Le mois de juin est le mois de l’année le moins payé par les locataires, déplore la RPHL.

Juin, le mois le moins payé par les locataires, déplore la RPHL

Même si les baux se terminent le 30, le mois de juin ne doit pas être oublié et doit être payé le 1er juin.

C’est l’avertissement que lance le Regroupement des propriétaires d’habitations locatives (RPHL). Juin est le mois de l’année le moins payé par les locataires, déplore l’organisme.

Avec le dernier mois du bail, les mois de décembre et février sont souvent oubliés par certains locataires. Comme la majorité des baux sont à échéance le 30 juin, plusieurs propriétaires ne reçoivent pas leur dû en juin.

Ceux-ci doivent faire face à un manque de soutien législatif et des délais insensés, mentionne Martin Messier, président du RPHL. Le propriétaire pourra ouvrir un dossier à la Régie du logement, mais ce ne sera pas sans encombre et lenteur.

« Comme nous n’avons pas le droit d’exiger le dernier mois de loyer en dépôt, nous vivons des situations particulièrement difficiles tous les mois de juin », dit-il.

« Nous recommandons aux propriétaires d’introduire une demande en non-paiement de loyer à la Régie du logement pour freiner le phénomène. »

Pour ouvrir un dossier à la Régie du logement, il faut connaître l’adresse où votre locataire a déménagé. Le recours à un enquêteur-dépisteur fonctionne dans la majorité des cas, ajoute l’organisme dans un communiqué de presse.

Une fois l’adresse trouvée, il faudra attendre plus d’un an et demi. Selon le dernier rapport annuel de la Régie du logement, le délai moyen en 2016-2017 pour les causes civiles générales est de 19,2 mois.

« Le processus serait plus simple et équitable si nous avions le droit de demander un dépôt de loyer. Sinon le parcours à suivre décourage plusieurs propriétaires », souligne M. Messier.

« Il faut que le gouvernement mette les mesures en place pour réduire les délais, les frais et le temps consacré. »

Plus de 90 pour cent des locataires ne se présentent pas lors de leur audience pour non-paiement. En 2016-2017, on dénombre 41 020 demandes introduites et relancées pour non-paiement de loyer, alors que le total des demandes est de 66 384, signale l’organisme.

« Plusieurs préfèrent oublier cette dette et regarder vers l’avenir. Mais est-ce normal qu’il n’y ait pas de conséquence?, demande la RPHL. Si le propriétaire avait le droit au dépôt de garantie, celui-ci pourrait être utilisé pour payer ce geste de mauvaise volonté des locataires. Aussi pour récupérer leur dépôt, les locataires prendraient plus conscience de leurs gestes et actes. »

« Également, si un processus d’audience sur dossier était en place, les causes de non-paiement seraient entendues plus vite et libéreraient des plages horaires pour des dossiers plus complexes. »