La Côte-Nord sera prise d’assaut pendant les vacances de la construction. Sur la photo, Tadoussac. 
La Côte-Nord sera prise d’assaut pendant les vacances de la construction. Sur la photo, Tadoussac. 

La Côte-Nord prisée des vacanciers

Comme pour bien d’autres régions dites éloignées, la Côte-Nord sera prise d’assaut pendant les vacances de la construction. En fait, il reste de la place en Basse-Côte-Nord, mais ce territoire est plutôt difficile d’accès par les temps qui courent.

«La plupart des hôtels et des campings affichent déjà complet pour les vacances de la construction. Il y a encore un peu de place à certains endroits, mais il faut se dépêcher», a confié le directeur général de Tourisme Côte-Nord, Mario Leblanc.

«Les produits d’aventure sont particulièrement en demande. Les gens veulent du grand air et de grands espaces», a-t-il ajouté en disant croire que la perte cette année des touristes internationaux, qui visitent principalement Tadoussac, sera compensée par le tourisme intra-Québec.

Selon M. Leblanc, la majorité des intervenants touristiques ont pu instaurer facilement les mesures sanitaires liées à la pandémie de COVID-19. «Ce n’est quand même pas si compliqué que ça à appliquer, à part peut-être pour les bateliers», d’enchaîner le directeur général, qui ne croit pas que la propagation du coronavirus inquiète les gens au point de les forcer à demeurer chez eux.

Le nombre de personnes admises dans les attraits touristiques est évidemment à la baisse, ce qui fait dire à Mario Leblanc que la fréquentation touristique totale sera peut-être moindre en 2020, mais cette éventuelle baisse ne devrait pas être trop lourde à supporter.

Dans l’est du territoire, Voyages Coste, une coopérative de solidarité en tourisme équitable, assure que tous les endroits accessibles par la route 138 sont pratiquement complets pour les deux prochaines semaines. Rappelons que la route stoppe à Kegaska, à près de 700 km à l’est de Baie-Comeau.

Le portrait est cependant différent pour les villages isolés de la Basse-Côte-Nord et de l’île d’Anticosti, «car les moyens d’accès à ces territoires sont assez limités présentement», a fait valoir la directrice générale de l’organisme, Alberte Marcoux.

En effet, en Basse-Côte-Nord, le navire Bella-Desgagnés, qui assure la desserte des villages isolés, n’accepte pas les touristes en destination de ces villages, qui vont sûrement souffrir de l’absence de cette manne.

«Habituellement, le Bella affiche complet depuis longtemps pour juillet, août et septembre», signale Mme Marcoux. «En plus, sans touristes à bord, les communautés visitées par le bateau ne peuvent pas offrir leurs attraits, comme des randonnées.»

Seuls les résidents des villages isolés de la Basse-Côte-Nord, leurs familles, les travailleurs et les gens y ayant une résidence secondaire sont acceptés à bord. Le Bella accepte toutefois les touristes en direction d’Anticosti en partance de Rimouski, Sept-Îles ou Havre-Saint-Pierre.

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