Des milliers de litres de bourbon ont été déversés dans les rivières Kentucky et Ohio sur une distance de 37 kilomètres, tuant bon nombre de poissons.
Des milliers de litres de bourbon ont été déversés dans les rivières Kentucky et Ohio sur une distance de 37 kilomètres, tuant bon nombre de poissons.

Jim Beam mis à l'amende pour un déversement de bourbon mortel

VERSAILLES — La distillerie Jim Beam devra payer une amende de 600 000 $ US (784 000 $ Cad) en raison des conséquences environnementales de l'incendie qui a ravagé son entrepôt en juillet.

En raison du brasier, des milliers de litres de bourbon ont été déversés dans les rivières Kentucky et Ohio sur une distance de 37 kilomètres, tuant bon nombre de poissons.

La distillerie américaine a accepté de payer le constat d'infraction signé le 6 décembre par le Cabinet de l'Énergie et de l'Environnement du Kentucky, d'après ce que rapporte le média local The Courier-Journal. Jim Beam devra également rembourser les frais engagés par l'agence d'État qui s'élèvent à 112 000 $ US (146 000 $ Cad).

C'est la foudre qui a déclenché l'incendie du 3 juillet lorsqu'elle a frappé directement l'entrepôt située aux limites des comtés de Woodford et de Franklin, dans le Kentucky. Les flammes du violent incendie étaient visibles à des kilomètres et la chaleur était si intense que les phares des véhicules de pompier ont fondu. Environ 40 000 litres de whisky en processus de vieillissement ont été consumé par le feu ou s'est écoulé dans le ruisseau Glenns avant de rejoindre les rivières.

Le ministère des Pêches et de la Faune du Kentucky a retrouvé des poissons morts jusqu'à 100 kilomètres plus loin dans le ruisseau Glenns et la rivière Kentucky. D'autres poissons morts ont été retrouvés dans la rivière Ohio, mais l'impact serait «négligeable» de ce côté selon le porte-parole d'Énergie et Environnement du Kentucky, John Mura.

Dans une déclaration rapportée vendredi par The Courier-Journal, la société Beam Suntory de Chicago, propriétaire de la marque Jim Beam, a reconnu que «tout en ayant réussi à limiter l'impact sur l'environnement et la faune, elle reconnaît les conséquences regrettables et inévitables de l'incident et s'est engagée à faire tout ce que l'on peut pour remettre l'environnement en état. Cela inclut de rembourser l'État pour son temps, ses ressources et les frais nécessaires à rétablir à population de poissons».