La boutique Ketto de l’avenue Cartier est ouverte jusqu’au 18 février.

Ketto ferme boutique pour mieux grandir

Ketto ferme sa boutique de l’avenue Cartier, mais c’est pour mieux propulser sa croissance. À l’aube de ses 20 ans, l’entreprise concentrera plutôt ses énergies vers le numérique et ses nouveaux marchés d’exportation.

Sur la devanture du 951, avenue Cartier, une pancarte «À louer» en chapeaute une autre, plus petite, indiquant que toute la marchandise s’écoule maintenant à 40 % de rabais. À l’intérieur, les étagères sont encore bien garnies de sacs, de tasses ou d’articles de papeterie aux couleurs vives et aux personnages imaginés par la créatrice Julie St-Onge Drouin, qui ont fait la renommée de la marque.

Sa partenaire, Catherine Fafard, qui s’occupe du développement des affaires, explique que le commerce était devenu trop exigeant en temps et en coûts pour les revenus qu’il générait, soit environ 5 % des ventes totales. L’achalandage était en constante diminution.

«Je dois dire que ça fait quelques années qu’on y pense. […] Mais on avait un attachement sentimental à la boutique, donc on l’a gardée le plus longtemps possible. Mais là, ce n’était juste plus intelligent de la garder», note Mme Fafard. Ketto avait pignon sur rue depuis une quinzaine d’années; au départ sur la rue Saint-Vallier Est, puis sur l’avenue Cartier.

La marchandise de la boutique est vendue à 40 % de rabais.

Pendant des années, la boutique et la visibilité qu’elle engendrait ont été bénéfiques pour l’entreprise. Mais avec Internet et les quelque 1000 points de vente à travers le pays (Renaud-Bray, Archambault, Bureau en gros, De Serres, pharmacies, librairies, kiosques temporaires, etc.), elle n’était plus nécessaire.

Mme Fafard confirme que Ketto se porte très bien. D’ailleurs, 2017 a été sa meilleure année depuis sa création, il y a deux décennies. Le duo mise sur la vente en ligne, qui représente 12 à 15 % du chiffre d’affaires et qui croît sans cesse.

Le duo derrière Ketto, Julie St-Onge-Drouin et Catherine Fafard

Europe et Moyen-Orient

Des démarches pour exporter les produits en Europe ont été entamées il y a un an et devraient porter leurs fruits cet automne, espère Mme Fafard. Le Moyen-Orient est aussi dans la mire. «On a des choses vraiment concrètes qui se passent de ce côté-là. Il y a un potentiel de croissance qui est énorme», constate la femme d’affaires. Ketto compte déjà des distributeurs en Grèce et à l’île de La Réunion.

Pourquoi liquider les articles et non les revendre ailleurs? «Tant qu’à fermer, on va en profiter pour faire le ménage, en faire profiter les clients aussi et créer un petit dernier achalandage avant de fermer définitivement. Ce qui va rester va retourner à l’entrepôt», précise Mme Fafard.

Le commerce accueillera les clients pour une dernière fois le 18 février. Deux personnes perdront leur emploi.