Larry Kudlow  a reconnu que le rythme de la reprise pouvait faire débat, mais il a mis en avant des indicateurs économiques qui signalent la reprise, citant en particulier le bond marqué des ventes au détail en mai et juin, ainsi que la forte reprise dans le secteur automobile.
Larry Kudlow  a reconnu que le rythme de la reprise pouvait faire débat, mais il a mis en avant des indicateurs économiques qui signalent la reprise, citant en particulier le bond marqué des ventes au détail en mai et juin, ainsi que la forte reprise dans le secteur automobile.

La croissance de 20 % aux 3e et 4e trimestres, selon un conseiller de Trump

WASHINGTON — La croissance économique des États-Unis va être de l’ordre de 20 % aux troisième et quatrième trimestres, a estimé dimanche le conseiller économique de la Maison-Blanche, malgré un ralentissement de la reprise liée à la résurgence de la pandémie de COVID-19.

«Je ne nie pas que certains de ces États, points chauds (de la pandémie), modèrent la reprise. Mais dans l’ensemble, l’image est très positive et je pense toujours que la reprise en forme de V est en place», a déclaré Larry Kudlow sur CNN.

La reprise dite en «V» fait référence à un fort rebond économique suivant une profonde récession.

«Je pense toujours qu’il y aura un taux de croissance de 20 % au cours du troisième et quatrième trimestres», a-t-il ajouté.

L’administration américaine doit publier jeudi sa première estimation de produit intérieur brut pour le deuxième trimestre, qui a été marqué par la mise à l’arrêt de l’économie au plus fort de la crise sanitaire pour tenter d’endiguer le coronavirus.

Le Fonds monétaire international a estimé que pour cette période (avril-juin), le PIB s’est contracté de 37 % en rythme annualisé.

Larry Kudlow a reconnu que le rythme de la reprise pouvait faire débat, mais il a mis en avant des indicateurs économiques qui signalent la reprise, citant en particulier le bond marqué des ventes au détail en mai et juin, ainsi que la forte reprise dans le secteur automobile.

La Banque centrale américaine s’est, elle, montrée prudente jusqu’à présent sur le rythme du rebond pour la seconde moitié de l’année.

Pour 2020, elle table sur une contraction de 6,5 % du PIB.

Les États-Unis sont entrés en récession dès février. Pour atténuer l’impact du choc économique provoqué par la crise sanitaire, le Congrès avait approuvé fin mars un plan de relance titanesque de 2200 milliards $US («Cares Act»).

Il comprenait notamment la distribution de chèques aux Américains et 349 milliards pour un fonds dédié aux petites et moyennes entreprises.

Un deuxième plan d’aide de près de 500 milliards $US l’avait complété fin avril.

Le gouvernement a en outre accordé des allocations de chômage de 600 $US par semaine. Mais cette mesure expire le 31 juillet.

Démocrates et républicains débattent depuis des semaines sur un nouveau plan d’aide qui permettrait notamment de prolonger cette allocation chômage.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a insisté dimanche sur Fox news sur le fait que le montant devait être inférieur.

«Il ne serait tout simplement pas juste d’utiliser l’argent des contribuables pour payer plus cher des gens pour rester à la maison que s’ils travaillaient et trouvaient un emploi», a-t-il dit.

L’administration Trump a proposé une allocation représentant 70 % du dernier salaire perçu.

Malgré les divergences, M. Mnuchin s’est dit optimiste concernant un deuxième plan de relance, ajoutant que les républicains du Sénat prévoyaient de présenter un projet de loi lundi.

Le temps presse à seulement 100 jours de l’élection présidentielle.

Le ministre de Donald Trump a une nouvelle fois souligné que l’objectif était d’aider les petites entreprises les plus vulnérables ainsi que les personnes au chômage.

Interrogé sur une éventuelle nouvelle baisse des impôts ou une réduction de charges sociales souhaitées par le président républicain, Steven Mnuchin a rétorqué : «Les versements d’argent directs sont un moyen beaucoup plus rapide de donner à tout le monde une réduction d’impôt, et c’est beaucoup plus rapide que la réduction des charges sociales».