux commodités ont perdu du terrain lundi. Le prix de l'once d'or a glissé de 90 ¢US, à 1263,40 $US. Le prix du baril de pétrole de type West Texas a reculé de 92 ¢, à 95,72 $US.
Les analystes s'attendent à des prochaines journées boursières très volatiles.
La Réserve fédérale américaine (FED) - avec la dernière rencontre du président sortant Ben Bernanke - pourrait montrer la voie en annonçant dès demain une nouvelle réduction de ses achats mensuels d'obligations sur les marchés, l'un des moteurs de la forte hausse des cours boursiers enregistrée l'an dernier.
En cas d'un nouveau resserrement de la politique monétaire américaine, les marchés financiers émergents pourraient assister à une fuite massive de capitaux vers les pays occidentaux.
Secousses violentes
Des vents contraires qui ne découragent toutefois pas le gestionnaire de fonds Alain Chung chez Claret. Ce dernier s'attendait à observer en début d'année certaines secousses sur les marchés boursiers après une progression étonnante l'an dernier (+ 30 % aux États-Unis). «En ce sens, l'année 2014 pourrait être très violente. Ça pourrait monter de 20 % ou descendre de 15 %», a-t-il résumé.
Lundi, à Wall Street, tous les indices boursiers ont terminé dans le rouge. L'équipementier Caterpillar, qui a fait part de bénéfices supérieurs aux attentes pour 2013 et prévu un résultat supérieur aux attentes cette année, a vu son titre bondir de près de 6 %.
L'indice Dow Jones a cédé 41,23 points, à 15 837,88. Le S&P 500 a pour sa part perdu 48,73 points, à 1781,53 points, et l'indice de la Bourse NASDAQ a reculé de son côté de 44,56 points (1,08 %), 4083,61 points.
«Les investisseurs tentent de voir s'il s'agit d'un petit contretemps dont le marché parviendra à se remettre facilement ou si [la chute actuelle] est en réalité un avertissement sur le fait que nos prévisions de croissance sur l'économie américaine et la santé des entreprises sont surévaluées», a expliqué l'analyste de Standard and Poor's Capital IQ, Sam Stovall, à l'Agence France-Presse.