La machine Heatmine, installée à l’extérieur de la serre et mise au point par Laboratoire Blockchain de Lévis, permet une économie d’énergie considérable dans le secteur de l’agriculture grâce à l’utilisation de la chaleur des processeurs destinés au fonctionnement de la cryptomonnaie.

La cryptomonnaie au service de l’agriculture

La semaine dernière, la jeune pousse de Lévis Laboratoire Blockchain a présenté sa technologie à Silicon Valley. Une machine baptisée Heatmine permettant un mariage entre la blockchain et l’agriculture.

À Québec, ce produit est installé depuis peu à l’entreprise Le Caveau à Légumes, à Neuville. Au cours des prochains jours, ces installations serviront pour démarrer une première culture de fraises en serre.

«Nous récupérons 90 % de la chaleur de nos processeurs. Notre système permet de chauffer par la suite la serre à 100 %, la température et l’eau. Ce qui représente des économies considérables. Il reste seulement à payer l’éclairage», explique au Soleil le patron de Laboratoire Blockchain, Jonathan Forte.

«L’objectif est que les serres de la région puissent un jour compétitionner à l’année sur les tablettes des supermarchés les produits du Mexique. Elles vont maintenant pouvoir produire à un prix plus raisonnable», poursuit-il.

La facture pour ce projet en lien avec l’agriculture? Entre 250 000 $ et 300 000 $ par serre. Pour alimenter une serre d’environ 2000 pieds carrés, la direction a dû installer 315 processeurs à proximité. Chaque boîte heatmine compte 63 processeurs.

Et quel est le rôle des processeurs, vous demandez? Il s’agit du véritable gagne-pain de Laboratoire Blockchain. L’entreprise est payée en monnaie virtuelle, comme le bitcoin, pour installer des processeurs qui sont nécessaires pour la sécurité des réseaux de la blockchain. Cette dernière sert notamment pour transiger la cryptomonnaie entre les individus à travers le monde.

Mais revenons à nos moutons. À terme, l’objectif du patron, qui a aussi investi des billets verts dans Le Caveau à Légumes, est d’avoir quatre serres qui profiteront de l’énergie créée à partir de 1200 processeurs.

Au cours des derniers mois, la direction de Laboratoire Blockchain a évalué plusieurs pistes d’affaires lui permettant de déployer à plus grande échelle sa technologie tout en s’intégrant dans le réseau électrique actuel d’Hydro-Québec, dont une collaboration avec le domaine de l’agriculture.

Fondée en 2017, l’entreprise qui détient actuellement 6500 processeurs vise aussi signer à court terme des partenariats d’affaires avec des propriétaires de spas. La technologie est également déployée à proximité de certains entrepôts. Ce qui permet de couper en deux la facture d’électricité.

«Si nous récupérons la chaleur de nos processeurs pour chauffer les gens, cela ne demande pas plus d’électricité à Hydro-Québec», note l’homme d’affaires, qui travaille dans le domaine depuis six ans. «Et du coup, nous pouvons continuer de grossir. Quant aux économies d’énergie, pour un entrepôt, on parle d’une diminution de la facture de l’ordre de 50 %. Pour les serres, il s’agit d’un projet-pilote, alors on va voir», ajoute-t-il, confirmant que des producteurs de cannabis ont également démontré de l’intérêt pour son produit.

Laboratoire Blockchain, qui compte une dizaine de cerveaux, rêve un jour de posséder un réseau d’un million de processeurs au Québec.

«Cela représenterait environ 2 % ou 3 % de la chaleur consommée actuellement par la population du Québec», illustre M. Forte.

Quant au voyage à Silicon Valley, l’objectif était davantage pour présenter la technologie à des joueurs de l’industrie. Le téléphone pourrait sonner au cours des prochains mois.

Affaires

Une coalition exige une réforme de l'assurance-emploi

Des représentants du Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC) réclament une réforme en profondeur du programme d’assurance-emploi.

Mécontent de l’absence de ce sujet dans l’actuelle campagne électorale fédérale, le CNECC s’est inscrit comme «tiers» auprès du directeur général des élections du Canada afin de déployer une campagne de publicité au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Affaires

Le voyagiste Thomas Cook fait faillite, opération de rapatriement massive

LONDRES — Le plus ancien voyagiste du monde, le britannique Thomas Cook, s’est déclaré lundi en faillite après avoir échoué au cours du week-end à trouver des fonds nécessaires pour sa survie, déclenchant le rapatriement sans précédent de ses quelque 600 000 clients en vacances dans le monde.

Les autorités britanniques notamment vont devoir organiser le retour de 150 000 de leurs ressortissants, deux fois plus que lors de la faillite de la compagnie aérienne Monarch il y a deux ans.

«Le gouvernement et l’Autorité de l’aviation lancent l’opération de rapatriement la plus importante pour des civils de l’histoire en temps de paix», a ainsi fait valoir le département britannique des Transports dans un communiqué.

Le groupe a expliqué que «malgré des efforts considérables» au cours du week-end, «les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat».

En parallèle, l’Autorité britannique de l’aviation (CAA) a affirmé que Thomas Cook, «tour opérateur et compagnie d’aviation, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées».

Les cabinets AlixPartners et KPMG devraient être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

Le patron du voyagiste, Peter Fankhauser, a souligné que «bien qu’un accord ait été déjà largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable».

Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours : des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (330 millions $CAN) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres (1,5 milliard $CAN) et mené par le chinois Fosun, premier actionnaire, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

«C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années», ajoute-t-il, déplorant aussi un «jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé».

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22 000 employés dont 9000 au Royaume-Uni qui vont beaucoup se retrouver au chômage dès lundi.

Le voyagiste très lourdement endetté a vu son horizon s’assombrir ces dernières années à cause de la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et de la frilosité de touristes inquiets du Brexit notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres (2,5 milliards $CAN) pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards (16,5 milliards $CAN).

Opération Matterhorn 

Les autorités britanniques ont activé un plan d’urgence surnommé «Opération Matterhorn», du nom d’une campagne de bombardement américaine lors de la Deuxième Guerre mondiale.

«Les clients qui sont à l’étranger doivent consulter le site www.thomascook.caa.co.uk et ne se rendre à l’aéroport que lorsqu’ils ont un vol alternatif confirmé», enjoint la CAA qui précise les numéros des lignes téléphoniques spéciales ouvertes pour aider les voyageurs (0300 303 2800 en Grande-Bretagne et Irlande, +44 1753 330 330 depuis l’étranger).

La CAA ajoute avoir sécurisé des avions spéciaux pour cette opération colossale qui devrait durer jusqu’au 6 octobre, même si certains touristes pourront rentrer par des vols commerciaux. Elle rappelle que les voyages organisés bénéficient de la garantie ATOL, qui découle d’une directive européenne.

Cette législation s’applique aux autres membres de l’UE, notamment la France et l’Allemagne qui ont de gros contingents de clients de Thomas Cook, et ces derniers devraient bénéficier de fonds de garantie locaux.

«Vu l’ampleur de la situation, quelques perturbations sont inévitables, mais la CAA va faire son possible pour ramener les gens chez eux aussi près de la date prévue que possible», que ce soit pour les gens couverts par ATOL ou non.

La CAA relève que les clients ayant acheté un séjour qu’ils n’ont pas encore utilisé auront droit à «un remboursement complet», et que ceux qui sont coincés à l’étranger pourront aussi recouvrer les frais encourrus sur place si leur retour est retardé.

Affaires

Brexit: craintes pour la fabrication de voitures

BRUXELLES — L’industrie automobile européenne a mis lundi en garde contre les effets catastrophiques d’un Brexit sans accord, estimant qu’un «no deal» ferait l’effet d’un «séisme» sur la fabrication de voitures en Europe.

«Le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord déclencherait un séisme pour les conditions commerciales, avec des milliards d’euros de taxes risquant d’affecter le choix des consommateurs des deux côtés de la Manche», estiment l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), celle des sous-traitants (CLEPA) et 21 associations nationales dans un communiqué conjoint.

«Le Brexit n’est pas seulement un problème britannique, nous sommes tous concernés dans l’industrie automobile européenne, et même au-delà,» a déclaré Christian Peugeot, président du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), cité dans le communiqué.

Un Brexit chaotique porterait un coup «sévère» aux chaînes d’approvisionnement à flux tendus qui s’étendent au-delà des frontières internationales, ont averti les associations.

«Les industries automobiles de l’UE et du Royaume-Uni ont besoin d’un commerce sans heurts et seraient gravement pénalisées par des taxes et charges administratives pesant sur les pièces détachées et les véhicules», a estimé Bernhard Mattes, président de l’association de l’industrie automobile allemande (VDA).

«Par conséquent, le Royaume-Uni et l’Union européenne devraient prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter un Brexit sans accord», a-t-il plaidé.

Les associations de constructeurs européens évaluent le surcoût lié aux droits de douane supplémentaires en cas de Brexit désordonné à quelque 5,7 milliards d’euros.

Pagaille prévisible

Des géants de l’automobile comme l’allemand BMW, le français PSA et le japonais Nissan possèdent actuellement des usines en Grande-Bretagne, dont l’avenir semble compromis en cas d’un «no deal».

Le patron de PSA, Carlos Tavares, avait prévenu en juillet que le constructeur était prêt à fermer l’usine britannique de Ellsmere Port et transférer l’activité en Europe continentale si le Brexit tournait mal.

Le fabricant de voitures premium BMW a indiqué début septembre qu’il allait arrêter deux jours son usine britannique d’Oxford autour de la date prévue pour le Brexit, soit le 31 octobre, illustrant la pagaille prévisible dans le secteur autour de cette échéance. Et Nissan avait fait savoir dès mars qu’il allait cesser de produire ses modèles dans son usine à Sunderland, dans le nord-est de l’Angleterre.

«Un Brexit sans accord aurait un impact immédiat et dévastateur sur l’industrie, sapant la compétitivité et engendrant des dommages irréversibles et sévères», a commenté Mike Hawes, président de l’Association des constructeurs et des vendeurs automobiles (SMMT) britannique.

Les investissements dans l’industrie automobile britannique ont déjà subi un inquiétant coup d’arrêt au premier semestre en raison des incertitudes du Brexit. Entre janvier et juin, les nouveaux investissements annoncés ont fondu à 90 millions de livres (98,2 millions d’euros), soit une chute de 70 %.

Affaires

Négociations du secteur public: Legault veut garder de bons ingénieurs

MONTRÉAL — Alors que la négociation avec le demi-million d’employés de l’État doit commencer à la fin de l’automne, le premier ministre François Legault se dit conscient des difficultés d’attirer et de retenir certains professionnels au sein de l’appareil d’État, comme les ingénieurs et les informaticiens.

Les ingénieurs à l’emploi du gouvernement se plaignent depuis des années du fait qu’ils sont bien moins rémunérés au sein des ministères que s’ils travaillaient au sein d’une firme privée de génie. Cette question avait même été discutée devant la Commission Charbonneau, puisque l’État perd à cause de cela une partie de son expertise.

Il en est de même pour les informaticiens, à l’heure où la protection des renseignements personnels préoccupe de plus en plus.

La semaine dernière, à l’issue du caucus de ses députés à Rivière-du-Loup, le premier ministre avait ouvert la porte à des hausses de salaire plus marquées pour les préposés aux bénéficiaires et les enseignants, puisqu’il y a pénurie de personnel pour ces deux titres d’emploi dans les secteurs public et parapublic.

Le premier ministre Legault avait alors affirmé que les employés du secteur public ne devraient pas s’attendre à toucher des augmentations de salaire supérieures à l’inflation, sauf quelques exceptions, comme les préposés aux bénéficiaires et les enseignants au bas de leur échelle de salaire.

Or, vendredi, le premier ministre invitait justement les jeunes à étudier en sciences, lors d’une conférence de presse au nouveau Complexe des sciences de l’Université de Montréal. Il disait vouloir davantage d’ingénieurs, notamment.

Le problème des écarts

Interrogé sur la rémunération des ingénieurs et des informaticiens travaillant pour l’État, dans ce contexte, le premier ministre Legault s’est dit conscient du problème que les écarts de rémunération pouvaient poser. «Ça fait partie des problèmes que Christian Dubé, le président du Conseil du trésor, est en train de regarder», a-t-il noté.

«Effectivement, il ne faudrait pas que le gouvernement, ce soit un peu comme une école, et que quand il y a de l’expérience, les gens s’en vont dans le privé, parce qu’ils sont mieux payés», a-t-il illustré.

«Moi, je veux avoir des bons ingénieurs, entre autres au ministère des Transports, pour être certain qu’on respecte nos budgets, qu’on ne se fait pas avoir avec la corruption, donc qu’on connait notre affaire. C’est un des dossiers qu’on regarde avec le Conseil du trésor», a ajouté le premier ministre.

Affaires

Association entre ULaval nouvelles et Groupe Capitale Médias

L’équipe d’ULaval nouvelles s’est associée au Groupe Capitale Médias et à Omerlo Technologies pour développer la nouvelle plateforme de contenus, aussi utilisée par les quotidiens du groupe.

Des nouvelles de l’Université Laval produites par l’équipe de communications sont aussi dorénavant diffusées dans la section «ULaval nouvelles» sur la plateforme numérique des journaux Le Soleil, La Tribune, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien et La Voix de l’Est

«L’Université Laval est fière de renforcer son partenariat en information avec le Groupe Capitale Médias, dont les médias assurent un rôle historique et fondamental dans la diversité médiatique québécoise», a indiqué la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours. 

«Notre équipe ULaval nouvelles ajoutera désormais sa plume et son regard à cet écosystème numérique d’informations.» Sur la photo, de gauche à droite : Michaël Drolet, directeur projets spéciaux du Groupe Capitales Médias, Stéphane Lavallée, président exécutif par intérim du Groupe Capitales Médias, Claude Gagnon, pdg du groupe Capitales Médias et éditeur du journal Le Soleil, Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval, Rénald Bergeron, vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé de l’Université Laval, et Simon Audet, directeur général d’Omerlo Technologies.

Affaires

Sylvie Bougie: le droit des affaires, sans se casser la tête

Les aspects légaux du monde des affaires peuvent rapidement devenir rebutants, même pour les entrepreneurs les plus aguerris. Pour Me Sylvie Bougie, pas question de faire compliqué quand on peut faire simple.

Un langage direct, des exemples concrets, quelques anecdotes personnelles : ce sont là les ingrédients de son deuxième livre, Maximiser la valeur de son entreprise. Avec Éviter les pièges en affaires, son premier ouvrage, elle s’attardait surtout aux nombreux écueils dans le démarrage d’une entreprise. Maintenant, elle veut plutôt s’adresser aux gens qui bâtissent leur entreprise, ou ceux qui cherchent à la vendre.

«L’idée, c’est de semer des graines dans l’esprit des gens», résume simplement l’énergique avocate en droit des affaires. Elle raconte avoir failli lâcher le domaine, après quelques années de pratique en cabinet après ses études. Il lui a fallu se réapproprier le contact avec les clients en créant sa propre entreprise, Vigi services juridiques, basée à Québec, pour trouver son bonheur. 

Au cœur de sa mission : vulgariser le droit des affaires, pour éviter que ses clients ne commettent des erreurs couteuses. «Je ne suis pas quelqu’un qui utilise des mots compliqués dans la vie de tous les jours», argue-t-elle. Et ce n’est pas dans ses livres qu’elle va commencer, assure-t-elle.

L’importance de l’écrit

Dans Maximiser la valeur de son entreprise, Me Bougie insiste en première partie sur l’importance de coucher par écrit tout contrat, convention, entente. Finie, la confiance qui repose sur une poignée de main. «J’ai vu des histoires d’horreurs liées à ça. Tu ne sais jamais ce qui peut arriver, un décès, une invalidité, un renvoi…», opine-t-elle. 

Elle aborde aussi des thèmes qui sont particulièrement intéressants à l’heure où la pénurie de main-d’œuvre rend la vie des entrepreneurs difficile. Certaines stratégies, comme le partage de l’actionnariat et les bonis, gagnent à être appliquées, mais encore là, pas n’importe comment, prévient-elle.

L’ouvrage s’attarde aux opérations de franchisage, sur lesquelles persistent plusieurs mythes. «Il y a beaucoup de façons de faire des franchises, on peut vraiment faire ça à son image», insiste l’avocate originaire de la Beauce.

Ses chapitres courts sont entrecoupés de conseils, d’exemples et d’expériences personnelles. Des expériences puisées dans sa carrière de conseillère, mais aussi de femme d’affaires, car elle est associée dans la compagnie KRWN, qui possède plusieurs salons de barbier à travers la province et une gamme de produits capillaires pour hommes. 

Sylvie Bougie a transformé son lancement de livre, le 25 septembre, à 17h30 au D’Auteuil, en un évènement sur la thématique des «galères, déboires et autres mésaventures entrepreneuriales». Elle y fera participer, entre autres, trois conférenciers-entrepreneurs de la région. «On apprend beaucoup par l’exemple», pense fermement l’avocate. 

Affaires

Walmart met fin à la vente de cigarettes électroniques dans ses magasins

NEW YORK — Le détaillant Walmart a annoncé vendredi qu’il cesserait de vendre des cigarettes électroniques dans ses magasins, incluant ceux de son enseigne Sam’s Clubs, dans la foulée d’une série de maladies mystérieuses et de décès liés au vapotage.

La plus grande chaîne de détaillants des États-Unis, établie à Bentonville, dans l’Arkansas, a annoncé qu’elle mettrait fin à la vente de cigarettes électroniques une fois qu’elle aura écoulé ses stocks actuels.

Cette décision est attribuable à «la complexité croissante des réglementations fédérales, étatiques et locales» au sujet des produits de vapotage, a précisé la société dans un communiqué.

Le président Donald Trump a récemment proposé une interdiction fédérale sur les arômes de cigarettes électroniques et les produits de vapotage.

Le Michigan a interdit cette semaine la vente de composés aromatisants pour cigarettes électroniques. En juin, San Francisco est devenue la première grande ville américaine à interdire complètement la vente de cigarettes électroniques.

Les cigarettes électroniques ne représentent qu’une très petite partie du commerce de nicotine de Walmart, qui comprend également les cigarettes traditionnelles, le tabac sans fumée et la gomme à la nicotine. Mais l’industrie du vapotage fait l’objet d’une surveillance accrue avec la multiplication des cas de maladie et de décès — ainsi qu’une augmentation de l’utilisation de la cigarette électronique chez les mineurs.

Selon les autorités américaines de santé publique, plus de 500 personnes ont été diagnostiquées avec des maladies respiratoires après avoir utilisé des cigarettes électroniques et d’autres dispositifs de vapotage. Un huitième décès a été signalé cette semaine. Mais les autorités n’ont toujours pas identifié la cause exacte de ces problèmes de santé.

En juillet, Walmart a relevé l’âge minimum pour l’achat de produits du tabac, y compris de toutes les cigarettes électroniques, à 21 ans. La société a également déclaré qu’elle était en train d’interrompre la vente de systèmes de distribution électronique de nicotine aromatisée aux fruits et aux desserts.

Affaires

L’ouverture du Club Med de Charlevoix retardée d’un an

Le Club Med de Charlevoix est contraint de retarder son échéancier. L’ouverture, prévue en décembre 2020, sera finalement repoussée à l’année suivante, en décembre 2021.

La difficulté d’obtenir des soumissions respectant l’échéancier du projet a poussé les partenaires dans l’aventure, le Groupe Le Massif et Club Med, à prendre la décision cette semaine. 

«La pénurie de main-d’œuvre, on l’a dans toutes les industries et c’est la même chose dans l’industrie de la construction», a expliqué André Roy, directeur général du Groupe Le Massif. «En plus, pour rendre le problème encore plus gros, le domaine de la construction va très bien, il y a des chantiers partout à Montréal, à Québec et en région, ce qui fait qu’il y a beaucoup de pression sur les entrepreneurs.»

Du retard

Selon les estimations de départ, le projet aurait dû être réalisé dans une proportion de 20 à 25 % en ce moment, alors qu’il ne l’est qu’à 15 %. «Normalement, d’ici l’hiver, on va avoir réussi à fermer l’enveloppe extérieure pour pouvoir se concentrer sur l’intérieur», a soutenu le dg. 

Ce retard aura un impact financier sur le projet, mais André Roy assure que les couts supplémentaires seront absorbés par les partenaires financiers privés, parmi lesquels on retrouve, entre autres, les hommes d’affaires Daniel Gauthier, Guy Laliberté, le Groupe Germain et Pierre Thabet. Les gouvernements provincial et fédéral ont accepté d’allonger 36 millions $ sous forme de prêts remboursables sur un budget total estimé à 120 M$, alors que Club Med avait annoncé un investissement de 14 M$ lors du lancement officiel du projet.

Les autres projets continuent

Le directeur général du Groupe Le Massif a aussi indiqué que ce changement à l’échéancier n’affecte pas le déploiement des autres projets du groupe, notamment l’aménagement des infrastructures pour le vélo de montagne qui va bon train. 

Rappelons que le projet de Club Med au Massif de Petite-Rivière-Saint-François prévoit un hôtel de 302 chambres au pied de la montagne. L’endroit sera ouvert en toutes saisons, en misant sur la randonnée et le vélo l’été, et le ski l’hiver. Les installations de ski seront bonifiées pour répondre à la demande. Les responsables visent un achalandage de 580 000 jours/montagne, toutes activités incluses. 

Techno

Respect de la vie privée: Facebook suspend des dizaines de milliers d'applications

SAN FRANCISCO — Facebook, soumis à une pression croissante des autorités américaines, a annoncé vendredi avoir suspendu de la plateforme des dizaines de milliers d’applications, qui posent potentiellement un risque en termes de respect de la vie privée de ses utilisateurs, d’après une enquête interne menée sur des millions d’applications.

Le réseau social a lancé cette enquête en réponse au scandale dit de Cambridge Analytica: en 2018, un lanceur d’alerte a révélé que cette entreprise britannique avait mené des campagnes de manipulation massives, via des applications tierces sur Facebook, pour influencer les électeurs américains et britanniques.

«Nous avions promis à l’époque que nous passerions en revue toutes les applis ayant eu accès à des quantités importantes d’informations (sur les utilisateurs, NDLR) avant le changement de notre règlement en 2014», explique dans un communiqué Ime Archibong, vice-président des partenariats chez Facebook.

Pour cette grande enquête, la plateforme a travaillé avec des «centaines de personnes: avocats, enquêteurs externes, analystes de données, ingénieurs (...)», afin de «mieux comprendre les mécanismes abusifs» et pour pouvoir, in fine, «déloger les acteurs néfastes parmi les développeurs».

Les suspensions concernent 400 développeurs, mais «ne signifient pas nécessairement que ces applis représentent une menace pour les gens», a indiqué Ime Archibong.

«Loin d’avoir fini» 

En mars 2018, un ancien employé de la société d’analyse de données britannique Cambridge Analytica (CA) a révélé qu’elle avait récolté à leur insu les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook aux États-Unis.

Des informations qui auraient permis d’élaborer des profils psychologiques pour les cibler ensuite avec des messages politiques, notamment en faveur du Brexit ou de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine en 2016.

L’agence de protection des consommateurs américaine a infligé en juillet une amende record de 5 milliards de dollars à Facebook pour avoir «trompé» ses utilisateurs sur le contrôle de leur vie privée, notamment lors de cette fuite massive de données personnelles.

«Nous sommes loin d’avoir fini» relate Ime Archibong à propos de l’investigation interne en cours. «Tous les mois, nous incorporons ce que nous avons appris et nous réexaminons les manières pour les développeurs d’utiliser nos plateformes», comme Instagram, réseau social plus axé sur les photos et vidéos, et la messagerie Messenger.

Il rappelle que la plateforme a restreint les possibilités pour les applications de collecter des données à moins de démontrer qu’elles servent à «améliorer l’expérience de l’utilisateur. (...) Les applis dont l’utilité est limitée, comme les jeux-questionnaires de personnalités, ne sont plus autorisées sur Facebook».

Actions en justice 

Certaines applications ont été suspendues parce qu’elles «n’ont pas répondu à nos requêtes demandant plus d’informations», précise-t-il, et quelques-unes ont été interdites, notamment pour «avoir partagé des données de façon inappropriée» ou «ne pas avoir protégé l’identité d’utilisateurs».

Facebook a aussi entrepris des actions en justice contre des sociétés qui refusent de coopérer ou qui ont créé des applications pour pirater les téléphones d’usagers.

Depuis l’éclatement du scandale de Cambridge Analytica, le réseau aux 2,4 milliards d’utilisateurs est soumis à une attention toute particulière, notamment de la part des gouvernements occidentaux, concernant l’usage et la gestion des données personnelles. Il fait face à plusieurs enquêtes aux États-Unis sur ce sujet ainsi que sur ses pratiques commerciales.

Le patron et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rencontré des élus au Congrès américain. Selon le sénateur Josh Hawley, il a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids de son réseau social.

Le modèle économique de Facebook repose sur la collecte de données des utilisateurs, qui sont anonymement agrégées et revendues aux annonceurs pour un ciblage publicitaire à la fois très fin et à très grande échelle.

Affaires

Trop-perçus d'Hydro-Québec : l'opposition veut entendre la Régie de l'énergie

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, balaie du revers de la main une requête de l’opposition visant à forcer la Régie de l’énergie à venir témoigner à l’Assemblée nationale.

Le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) se sont ligués, vendredi, pour exiger la venue de la Régie en commission parlementaire étudiant le projet de loi 34 sur les trop-perçus d’Hydro-Québec.

Rarement a-t-on vu un projet de loi faire autant l’unanimité contre lui, a souligné le député péquiste Sylvain Gaudreault en point de presse pour marquer la dernière journée des consultations.

Avec son projet de loi 34, le gouvernement Legault croyait pourtant avoir trouvé le moyen de clore la saga des trop-perçus. Il prétend redonner aux Québécois 1,5 milliard $, une affirmation contestée par pratiquement l’ensemble des groupes et experts venus témoigner.

Vendredi, le ministre Julien a affirmé avoir invité la Régie de l’énergie à comparaître en commission, mais celle-ci a refusé.

Son projet de loi - déposé le 12 juin dernier - permettrait de remettre 500 millions $ aux clients d’Hydro-Québec dès le début de 2020 et d’abolir le système annuel d’évaluation des tarifs d’électricité par la Régie de l’énergie. Au lieu de cela, les tarifs seraient gelés lors de la première année, puis fixés en fonction de l’inflation.

Au cours des quatre dernières années, les hausses de tarifs se sont plutôt situées en deçà de l’inflation, passant de 0,7 pour cent en 2016, à 0,7 pour cent en 2017, à 0,3 pour cent en 2018 et à 0,9 pour cent en 2019.

Après 2025, en vertu du projet de loi, Hydro-Québec devra demander à la Régie de l’énergie de fixer de nouveaux tarifs tous les cinq ans, et non chaque année, comme c’est le cas actuellement.

En juin, Hydro-Québec avait réagi en se déclarant «extrêmement satisfaite» des mesures proposées par le gouvernement.

L’opposition dénonce depuis lors la mise au rancart d’un important mécanisme de reddition de comptes et de transparence, et soupçonne que c’est une façon détournée pour le gouvernement de rehausser les tarifs.

«On dit que ce projet de loi n’est pas bénéfique pour les Québécois parce qu’il va faire augmenter leurs tarifs d’Hydro», a déclaré vendredi Ruba Ghazal, députée de QS.

«L’éléphant dans la pièce»

Selon Sylvain Gaudreault, la Régie de l’énergie doit venir éclairer les députés notamment sur les tendances du marché. Il est appuyé dans sa requête par Mme Ghazal et le libéral Saul Polo.

«L’éléphant dans la pièce, c’est la Régie de l’énergie, mais elle n’est pas avec nous», a déploré M. Gaudreault.

Il souligne que les commissions à l’Assemblée nationale ont le pouvoir de contraindre un groupe à venir témoigner, quitte à utiliser la sommation à comparaître. L’audience peut également être à huis clos, au besoin.

«Je ne connais pas les fins détails par rapport au pouvoir de contrainte, mais ce que je sais par exemple, c’est que plusieurs groupes ont été invités, certains ont décliné, d’autres ont accepté», s’est contenté de répondre M. Julien en mêlée de presse.

Sa pièce législative retire par ailleurs les obligations pour Hydro-Québec de faire autoriser par la régie les projets d’investissement en infrastructures et les autres initiatives de réorganisation du réseau de distribution d’électricité et de lui soumettre pour approbation ses programmes commerciaux.

Elle retire également l’obligation imposée à la Régie de l’énergie d’établir un mécanisme de réglementation incitative assurant la réalisation de gains d’efficience par le distributeur d’électricité et le transporteur d’électricité.

Question embarrassante

La question des trop-perçus - l’écart entre le rendement autorisé par la Régie de l’énergie et le rendement réel réalisé par Hydro-Québec - est embarrassante pour le gouvernement.

Dans l’opposition, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait calculé qu’entre 2008 et 2016, les Québécois avaient payé 1,5 milliard $ de plus que ce qu’ils auraient dû sur leur facture d’électricité. Elle exigeait le remboursement complet des trop-perçus, estimant qu’ils correspondaient à une «taxe déguisée».

Une fois au pouvoir, elle n’en a rien fait. Selon le premier ministre François Legault, les Québécois allaient de toute façon bénéficier de la réduction de la taxe scolaire et de la hausse des crédits d’impôt pour les familles, des mesures qui totalisent ensemble 1,5 milliard $ par année.

Jonatan Julien a déposé le projet de loi 34 «pour essayer de calmer le jeu, gagner du temps pour donner l’illusion à la population qu’à travers le projet de loi, les 1,5 milliard $ de trop-perçus (...) allaient être remboursés aux Québécois, a martelé M. Polo, vendredi. Ce projet de loi-là a été rédigé par Hydro-Québec pour Hydro-Québec.»

Affaires

Airbnb veut poser ses valises en Bourse en 2020

NEW YORK — Les millions d’utilisateurs d’Airbnb, géant de la location de logements touristiques entre particuliers, auront peut-être un jour l’opportunité de devenir propriétaires d’une partie des actions de l’entreprise : le groupe californien a annoncé son intention d’entrer en Bourse en 2020.

Dans un communiqué minimaliste, l’entreprise a fait jeudi part de ses objectifs boursiers, sans donner davantage de détails.

Créée en 2008, Airbnb fait partie des «licornes», ces start-up technologiques valant plus d’un milliard de dollars avant même leur introduction boursière.

Basée à San Francisco, la plateforme, emblème de l’économie du partage au même titre qu’Uber, Lyft et WeWork, a pris son essor peu après la crise financière de 2007.

Elle propose aujourd’hui «plus de six millions de lieux uniques dans près de 100 000 villes et 191 pays», selon le site de l’entreprise, cofondée et dirigée par Brian Chesky.

En quelques clics, les utilisateurs peuvent réserver des logements entiers, des chambres privées ou des chambres partagées à travers le monde, généralement pour des séjours de courte durée.

Populaire auprès de millions de touristes pour ses prix jugés attractifs, Airbnb s’est attiré les foudres de nombreux professionnels de l’hôtellerie, qui l’accusent de réduire leurs parts de marché et réclament aux autorités un meilleur contrôle des activités de la compagnie américaine.

Plusieurs municipalités ont réagi, reprochant à l’entreprise de ne pas respecter les obligations qui régissent la location d’appartements privés. En février, la mairie de Paris a ainsi assigné en justice la plateforme, passible d’une amende de 12,5 millions d’euros pour avoir mis en ligne 1000 logements non enregistrés.

Ces dernières années, le groupe a cherché à diversifier son activité, se lançant notamment dans la réservation de restaurants et mettant à disposition de ses utilisateurs des «expériences», où des tiers peuvent proposer des activités payantes.

En juin, le groupe a également ouvert une plateforme de location en ligne de maisons et villas de luxe.

Contexte difficile

Airbnb a affirmé mercredi avoir dégagé un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de dollars au deuxième trimestre 2019 pour la deuxième fois depuis sa création.

L’entreprise n’a toutefois pas donné d’indication sur un éventuel bénéfice. L’agence financière Bloomberg avait rapporté au début de l’année qu’Airbnb avait affiché un bénéfice d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement (Ebitda) en 2017 et 2018.

Son arrivée prochaine sur les marchés se fera dans un contexte difficile pour ces jeunes pousses, qui bouleversent les secteurs économiques.

WeWork, qui a révolutionné les bureaux partagés, a en effet décidé mardi de repousser son entrée à Wall Street «d’ici à la fin de l’année», alors que la valeur de l’entreprise a fondu de plus de moitié en quelques mois, suscitant les interrogations des investisseurs.

De leur côté, les spécialistes de la réservation de voiture avec chauffeur Lyft et Uber, qui ont connu leur baptême du feu boursier respectivement en mars et en mai, ont vu leurs titres s’effondrer. Depuis leur arrivée à Wall Street, les actions des deux groupes ont dégringolé d’environ 24 %.

De façon générale, les marchés s’interrogent sur le modèle économique de ces sociétés, qui alignent les pertes depuis leur création et ne parviennent toujours pas à convaincre qu’elles peuvent gagner de l’argent en dépit de lourds investissements.

Affaires

Google signe des contrats records d'approvisionnement en énergie renouvelable

SAN FRANCISCO — Google a annoncé jeudi avoir signé 18 nouveaux accords énergétiques dans l’éolien et le solaire, représentant 1600 megawatts (MW) en tout, afin de continuer à compenser entièrement sa consommation d’électricité annuelle avec des énergies renouvelables.

«Une fois que l’ensemble de ces projets seront réalisés, notre portefeuille en énergies sans carbone produira autant d’électricité qu’une ville comme Washington D.C. ou des pays comme l’Uruguay ou la Lituanie», indique Sundar Pichai, le patron du géant des technologies, dans un communiqué.

Les nouveaux projets comportent des investissements aux États-Unis, au Chili et en Europe et vont notamment entraîner la construction de millions de panneaux solaires et d’éoliennes.

Ils permettent à Google d’augmenter son portefeuille d’accords en énergies éolienne et solaire de plus de 40 % pour atteindre 5500 MW.

«Depuis 2017, nous sommes la première entreprise de notre taille à compenser intégralement sa consommation d’électricité annuelle avec des énergies renouvelables», déclare Sundar Pichai. «Par conséquent, nous sommes devenus le premier acheteur privé en énergies renouvelables dans le monde», précise-t-il.

Le moteur de recherche doit notamment alimenter ses centres de données («data center»), des infrastructures qui consomment beaucoup d’énergie car les serveurs ont sans cesse besoin d’être refroidis.

En 2018, d’après le cabinet Gartner, Google s’est classé à la quatrième position des fournisseurs de cloud (informatique à distance) avec 4 % de part de marché, loin derrière Amazon (47,8 %), Microsoft (15,5 %) et Alibaba (7,7 %), mais son service a enregistré des revenus en hausse de 60% sur un an.

Affaires

Chine : la banque centrale abaisse un de ses taux d'intérêt

PÉKIN — La Banque centrale chinoise a annoncé vendredi une légère baisse d’un des taux préférentiels qu’imposent les banques commerciales à leurs clients, une mesure destinée à soutenir une économie à la peine en pleine guerre commerciale avec Washington.

Le nouveau taux de référence à un an des prêts bancaires (LPR) a été fixé à 4,2 % contre 4,25 % en août, a annoncé la banque centrale sur son site internet.

Pour sa part, le LPR à cinq ans reste inchangé à 4,85 %.

Ce nouvel assouplissement monétaire était largement attendu, la conjoncture ne cessant de s’assombrir dans la deuxième économie mondiale.

Entre autres, les exportations chinoises - un pilier de la croissance - ont chuté de 1 % en août (contre +3,3 % le mois précédent) et la production industrielle est tombée à son rythme le plus faible depuis 17 ans.

L’économie chinoise est confrontée depuis plus d’un an à un bras de fer commercial avec Washington, qui s’est déjà traduit par l’imposition mutuelle de droits de douane supplémentaires sur des centaines de milliards de dollars d’échanges bilatéraux.

La banque centrale «a clairement indiqué ces derniers mois que sa principale préoccupation n’était pas le coût du crédit, mais l’accès au crédit pour les entreprises privées», désavantagées au profit des grands groupes publics souvent peu rentables, relèvent dans une note les analystes du cabinet Trivium China, basé à Pékin.

Début septembre déjà, la banque centrale avait annoncé une baisse des dépôts que les banques sont obligées de garder dans leurs coffres, une mesure censée leur permettre de prêter davantage aux entreprises, confrontées à un ralentissement économique.

Mais «l’impact sur l’activité économique sera marginal», tempère l’analyste Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics.

La croissance du PIB chinois a atteint 6,2% sur un an au second trimestre, soit son niveau le plus bas depuis au moins 27 ans.

Affaires

Une invention latuquoise pour rouler la neige au lieu de la pousser

La Tuque — Deux entrepreneurs latuquois viennent de lancer une nouvelle gratte à neige, qui espère-t-on, pourrait révolutionner le marché. Francis Michaud et Paul Duchesneau souhaitent, avec leur produit 100 % québécois, améliorer de façon significative les performances des grattes à neige.

«On est fiers et pas à peu près. On a réussi même si ce n’est pas toujours évident. Il a fallu s’investir au maximum», lance Paul Duchesneau.

Techno

Zuckerberg refuse de vendre Instagram et WhatsApp

Le patron fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rejeté lors d’une visite au Congrès américain l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids du géant Facebook, selon un élu.

La visite de M. Zuckerberg à Washington a été rythmée par des rencontres privées avec des élus et une entrevue à la Maison-Blanche avec le 45e président des États-Unis.

«Bonne rencontre avec Mark Zuckerberg de Facebook dans le Bureau ovale aujourd’hui», a simplement indiqué Donald Trump sur le premier réseau social au monde jeudi soir, accompagnant son message d’une photo où l’on voit les deux hommes se serrer la main. Il n’a pas apporté davantage de détails sur la teneur de leurs discussions.

Au Congrès américain dans la même journée, Mark Zuckerberg a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp, a affirmé le sénateur républicain qui le lui a suggéré.

«Nous avons eu une conversation franche», a tweeté le sénateur Josh Hawley, l’un des critiques les plus virulents de Facebook, après sa réunion à huis clos avec son patron fondateur.

«Je l’ai mis au défi de faire deux choses pour montrer que Facebook est sérieux sur les questions de l’impartialité, de la protection des données personnelles et de la concurrence», a ajouté le sénateur Hawley :

«1) Vendez Whatsapp et Instagram 2) Soumettez-vous à un audit indépendant, extérieur sur la question de la censure. Il a répondu non aux deux», a dit le sénateur, qui avait déjà poursuivi le réseau de ses foudres quand il était procureur général du Missouri.

Mercredi soir, M. Zuckerberg avait rencontré en privé d’autres élus lors d’un dîner animé, a confié le sénateur démocrate Mark Warner.

«Il nous reste un long chemin à parcourir, mais j’apprécie sa sincérité et le fait qu’il ait pris nos inquiétudes au sérieux. J’espère que nous pourrons travailler ensemble pour répondre à ces défis», a-t-il tweeté.

«Il s’en est pris plein les oreilles de la part de nombreux collègues», a précisé M. Warner sur Yahoo Finances.

S’il veut une plus stricte régulation, M. Warner a précisé qu’il n’était pas, pour l’instant, partisan de démanteler le géant Facebook.

«Je ne suis pas encore avec certains de mes amis qui veulent aller directement jusqu’à casser» le groupe, a-t-il dit sur Fox Business Network.

Le jeune magnat de la tech et les élus ont évoqué «de nombreux sujets», selon M. Warner, notamment la protection des données personnelles, la transparence, les contenus racistes, les moyens de mieux authentifier les identités ou encore les cryptomonnaies.

Le Congrès planche sur une législation protégeant mieux la vie privée face aux géants de l’internet, pour qui les données personnelles sont souvent la principale source de revenus.

Fin juillet, les autorités fédérales américaines avaient imposé à Facebook, qu’elles accusent d’avoir «trompé» ses utilisateurs, un contrôle indépendant de la manière dont il traite les données personnelles, en plus d’une amende record de cinq milliards de dollars.

Affaires

Une terre agricole perdrait sa vocation pour «création de richesse»

Le gouvernement Legault invoque la «création de richesse» pour justifier son droit de sacrifier un vaste territoire agricole en Montérégie.

La Presse rapportait jeudi que le gouvernement caquiste allait contourner la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) pour décider lui-même s'il offrira une terre agricole de 94 hectares à un investisseur industriel, dans la municipalité de Beauharnois.

Le terrain qui appartient à Hydro-Québec pourrait ainsi potentiellement être dézoné, donc perdre son statut protégé de terre agricole, puis vendu à Google, selon ce qui a été rapporté. La CPTAQ avait d'abord antérieurement refusé une demande de dézonage présentée par la Ville de Beauharnois.

Au cours d'une brève mêlée de presse jeudi matin, le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne, a d'abord expliqué que la loi lui permet de dessaisir la CPTAQ de certains dossiers.

«Il peut arriver qu'un gouvernement agisse ainsi dans un contexte où un terrain pourrait avoir un fort potentiel stratégique en matière de développement économique et de création de richesse», a-t-il déclaré, laissant ainsi entendre que ce lot est très convoité.

M. Lamontagne a toutefois ajouté qu'il n'avait «pas de dossier à annoncer», donc pas de dénouement immédiat dont il pourrait faire part.

L'attachée de presse du ministre, Laurence Voyzelle, n'a pas donné suite à nos questions concernant le processus en cours, ou la marche à suivre par le gouvernement une fois qu'il reprend un dossier de la CPTAQ.

«Lorsque le gouvernement dessaisit un dossier de la CPTAQ, cela n'affecte pas le statut du territoire concerné», qui reste donc agricole pour l'instant, a-t-elle écrit.

«Puisqu'aucun scénario n'est fixé, il est prématuré de s'avancer sur les étapes d'un processus potentiel», a-t-elle poursuivi.

Les questions adressées à la Commission n'ont pas trouvé de réponse non plus, par exemple sur le motif de son premier refus. La CPTAQ exige qu'on lui achemine des questions par écrit et 48 heures avant d'y répondre.

Affaires

La Caisse de dépôt investit 53 M$ dans le site web Neuvoo

MONTRÉAL — La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé jeudi avoir investi 53 millions $ dans le site de recherche d’emplois Neuvoo, espérant ainsi permettre à l’entreprise de poursuivre son expansion vers de nouveaux marchés et l’optimisation de sa plateforme, qui s’appuie notamment sur l’intelligence artificielle.

L’investissement du bas de laine des Québécois est réalisé à même le capital-actions de Neuvoo. Cette dernière entend utiliser l’argent pour embaucher plus de 100 personnes en Amérique du Nord au cours de la prochaine année, pendant laquelle elle prévoit doubler ses revenus, a indiqué son cofondateur Lucas Martinez.

Avec sa capacité à intégrer différents algorithmes à son site, Neuvoo est devenue «une des seules plateformes de recherche d’emploi ayant la capacité de créer un inventaire complet et précis des postes affichés sur l’ensemble du web», a expliqué dans un communiqué la CDPQ.

Neuvoo affiche en moyenne 30 millions d’emplois et compte 70 millions de visites par mois dans le monde. Elle prévoit franchir le cap des 100 millions de visiteurs d’ici janvier. Son chiffre d’affaires annuel dépasse 75 millions $, et elle est présente dans 77 pays depuis son siège social montréalais et ses bureaux en Europe et en Amérique latine.

L’investissement de la Caisse de dépôt a été réalisé par l’entremise du Fonds CDPQ-IA, créé plus tôt cette année.

«Par cette transaction, la Caisse appuie une entreprise de la nouvelle économie en forte croissance qui a su se démarquer et prendre une position de leader à l’international grâce à l’intégration réussie de l’intelligence artificielle», a affirmé dans le communiqué le premier vice-président et chef des investissements au Québec et à la planification stratégique globale, Charles Émond.

Affaires

La Ville de Québec et Énergir signent un contrat de 100 M$

La Ville de Québec a scellé une entente de 100 millions $ sur 20 ans pour la vente du gaz naturel produit par la future usine de biométhanisation.

L’idée de rentabiliser le gaz naturel issu de la biométhanisation ne date pas d’hier. La première mouture de l’usine qui sera construit d’ici 2022 dans le secteur Limoilou prévoyait la vente de gaz à Énergir (autrefois Gaz Métro) pour une valeur de 20 millions $ sur 20 ans.

L’amélioration du procédé de biométhanisation permet d’augmenter de 50 % la production de gaz naturel, ainsi donc d’augmenter la valeur du contrat. Par le fait même, la Ville efface une partie de la hausse d’exploitation liée à la bonification du projet, dont le prix d’implantation passe de 124,5 à 190 millions $. Le coût passe de 11,4 $ à 7,2 millions $, une diminution de 4,2 millions $ par an.

Le montant de 100 millions $ annoncé est basé sur une capacité maximale de production, ce qui n’est pas encore gagné. «C’est une estimation de ce qu’on pourrait vendre à Énergir», explique le maire de Québec, Régis Labeaume. Notre défi est de convaincre les citoyens d’utiliser leur bac brun et d’avoir assez de matériel pour être en capacité maximale de production», ajoute-t-il.

«À pleine capacité, c’est 10 millions de mètres de cube (de gaz) renouvelable par année produit, précise Carl Desharnais du service des projets industriels et de la valorisation à la Ville de Québec. C’est l’équivalent en réduction de gaz à effet de serre au retrait de 4000 à 5000 voitures par année sur les routes.»

Environ moitié de la capacité de production, 96 000 tonnes, provient de la bioméhtanisation des boues municipales provenant des usines de traitement d’eau. L’autre moitié, estimée à 86 000 tonne, provient des résidus alimentaires. C’est là que la Ville devra investir pour convaincre les citoyens de participer.

La présidente et chef de la direction d’Énergir, Sophie Brochu, était visiblement heureuse de cette entente. «La biométhanisation existe en Europe depuis longtemps. L’électricité, c’est extraordinaire, mais ça ne fait pas tout. On a besoin de toutes les formes d’énergie renouvelable», mentionne celle qui y voit l’émergence d’une nouvelle filière. Selon elle, cet achat de gaz naturel renouvelable cadre avec les exigences gouvernementales de développer des énergies plus vertes.

Affaires

Transcontinental vend la plupart de ses médias spécialisés, dont «Les Affaires»

MONTRÉAL — La sortie quasi complète du secteur des médias de TC Transcontinental, qui vend la majorité de ses publications spécialisées et activités événementielles, dont «Les Affaires», se traduira par une vingtaine de licenciements ainsi qu’une importante réduction de la fréquence de publication du journal économique.

À la suite des deux transactions annoncées jeudi avec Groupe Contex et Newcom Media, dont les montants n’ont pas été dévoilés, l’entreprise ne conservera que le groupe d’édition pédagogique TC Média Livres et le Groupe Constructo.

La plupart des actifs passent dans le giron de Groupe Contex, une entreprise événementielle et médiatique dirigée par Pierre Marcoux -le fils du fondateur de Transcontinental, Rémi Marcoux -, qui met la main sur «Les Affaires», «Les Affaires Plus», Les Événements Les Affaires, le site internet Acquizition.biz., «Benefits Canada», «Avantages», «Canadian Investment Review», «Canadian Institutional Investment Network» et Contech.

«Sous ces marques, on organise 75 conférences, cinq salons commerciaux et nous organisons des dizaines de formations dans le monde des affaires», a expliqué M. Marcoux, au cours d’un entretien téléphonique.

Celui qui a été nommé à la tête de TC Média en janvier 2018 estime que l’aspect événementiel constitue le «fer de lance» de son groupe d’environ 100 employés, qui est «profitable, rentable et qui peut continuer de croître» grâce à cette stratégie.

Les publications imprimées, qui sont confrontées à une érosion des revenus publicitaires, semblent donc plus complémentaires, ce qui fait en sorte que «Les Affaires», qui doit publier 26 numéros cette année, n’en publiera que 14 l’année prochaine. Le journal économique avait été acquis par Rémi Marcoux en 1979.

En ce qui a trait aux abolitions de postes, une quinzaine de personnes rattachées aux publications vendues vont perdre leur gagne-pain. Près de la moitié de ces licenciements découlent de la diminution de la fréquence de publication chez «Les Affaires». Six autres mises à pied concernent des travailleurs affectés, chez Transcontinental, à des services partagés de comptabilité et de marketing, entre autres.

M. Marcoux, qui continuera à siéger au conseil d’administration de Transcontinental même s’il n’est plus à l’emploi de l’entreprise, a expliqué avoir manifesté son intérêt il y a environ un an.

«J’étais le seul (acquéreur), a-t-il expliqué. J’ai offert (à Transcontinental) la pleine valeur pour ces produits. C’est une transaction qui est passée par un comité spécial formé par le conseil d’administration.»

De son côté, Newcom Media obtient les publications «Finance et Investissement», «Investment Executive», «Advisor’s Edge» et «Conseiller», qui comptent 42 employés. Établie à Toronto, l’entreprise est propriétaire de nombreuses publications spécialisées notamment dans le domaine du camionnage, de l’industrie automobile, de l’assurance ainsi que de la santé.

La compagnie avait acquis «Canadian Insurance Top Broker» des mains de Transcontinental. Le président de Newcom, Joe Glionna, a indiqué dans un courriel ne pas être disponible pour des entrevues, puisqu’il devait rencontrer ses nouveaux employés.

En vertu d’ententes pluriannuelles, Transcontinental continuera d’imprimer les publications vendues.

L’éditeur et imprimeur n’a pas voulu préciser les revenus générés par les actifs vendus jeudi. Toutefois, dans le passé, son président et chef de la direction, François Olivier, avait évoqué le chiffre de 100 millions $, ce qui tenait compte de TC Média Livres et Constructo.

Pour Transcontinental, cette transaction s’inscrit dans le délestage de ses activités médiatiques alors que la société mise de plus en plus sur l’emballage souple - un secteur où elle a acquis l’an dernier la firme d’emballage Coveris Americas pour 1,32 milliard $ US.

Néanmoins, l’intérêt de M. Marcoux pour la majorité des actifs fait en sorte qu’il était «naturel» pour Transcontinental de conclure une transaction avec lui, selon une porte-parole de la société, Katherine Chartrand.

«Il était aussi à la tête de ces publications, a-t-elle expliqué. Donc, la vérification diligente a été beaucoup plus simple.»

Grâce à Coveris, plus de la moitié des revenus générés par Transcontinental devraient provenir de son secteur de l’emballage souple au terme de l’exercice 2019. Depuis la création de l’entreprise en 1976, sa pierre angulaire était l’impression commerciale.

Affaires

Jeff Bezos promet qu’Amazon remplira ses engagements climatiques avec 10 ans d’avance

WASHINGTON - Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon et l’homme le plus riche du monde, a mis tout le poids du géant de la distribution en ligne dans une campagne pour aider à remplir avec 10 ans d’avance les engagements climatiques de l’accord de Paris.

«Mon engagement est de remplir les objectifs de l’accord de Paris avec 10 ans d’avance et Amazon est le premier sur la liste», qui doit associer d’autres entreprises, a expliqué Jeff Bezos au cours d’une conférence de presse à Washington, en présentant cette nouvelle initiative appelée «The Climate Pledge» (L’engagement climat).

«Nous voulons nous servir de notre influence et de notre taille pour montrer la voie», a souligné M. Bezos, promettant qu’Amazon aurait des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040.

Amazon, qui a bâti son succès sur un énorme réseau logistique de transport routier pour assurer des livraisons de plus en plus rapides, est un gros producteur de gaz à effet de serre, les principaux coupables du changement climatique.

Les fermes de serveurs d’Amazon, qui a fait de l’informatique dématérialisée une autre source très importante de profits, sont elles aussi extrêmement gourmandes en énergie.

«Si une entreprise avec autant d’infrastructures physiques que la nôtre --qui livre plus de 10 milliards de colis par an-- peut remplir les objectifs de l’accord de Paris 10 ans plus tôt, alors toutes les entreprises peuvent le faire», a affirmé M. Bezos, soulignant que d’autres patrons lui avaient fait part de leur intérêt à se joindre à cette initiative.

«Les grandes entreprises qui signeront ‘The Climate Pledge’ enverront un signal fort au marché pour rappeler qu’il est temps d’investir dans les produits et services dont les signataires auront besoin pour respecter leurs engagements», a-t-il ajouté.

The Climate Pledge exigera de ses signataires une approche scientifique de leurs émissions de gaz à effet de serre, avec des mesures et des déclarations régulières. Les entreprises adhérentes devront aussi mettre en place des stratégies de «décarbonisation» et arriver à neutraliser les émissions résiduelles «avec des compensations supplémentaires, quantifiables, réelles, permanentes et socialement bénéfiques pour atteindre des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040», précise un communiqué d’Amazon.

Camionnettes électriques

M. Bezos a indiqué que son entreprise allait commander 100.000 camionnettes électriques à l’entreprise américaine Rivian, dont les premières seront opérationnelles dès 2021.

Selon le directeur opérationnel d’Amazon Dave Clark, il s’agit de la plus importante commande de véhicules de livraison électriques jamais faite.

La totalité de la flotte sera déployée en 2030, selon un porte-parole du groupe. M. Bezos avait évoqué précédemment la date de 2024.

Amazon s’est aussi engagé jeudi à atteindre 80% d’énergie renouvelable d’ici 2024 et 100% d’énergie renouvelable d’ici 2030 pour arriver à la neutralité carbone d’ici 2040.

L’entreprise a aussi annoncé un investissement de 100 millions de dollars dans la «restauration et la protection des forêts, des zones humides et des tourbières en partenariat avec The Nature Conservancy», une ONG américaine.

«La science est claire: les forêts, les prairies et les zones humides en bonne santé sont les outils les plus efficaces pour faire face au changement climatique, mais nous devons agir maintenant pour développer les solutions climatiques naturelles», a déclaré Sally Jewel, directrice par intérim de l’ONG, citée dans le communiqué d’Amazon.

L’annonce de M. Bezos intervient à quelques jours d’un sommet spécial de l’ONU sur le climat qui réunira lundi à New York plusieurs chefs d’État et de gouvernement.

Lors de ce sommet organisé par le patron de l’ONU Antonio Guterres, les dirigeants de la planète sont appelés à renforcer leurs engagements pour limiter le réchauffement du globe à 1,5°C ou 2°C, par rapport à la période préindustrielle, au 19e siècle.

Plus d’un millier d’employés de M. Bezos ont annoncé qu’ils allaient débrayer vendredi dans le cadre d’un appel international à manifester pour la lutte contre le changement climatique.

Dans un rapport de 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) avertissait que pour contenir le réchauffement climatique, les émissions de CO2 devaient chuter bien avant 2030 (-45% d’ici 2030) et le monde atteindre une neutralité carbone en 2050.

Affaires

Toni Gravelle, nouveau sous-gouverneur de la Banque du Canada

OTTAWA — La Banque du Canada a annoncé jeudi la nomination de Toni Gravelle au poste de sous-gouverneur.

À compter du 1er octobre, M. Gravelle occupera le poste laissé vacant par Lynn Patterson, qui a pris sa retraite au cours de l'été.

M. Gravelle rejoindra ainsi le conseil de direction, qui établit l'orientation stratégique de la banque centrale et constitue l'organe de décision chargé des politiques de l'institution.

Ces quatre dernières années, M. Gravelle a occupé le poste de directeur général du département des marchés financiers de la Banque du Canada, qu'il a rejoint pour la première fois en 1996.

Originaire de North Bay, en Ontario, le titulaire d'un baccalauréat et d'un doctorat en économie de l'Université Western aidera désormais à superviser les activités du système financier de la banque.

Le gouverneur Stephen Poloz a souligné dans un communiqué que la connaissance approfondie des marchés, le sens du leadership reconnu et l'esprit novateur de M. Gravelle seraient «des atouts précieux pour la conduite de la politique monétaire et la promotion de la stabilité financière».

Affaires

Adopreneurs: des ados avec la bosse des affaires

Quand elle était en cinquième secondaire, Annie Fortin était bien embêtée de formuler un choix de carrière dans un examen. «Finalement, j’avais écrit : “Je veux un ordinateur, des clients, des beaux crayons, du parfum, un char et du beau linge”, raconte-t-elle en riant. Ce que je voulais, au fond, c’était être entrepreneure, mais je ne savais pas que c’était ça.»

Il lui a fallu trois emplois marquants, où elle a gravi rapidement les échelons, et une vingtaine d’années avant qu’un patron avisé ne lui signale qu’elle était faite sur mesure pour l’entrepreneuriat. Et c’est un peu en pensant à la jeune fille qu’elle a été que la présidente et chef de la direction du Groupe Structura a lancé le projet Adopreneurs, une concentration d’études pour les élèves du secondaire, à l’image des sports-études et autres. 

«Des programmes entrepreneuriaux, il y en a beaucoup à partir du cégep. Moi, je veux cibler les perles entrepreneuriales, parce qu’on en a, et les outiller, leur faire vivre c’est quoi. Si je suis capable de leur sauver des chemins difficiles, et leur faciliter la tâche…  Ce sont eux nos dirigeants de demain», rappelle la femme d’affaires. Elle estime qu’il n’est jamais trop tôt pour enseigner les notions de base de l’entrepreneuriat aux jeunes. Certains ont déjà un appétit réel pour le sujet, et surtout, des idées vraiment intéressantes. Elle ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à propos de l’ambassadrice du projet, Marie-Philippe Benoît, une jeune étudiante au cégep en gestion commerciale qui cumule déjà de nombreuses distinctions dans le monde des affaires.

De la théorie et du concret

Le projet-pilote a débuté avec la rentrée à l’École secondaire Saint-Jean-Eudes, où un groupe de 27 jeunes de cinquième secondaire apprend les rouages de l’entrepreneuriat avec un enseignant de l’endroit qui a accepté de relever le mandat. Parmi les modules au cursus : qu’est-ce qu’un entrepreneur, l’ADN d’une entreprise, les aspects juridiques, les plans d’affaires, financiers, marketing, etc. Des stages sont aussi prévus, et ils se passeront pour cette année dans les différentes entreprises rassemblées au sein du Groupe Structura, qui se trouvent à couvrir toutes les sphères de la gestion d’une PME. 

Les élèves auront aussi l’occasion de développer un projet entrepreneurial, et trois de ces projets seront choisis à la fin de l’année par un jury de gens du milieu. «Je veux amener ces jeunes à vraiment réaliser leur projet d’affaires. J’ai tout ce qu’il faut dans mon écosystème pour les lancer et les supporter», soutient Annie Fortin.

À terme, elle aimerait qu’un concours du genre de Secondaire en spectacle s’organise à travers la province, mais pour les projets entrepreneuriaux des élèves. Elle aimerait aussi que la concentration commence tranquillement à s’implanter à partir de la troisième secondaire. 

Voilà pour le rêve, mais en attendant, il y a déjà cinq écoles privées qui se sont montrées intéressées à intégrer Adopreneurs à leur cursus. Des partenaires financiers ont aussi levé la main, puisque pour le moment, l’initiative est entièrement financée par le Groupe Structura. Le projet-pilote de cette année servira à monter le dossier pour pouvoir éventuellement intégrer la concentration dans le système public. 

Bref, il y a encore bien du pain sur la planche, mais Annie Fortin nourrit un enthousiasme propre à déplacer des montagnes. «Les jeunes sont vraiment allumés. Ils sont à un autre niveau», lance-t-elle, visiblement impressionnée par l’intérêt des adolescents. 

Affaires

Tim Hortons: fini les burgers sans viande au Canada [VIDÉO]

TORONTO — Tim Hortons retirera ses produits de «viande» de protéines végétales dans des milliers de ses restaurants canadiens, à peine trois mois après les avoir ajoutés à son menu.

La société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International (RBI), a indiqué qu’elle retirait des menus de tous ses restaurants les hamburgers garnis de boulettes du producteur de protéines végétales Beyond Meat. Pour leur part, les sandwichs de petit-déjeuner avec saucisses végétales ne seront désormais offerts qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, en raison de la «réaction positive» des clients de ces provinces.

Cette décision n’est pas surprenante compte tenu de la spécialisation première de Tim Hortons, soit la vente de café et de beignes, mais c’est un revers pour le producteur californien Beyond Meat, a souligné Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politique alimentaire à l’Université Dalhousie, à Halifax.

«Une mauvaise nouvelle»

«Je vois cela comme une mauvaise nouvelle pour Beyond Meat, absolument, car cela pourrait nuire à la marque au Canada. Tim Hortons n’est pas un petit joueur», a-t-il noté lors d’une entrevue.

La décision de Tim Hortons, qui semble s’appuyer sur les volumes de ventes, pourrait indiquer que Beyond Meat atteint un niveau de saturation sur le marché canadien, après avoir été adopté par les restaurants A&W et largement offert dans les supermarchés, a-t-il indiqué.

«Nous sommes toujours à l’écoute de nos clients et testons une grande variété de produits à travers le pays», a affirmé dans un courriel la porte-parole de la chaîne, Jane Almeida.

«Comme pour toute offre d’une durée limitée, nous pourrions explorer la possibilité de proposer de nouveau le produit dans d’autres provinces à une date ultérieure, en fonction des commentaires des clients.»

Tim Hortons a annoncé en mai qu’elle testerait ses trois sandwichs Beyond Meat pour le petit-déjeuner dans certains restaurants.

En juin, la société a annoncé que ces produits seraient déployés dans les quelque 4000 restaurants Tim Hortons du pays, avant d’ajouter en juillet qu’elle proposerait également des hamburgers garnis de boulettes Beyond Meat.

La société n’avait alors fait aucune mention du fait que ces nouveaux produits étaient offerts pour une durée limitée.

Cependant, lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du deuxième trimestre, le mois dernier, le chef de la direction de RBI, Jose Cil, avait laissé entendre que ces produits n’étaient peut-être pas un ajout permanent au menu de la chaîne.

«Nous avons examiné le hamburger Beyond Meat ainsi qu’une sorte d’offre à durée limitée pour voir la réaction (des clients), et nous sommes encouragés par certains de leurs comportements», a-t-il affirmé, selon la transcription de la téléconférence publiée par la société de données financières Refinitiv.

«Mais en fin de compte, nous sommes vraiment une entreprise de café et de pâtisseries avec une très bonne offre de sandwichs avec des soupes et d’autres produits qui vont de soi pour nos restaurants, et nous allons continuer à travailler là-dessus.»

Selon Mme Almeida, le Beyond Burger continuera à être offert pour une durée limitée partout au pays, sans donner davantage de précisions. Les sandwichs de petit-déjeuner seront offerts jusqu’à épuisement des stocks hors de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

Affaires

Couche-Tard veut être un incontournable dans le marché du cannabis

Alimentation Couche-Tard veut être l’un des «acteurs incontournables» dans le marché nord-américain du cannabis et compte se servir du Canada, où la consommation de cette substance à des fins récréatives est légale, pour atteindre cet objectif.

Mais le savoir-faire développé par l’exploitant de dépanneurs et de stations-service échappera au Québec, où les ventes s’effectuent par l’entremise de la Société québécoise du cannabis, a déploré le fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard, mercredi, au cours d’une entrevue en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait à Laval.

«Je crois que c’est dommage pour le Québec parce que cette expertise s’en ira à l’extérieur du Québec, a-t-il dit, aux côtés du président et chef de la direction du détaillant, Brian Hannasch, et du chef de la direction financière, Claude Tessier. Lorsque nous allons déployer un réseau aux États-Unis ou toute autre expérience en sol américain, cela se fera depuis l’extérieur du Québec.»

Dans le passé, l’homme d’affaires avait dénoncé à plus d’une reprise les incursions du gouvernement dans le secteur du commerce de détail et critiqué la Société des alcools du Québec pour son monopole.

Incapable de percer le marché québécois du cannabis, la multinationale a plutôt décidé de se tourner vers Fire & Flower, en investissant dans ce détaillant albertain dans le cadre d’une transaction qui pourrait lui permettre, à terme, d’acquérir une participation majoritaire dans cette société. Cela s’ajoute à son partenariat déjà en vigueur avec le géant canadien du cannabis Canopy Growth entourant l’exploitation de boutiques privées.

Les États-Unis dans la mire

Même si le marché du cannabis récréatif en est encore à ses balbutiements, Couche-Tard désire faire ses classes afin de mettre sur pied une stratégie prête à être déployée ailleurs, où la réglementation le permet, a expliqué M. Bouchard.

«C’est encore tout petit, a-t-il lancé. Nous allons apprendre de cela et je crois vraiment que nous pouvons réussir.»

L’entreprise a bien entendu les yeux tournés vers les États-Unis, où la consommation récréative est légale dans 13 États, mais elle doit prendre le temps de bien connaître les règles du jeu, a expliqué M. Hannasch, qui croit que Couche-Tard est bien outillée en matière de vente de produits soumis à un âge minimal.

Couche-Tard a déjà commencé à vendre des produits au cannabidiol — un des composés du cannabis — dans certains de ses établissements aux États-Unis et en Irlande.

«C’est un peu le Far West, mais je crois que nous avons une place dans ce marché, a souligné M. Hannasch. Mais ce n’est que le début.»

D’ici 2023, la multinationale souhaite doubler son résultat avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA), qui a été d’environ 4 milliards $ l’an dernier. Elle n’a toutefois pas identifié la marijuana comme un vecteur de croissance dans son plan stratégique en raison des nombreuses incertitudes réglementaires.

M. Hannasch n’a pas caché que le marché de la marijuana récréative pourrait toutefois faciliter la tâche de la société, qui exploite actuellement un réseau d’environ 16 000 points de vente au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine, en Asie ainsi qu’au Moyen-Orient.

Affaires

L’inflation fléchit en août au Canada

OTTAWA — L’inflation annuelle du Canada a légèrement fléchi pour s’établir à 1,9 pour cent en août, sous l’effet de la baisse des prix de l’essence.

L’inflation était suffisamment ferme pour rester proche de l’objectif idéal de 2,0 pour cent de la Banque du Canada, et le mois d’août était le sixième mois consécutif où la croissance des prix atteignait au moins 1,9 pour cent.

La stabilité des prix, en soi, n’exerce aucune pression sur la Banque du Canada pour qu’elle ajuste ses taux d’intérêt.

En excluant les prix à la pompe, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,4 pour cent par rapport à l’année précédente, a indiqué mercredi Statistique Canada. Les prix du gaz naturel ont baissé de 10,2 pour cent le mois dernier, après une baisse de 6,9 pour cent en juillet.

La baisse des prix de l’hébergement des voyageurs, des services d’accès à internet et des meubles a également amoindri la croissance des prix le mois dernier par rapport à l’année précédente.

D’un mois à l’autre, le prix du porc a diminué de 2,7 pour cent, alors que les produits du porc canadien sont soumis à des restrictions plus sévères sur le marché clé qu’est la Chine. Les consommateurs ont également payé 6,5 pour cent de moins pour les légumes frais - la plus forte baisse en cinq ans -, la hausse temporaire des prix attribuable au mauvais temps dans les régions de culture ayant diminué.

La pression à la hausse sur les prix à la consommation, d’une année à l’autre, était principalement attribuable à l’augmentation des prix des billets d’avion, des intérêts hypothécaires et de l’assurance auto.

Le coût du transport aérien a augmenté de 10,3 pour cent en août. L’augmentation est en grande partie liée à l’impact de l’immobilisation au sol des aéronefs de modèle Boeing 737 Max pendant la saison estivale, a indiqué le rapport.

Les prix du gaz naturel ont augmenté de 5,8 pour cent le mois dernier, après avoir progressé de 3,2 pour cent en juillet.

La moyenne des trois indicateurs canadiens de l’inflation de base, considérée comme de meilleures mesures des pressions sous-jacentes sur les prix puisqu’elles excluent les éléments volatils tels que l’essence, a atteint l’objectif de 2,0 pour cent de la banque centrale. Cette moyenne s’était établie à 2,03 pour cent en juillet.

«En gros, c’est le statu quo pour la Banque du Canada», a estimé Derek Holt, chef des études économiques sur les marchés des capitaux de la Banque Scotia.

«La mesure de base de l’inflation reste rigoureuse et ne dépasse pas les deux pour cent. Et donc, pour une banque centrale qui s’appuie sur les données et qui cible une certaine inflation, cela ne signale aucune pression imminente pour changer la trajectoire de sa politique.»

M. Holt a souligné que le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, ne se trouvait pas face à un environnement de faible inflation - une situation à laquelle ont été confrontées la Réserve fédérale des États-Unis et la Banque centrale européenne.

L’économie canadienne a été vigoureuse, même si les guerres commerciales insufflent une grande incertitude dans une économie mondiale en ralentissement.

De nombreux prévisionnistes s’attendent à ce que la Banque du Canada réduise son taux d’intérêt directeur d’ici la fin de l’année et peut-être dès l’annonce de sa politique du 30 octobre.

Les économistes tablaient en moyenne sur une inflation de 2,0 pour cent pour août, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

«En excluant la volatilité habituelle de certains éléments, l’inflation est carrément ennuyeuse au Canada», a écrit James Marple, économiste principal pour le service d’études économiques de la Banque TD dans un rapport.

«Cela permettra à la Banque du Canada de se pencher sur d’autres données économiques, notamment sur l’équilibre entre une économie intérieure résiliente et des risques externes élevés.»

Affaires

Couche-Tard veut être un incontournable dans le marché du cannabis

LAVAL - Alimentation Couche-Tard veut être l’un des «acteurs incontournables» dans le marché nord-américain du cannabis et compte se servir du Canada, où la consommation de cette substance à des fins récréatives est légale, pour atteindre cet objectif.

Mais l’expertise qui sera développée par l’exploitant de dépanneurs et de stations-service échappera au Québec en raison de la mainmise de l’État sur la vente de la marijuana, a déploré le fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard, mercredi, au cours d’une entrevue, en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait à Laval.

Incapable de percer le marché québécois, la multinationale a plutôt décidé de se tourner vers Fire & Flower, en investissant dans ce détaillant albertain, ce qui pourrait lui permettre d’acquérir à terme une participation majoritaire dans cette société.

Cela s’ajoute à son partenariat déjà en vigueur avec le géant canadien du cannabis Canopy Growth entourant l’exploitation de boutiques privées.

Même si le marché du cannabis récréatif en est encore à ses balbutiements, Couche-Tard désire faire ses classes afin de mettre sur pied une stratégie prête à être déployée ailleurs, où la réglementation le permet, a expliqué M. Bouchard, aux côtés du président et chef de la direction du détaillant, Brian Hannasch, et du chef de la direction financière, Claude Tessier.

L’entreprise a bien entendu les yeux tournés vers les États-Unis, où certains États ont assoupli les règles à l’égard de la marijuana, mais elle doit prendre le temps de bien connaître les règles du jeu, a expliqué M. Hannasch, qui croit que Couche-Tard est bien outillée en matière de vente de produits soumis à un âge minimal.

Couche-Tard a déjà commencé à vendre des produits au cannabidiol (CBD) - un des composés également présents dans le cannabis - dans certains de ses établissements aux États-Unis et en Irlande.

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:ATD.B)

Affaires

L’intelligence artificielle dans les champs

Les agriculteurs auraient-ils tout intérêt se faire amis avec des programmeurs informatiques? C’est le pari de Gestion AgrIA, un OBNL formé par Hortau, Les Fermes Tri-Jardins et Houblons des jarrets noirs. L’apport de l’intelligence artificielle dans l’optimisation des cultures sera au coeur du projet de recherche et développement d’AgrIA, qui vient tout juste de recevoir 4,7 M$ en deniers publics.

Les agriculteurs auraient-ils tout intérêt se faire amis avec des programmeurs informatiques? C’est le pari de Gestion AgrIA, un OBNL formé par Hortau, Les Fermes Tri-Jardins et Houblons des jarrets noirs. L’apport de l’intelligence artificielle dans l’optimisation des cultures sera au coeur du projet de recherche et développement d’AgrIA, qui vient tout juste de recevoir 4,7 M$ en deniers publics. 

L’argent, versé par l’entremise du Fonds vert, permettra aux trois collaborateurs de pousser plus loin le développement de la technologie d’Hortau. La compagnie de Lévis, aussi bien établie en Californie, a mis au point des capteurs qui, une fois installés dans les champs, transmettent des mesures en temps réels et permettent de contrôler l’irrigation des sols, pour augmenter significativement les rendements et la productivité, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. 

La prochaine étape? D’une part, amener encore plus de précision à gestion de l’eau avec des modèles prédictifs; d’autre part, gérer d’autres aspects de la production agricole grâce aux données récoltées, notamment dans l’utilisation des fertilisants et des pesticides, note Jocelyn Boudreau, cofondateur et pdg d’Hortau. 

«Pas une science exacte»

C’est là qu’entrent en jeu l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning), qui commencent à être intégrée au système. «L’agriculture n’est pas une science exacte, rappelle M. Boudreau. Il y a énormément de variables. L’intelligence artificielle permet de gérer les variables multiples, de découvrir des tendances, des motifs, qu’on va pouvoir utiliser pour prédire ce qui va se passer. C’est assez fascinant quand on commence à le faire.»

À terme, le but reste de pouvoir rendre les opérations agricoles plus efficaces. «Les gens avec qui on travaille dans le domaine de l’intelligence artificielle sont assez surpris de la complexité et du potentiel qu’il y a en agriculture», raconte le pdg de Hortau. Il va sans dire que pour mener à bien ce projet d’innovation, Hortau est présentement en pleine recherche de talents dans les domaines de la programmation et de l’informatique. 

La nouvelle technologie, désignée comme «Multivariée», a été implantée en 2018 dans les champs de pommes de terre des Fermes Tri-Jardins à Drummondville et ceux de houblon des Houblons des jarrets noirs, en Beauce. «Le but c’est de développer la technologie et de l’amener au prochain niveau, de bâtir sur ce qu’on a, mais d’accélérer les prochaines étapes», a expliqué M. Boudreau. Le budget global de Gestion AgrIA est de 13 M$ et contribuera à un projet plus large d’Hortau dont le budget est de 20 M$.

Affaires

Pelletier Déco Surfaces crée le Groupe Pelletier

Importante fusion dans le domaine du couvre-plancher : Pelletier Déco Surfaces, une compagnie de Québec, acquiert Plancher Bois Franc 2000 et ses deux bannières, Boutique du Plancher et Bois Franc du Lac.

L’entreprise profite aussi de cet achat pour créer une nouvelle entité commerciale, nommée le Groupe Pelletier. Elle chapeautera les activités des deux succursales Pelletier Déco Surfaces (à Québec et à Lévis), et des cinq magasins de Plancher Bois Franc 2000. La transaction fait de Groupe Pelletier le plus important détaillants de couvre-plancher dans la province.

Les commerces Boutique du plancher et Bois Franc du Lac garderont pour l’instant leurs identités respectives dans les marchés de la Rive-Sud de Montréal et du Saguenay–Lac-Saint-Jean, où ils sont implantés. Toutes les gammes de produits de Pelletier Déco Surfaces prendront place sur les étalages de ces boutiques. 

En plus de ses différentes gammes de couvre-sols, l’entreprise de Québec offre aussi un service-conseil, un service de décoration, la livraison et l’installation de matériaux. Née il y a 65 ans à Lévis, Pelletier Déco Surfaces a inauguré en 2016 une succursale complètement rénovée à Québec. 

Affaires

Les constructeurs canadiens surveillent la grève chez GM aux États-Unis

TORONTO — Les constructeurs automobiles canadiens affirment surveiller de près le conflit de travail chez General Motors aux États-Unis, alors que les travailleurs participaient mardi à une deuxième journée de grève.

Aux États-Unis, plus de 49 000 travailleurs syndiqués ont débrayé lundi, alors que leurs négociations achoppent sur diverses raisons, notamment les salaires, les soins de santé et la sécurité d'emploi. Il s'agit de la première grève chez le constructeur américain en plus de 10 ans.

Affaires

Fiscalité: Apple met en cause le «bon sens» de l’Union européenne

LUXEMBOURG - Apple a dénoncé mardi devant la justice européenne la décision de Bruxelles lui demandant de rembourser à l’Irlande 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux, estimant qu’elle défiait «la réalité et le bon sens».

«Apple a-t-il conçu et développé l’iPhone en Irlande ? L’iPad ou l’iPod ? Non. La réponse est écrite sur chaque produit Apple: ‘‘Conçu par Apple en Californie’’», a fait valoir Daniel Beard, le représentant du géant américain,  devant les juges européens.

Par conséquent, c’est aux États-Unis, là où le groupe investit en recherche et développement et crée de la richesse, qu’il doit être taxé, selon les règles fiscales internationales. Pas là où il fait ses ventes et donc pas dans l’UE, quoi qu’en dise Bruxelles.

«La décision de la Commission doit être annulée», a-t-il insisté. La démonstration d’Apple n’est «pas pertinente», a rétorqué Richard Lyal, le représentant de l’exécutif européen, récusant toute «incohérence» dans l’enquête de la Commission.

De nombreux journalistes assistent à l’audience devant le Tribunal de l’Union européenne à Luxembourg, qui s’est ouverte mardi et doit se poursuivre mercredi.

L’affaire est aussi âpre entre les parties que complexe pour les juges européens, qui mettront plusieurs mois à rendre leur arrêt, susceptible d’appel.

La décision contre Apple avait fait grand bruit le 30 août 2016, quand la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, avait présenté ses conclusions.

«Foutaise»

Le patron de la firme de Cupertino, Tim Cook, avait immédiatement qualifié l’affaire de «foutaise politique».

Selon l’enquête de la Commission, Apple a rapatrié en Irlande entre 2003 et 2014 l’ensemble des revenus engrangés en Europe (ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde), car l’entreprise y bénéficiait d’un traitement fiscal favorable.

Le groupe a ainsi échappé à la quasi-totalité des impôts dont il aurait dû s’acquitter sur cette période, soit environ 13 milliards d’euros (14,3 milliards de dollars américains). Un avantage qui constitue pour Bruxelles une «aide d’État» illégale.

Ces revenus étaient placés dans un «siège» hors d’Irlande, mais qui n’existait, selon la Commission, que sur le papier.

Rien d’illégal en vertu de la loi irlandaise. Mais ces milliards de bénéfices non taxés par Dublin n’étant pas rapatriés par Apple aux États-Unis, ils ont totalement échappé à l’impôt pendant plusieurs années.

«Apple paie ses impôts et comprend l’importance de le faire. Nous pensons qu’Apple est le plus gros contribuable au monde», a déclaré Daniel Beard, affirmant que l’entreprise avait payé 26% de taxes dans le monde entier entre 2003 et 2014.

Le groupe a aussi souligné que depuis la réforme fiscale mise en place fin 2017 par Donald Trump, il avait rapatrié aux États-Unis les bénéfices accumulés pendant des années à l’étranger, sur lesquels il s’est engagé à payer des impôts.

Fonds bloqués

L’entreprise bénéficie certes d’un taux d’imposition inférieur aux 35% jusque-là en vigueur outre-Atlantique. Mais elle a néanmoins promis de s’acquitter d’une ardoise fiscale de 37 milliards de dollars, qui s’ajoutent aux impôts déjà payés aux États-Unis.

Apple «paie aujourd’hui environ 20 milliards d’euros d’impôts aux États-Unis sur les mêmes bénéfices que ceux qui, selon la Commission, auraient également dû être imposés en Irlande», a souligné Daniel Beard.

L’entreprise explique même avoir mis de côté chaque année une provision dans ses comptes, consciente qu’elle devrait un jour régler la note.

Les représentants de l’Irlande - qui soutient Apple et a elle aussi fait appel - ont estimé mardi que la Commission se trompait «fondamentalement» et avait «ignoré la loi irlandaise». La firme créée par Steve Jobs emploie environ 6.000 personnes dans le pays.

Cette audience se déroule dans un contexte commercial tendu entre l’UE et les États-Unis de Donald Trump, qui reproche aux Européens de s’en prendre aux géants technologiques américains.

La commissaire à la Concurrence est accusée par Trump de détester les États-Unis qui en veut pour preuve les enquêtes et les lourdes amendes infligées à certains groupes américains, comme Google.

Les premières indications sur le traitement qui pourrait être réservé à Apple sont attendues le 24 septembre: le Tribunal se prononcera, dans deux affaires similaires sur Starbucks et Fiat Chrysler.

En attendant, Apple a bloqué sur un compte les fonds réclamés: 14,3 milliards d’euros (15,8 milliards de dollars), avec les intérêts.