Les éditeurs ont visité les différents stands pour voir et essayer les jeux. Certains pourraient être diffusés internationalement.

Jeux vidéo d’ici : des éditeurs à la recherche de nouveautés

Ce n’est pas tous les jours que les studios indépendants accueillent la visite des éditeurs de jeux vidéo. Habituellement, ils doivent arpenter l’Amérique du Nord d’un bout à l’autre pour faire voir leurs nouvelles idées.

Cette semaine, les représentants d’une douzaine de studios indépendants de la région de Québec avaient la chance de faire valoir leurs projets devant des représentants de grands éditeurs internationaux dans le grand hall du studio Frima, le grand studio indépendant à Québec, pour la journée des Jeux d’ici organisée par Québec International.

Une vingtaine de représentants de grands éditeurs venaient jeter un œil sur des productions qu’ils pourraient commercialiser dans leur marché respectif ou partout sur la planète sur l’une ou l’autre des consoles ou sur ordinateur. 

Provenant de Chine, du Japon, du Brésil, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et des États-Unis, ces spécialistes arrivaient du sommet international du jeu de Montréal (MIGS), sans oublier six membres de la délégation du jeu vidéo de Rennes, ils étaient accompagnés de délégués commerciaux du fédéral et du Québec dans cette mission exploratoire.

Nintendo

Kirk Scott, responsable de la commercialisation de jeux de studios indépendants chez Nintendo of America, participait à la tournée. «Nous sommes toujours à la recherche de bonnes idées que l’on pourrait diffuser sur la console Switch», expliquait-il. «J’ai vu des produits très intéressants», avançait-il sans vouloir révéler ses coups de cœur.

Pendant ce temps, les autres experts posaient un regard attentif sur les démonstrations des différents studios, explorant non seulement les images, mais aussi les mécaniques du jeu, les histoires ou le contexte. Il y avait des discussions et des échanges de cartes professionnelles à chaque stand.

Les présentateurs, qu’ils soient de Altkey, Bishop Games, Nine Dots Studio, Parabole ou Sabotage, pour ne nommer que ceux-là, espéraient bien faire mouche avec leurs nouveaux projets. Certains de ces jeux en développement feront fort probablement partie du concours Catapulte. 

Des gagnants

Des gagnants des trois premières années ont pu émerger du lot des indépendants, comme Chainsawsome Games (2014) qui avait vu son jeu Knight Squad retenu par le géant Microsoft pour une diffusion sur son magasin en ligne pour ses consoles Xbox One. Bishop Games (2016) et Polymorph Games (2017) sont sur le point de lancer leur jeu, mais cherchent aussi à toucher des marchés extérieurs comme l’Asie.

«C’est un moment important où l’on peut montrer aux gens de l’international la synergie du milieu des jeux vidéo et de la technologie à Québec», ajoutait Mariona Ferrer, directrice du créneau d’excellence Arts numériques et divertissement interactif (ANDI) chez Québec International. «Pour plusieurs studios, c’est une occasion rêvée de trouver un éditeur pour diffuser leur production. Ce sera pour eux une étape dans leur développement et leur croissance».

C’était en même temps le lancement du concours Catapulte, qui permet aux gagnants d’obtenir une bourse en argent et des services incluant une année de résidence dans l’incubateur Le Camp pour accélérer la croissance de leur entreprise. La bourse est de 100 000 $. Les inscriptions sont ouvertes sur le site catapultequebec.ca. La grande finale aura lieu le 5 avril 2018 lors de la soirée d’ouverture de la Semaine numérique à Québec.