Pour s'ajuster à la croissance de la population mondiale, la production alimentaire devra croître de près de 70 % d'ici 2050, calcule la Caisse de dépôt et placement du Québec.

La Caisse créée un fonds de 125 millions $ pour l'agroalimentaire

La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé lundi la création d'un fonds de 125 millions $ destiné à soutenir le secteur agroalimentaire de la province.
Le Fonds agroalimentaire CDPQ réalisera des investissements directs de 1 à 30 millions $ pour appuyer des agriculteurs, des projets ou des PME.
Tous les secteurs de la chaîne de valeur - la production agricole, la transformation alimentaire et la distribution et commercialisation des aliments - pourront profiter de ces investissements, a précisé la Caisse dans un communiqué.
500 000 emplois
Le secteur agroalimentaire apporte environ 22 milliards $ au produit intérieur brut du Québec chaque année, a souligné la Caisse, et représente près de 500 000 emplois. Environ 7,5 milliards $ de la production agroalimentaire québécoise est exportée chaque année.
Pour s'ajuster à la croissance de la population mondiale, la production alimentaire devra croître de près de 70 % d'ici 2050, calcule l'investisseur institutionnel.
Le fonds de la Caisse reposera sur quatre principaux piliers. Il appuiera les jeunes agriculteurs qui veulent prendre la relève ou créer de nouvelles entreprises; les propriétaires d'entreprises familiales; la transition technologique d'entreprises et la modernisation d'équipements; et la croissance des activités régionales et internationales dans les secteurs où les producteurs sont concurrentiels.
«Pour la Caisse, il est important que les agriculteurs actuels et leur relève, ainsi que les entreprises de transformation, distribution et commercialisation soient positionnés pour être (concurrentiels) et faire face aux défis du secteur agroalimentaire», a déclaré dans un communiqué le premier vice-président de la Caisse pour le Québec, Christian Dubé.
«C'est un secteur d'activité complexe, diversifié et de pointe qui se doit de bénéficier d'un environnement d'affaires viable à long terme et adapté à ses particularités, notamment pour favoriser le développement, l'innovation et le transfert à la relève», a-t-il ajouté.