Selon la Chine, l'AÉUMC conférerait aux Américains un droit de veto sur toute discussion de libre-échange du Canada ou du Mexique avec elle.

La Chine dénonce une clause du nouvel accord commercial nord-américain

La Presse canadienne OTTAWA - La Chine a déploré une nouvelle clause controversée de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AÉUMC).

Dans une déclaration cinglante, l’ambassade de Chine à Ottawa a affirmé que l’article 32.10 de la nouvelle AÉUMC équivalait à un acte de domination politique des États-Unis. 

Elle a accusé ce dernier pays d’avoir inséré la clause qui, selon certains, conférerait aux Américains un droit de veto sur toute discussion de libre-échange du Canada ou du Mexique avec la Chine.

L’administration Trump est impliquée dans une guerre commerciale avec la Chine et a imposé des tarifs douaniers sur des centaines de milliards de dollars de produits chinois, ce qui a entraîné des mesures de représailles de la part de Pékin.

La Chine affirme maintenant que M. Trump utilise la clause litigieuse du nouvel accord avec le Canada et le Mexique pour empêcher ces pays de faire des échanges commerciaux avec elle.

Dans une déclaration à La Presse canadienne, le porte-parole de l’ambassade de Chine, Yang Yundong, a estimé qu’il s’agissait d’une décision malhonnête. Selon lui, la clause interfère de manière flagrante avec la souveraineté d’autres pays.

La Chine conteste l’idée que son économie n’est pas marchande, ou dirigée, en affirmant qu’elle est membre en règle de l’Organisation mondiale du commerce.