Fondé en 1670, la Compagnie de la Baie d'Hudson est le plus vieux détaillant en Amérique du Nord.

La Baie d'Hudson, toujours intéressée par les acquisitions, réduit ses coûts

La Compagnie de la Baie d'Hudson affirme qu'elle se concentre sur les réductions de coûts pour s'ajuster au difficile environnement du commerce de détail, mais elle n'a pas complètement fermé la porte à de nouvelles acquisitions.
Les hauts dirigeants de HBC, qui discutaient mercredi avec des analystes depuis les Pays-Bas, où la torontoise prévoit ouvrir 10 magasins La Baie d'Hudson d'ici la fin de l'année, n'ont pas voulu identifier de cibles potentielles pour de futures acquisitions.
«Nous sommes très concentrés sur nos activités de base», a expliqué Richard Baker, gouverneur et directeur général de HBC, lors de la conférence téléphonique.
Les acquisitions font partie de la stratégie de HBC, a-t-il ajouté, mais la société ne fait pas de commentaires sur les rumeurs ou la spéculation.
Mais des rumeurs circulent depuis des mois. Selon elles, le propriétaire de diverses bannières, incluant Saks Fifth Avenue, pourrait être intéressé par les chaînes américaines de détaillants Neiman Marcus ou Macy's.
«Nous ne ferions jamais une acquisition qui affecterait nos ratios d'endettement et aurait un impact important sur nos activités existantes, mais nous considérons être un consolidateur mondial», a expliqué M. Baker.
Actifs immobiliers
Il a aussi indiqué que l'entreprise continuait à croire que ses actifs immobiliers détiennent une «immense, valeur». Ceux-ci comprennent certaines des propriétés de commerce de détail les mieux évaluées de Toronto, New York et l'Europe.
Malgré tout, M. Baker admet que, en rétrospective, la compagnie aurait peut-être dû essaimer une partie de ses actifs dans une société de placement immobilier distincte il y a des mois.
Cette stratégie a été utilisée par plusieurs détaillants canadiens, incluant Canadian Tire (TSX:CTC.A) et Loblaw (TSX:L) ces dernières années.
L'action de HBC a pris mercredi 75 cents, soit 7,7 %, pour clôturer à 10,45 $ à la Bourse de Toronto.
Selon le chef de la direction, Jerry Storch, le détaillant - et l'industrie dans son ensemble - est toujours face à plusieurs difficultés, incluant le recul des ventes et celui de l'achalandage des centres commerciaux.
«Nous réduisons les dépenses, avec des rationalisations, des réallocations de dépenses en immobilisations et un raffermissement du bilan», a-t-il dit au cours de la conférence.
«Parce que je ne sais tout simplement pas quand le marché deviendra moins promotionnel ou quand l'achalandage en magasin va s'améliorer, mais je sais que nous pouvons contrôle ce que nous dépensons.»
La Compagnie de la Baie d'Hudson (TSX:HBC) a affiché mardi une perte nette de 152 millions $ pour son quatrième trimestre, portant sa perte pour l'ensemble de l'exercice à 516 millions $.
Elle avait réalisé un bénéfice de 370 millions $ au dernier trimestre de l'exercice précédent - qui, dans sa totalité, s'était soldé par un profit de 387 millions $.
M. Storch a noté que la réduction des coûts était la meilleure façon, pour l'entreprise, de s'assurer d'être dans la meilleure situation financière possible face aux vents contraires de l'industrie.
HBC a l'intention d'engager des dépenses en immobilisations d'entre 450 millions $ et 550 millions $ cette année, soit environ 150 millions $ de moins que l'an dernier. En janvier, elle avait annoncé qu'elle réduirait ses coûts annuels de 75 millions $.
La perte du quatrième trimestre, clos le 28 janvier, comprenait une dépréciation hors trésorerie non récurrente de 116 millions $ liée à la faiblesse des ventes de ses activités Gilt et Saks Off 5th.
Les ventes du plus récent trimestre ont progressé de 2,5 % à 4,6 milliards $. Celles réalisées en ligne ont avancé de 13 % en dollars constants, a précisé l'entreprise.
Fondée en 1670, la Compagnie de la Baie d'Hudson exploite plus de 470 magasins sous des bannières comme La Baie, Saks Fifth Avenue, Lord & Taylor, Gilt et Saks Off 5th. Elle est aussi la propriétaire des enseignes Galeria Kaufhof, Galeria Inno et Sportarena, en Europe.