Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, s'est rendu en Indonésie vendredi constater la dévastation à la suite du séisme meurtrier et du tsunami qui ont frappé l'île fin septembre.

La Banque mondiale lance un nouveau fonds contre les catastrophes naturelles

NUSA DUA — La Banque mondiale a lancé vendredi un nouveau fonds de 150 millions $ pour aider à assurer les pays exposés aux risques de catastrophes naturelles provoquées par le changement climatique.

Cette annonce fait suite à une série de catastrophes naturelles partout dans le monde, dont plusieurs ouragans et séismes meurtriers, notamment fin septembre en Indonésie où la Banque Mondiale et le FMI se réunissent cette semaine.

Le fonds baptisé Global Risk Financing Facility (Grif), abondé par des fonds allemands et britanniques, financera la création d'un régime d'assurance ainsi que d'autres mécanismes financiers de façon à débloquer des crédits dès l'arrivée d'une catastrophe.

«Ce que nous cherchons à faire, c'est changer l'ensemble du système pour que les pays puissent compter sur une aide au moment ou ils en ont besoin, un système fiable, approprié et rapide», a déclaré Matthew Rycroft, secrétaire permanent au Département du développement international britannique, lors de la présentation de ce fonds.

«Si les pays concernés l'utilisent de concert avec des systèmes nationaux efficaces, il pourrait apporter une aide très significative», a-t-il ajouté.

La Banque Mondiale ainsi que d'autres institutions disposent déjà de plusieurs systèmes pour aider les pays à s'adapter aux risques liés au changement climatique.

Ce nouveau fonds a pour but de compléter ces programmes face à l'accélération de ce changement.

«C'est trop peu mais ce n'est pas trop tard, nous devons vraiment créer un élan» a affirmé Laura Tuck, vice-présidente chargée du développement durable à la Banque mondiale.

Lundi, les experts climat de l'ONU (Giec) avaient appelé les gouvernements à engager des transitions «rapides» et «sans précédent», englobant énergie, industries, infrastructures, pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

Au-delà de cette limite, leur rapport souligne que la planète s'expose à des «risques accrus» de catastrophes naturelles majeures.