Certains ont été sidérés d'apprendre que le gouvernement allait investir un milliard $ pour aider Bombardier à compléter son programme CSeries. Austérité ou pas, l'éducation n'est jamais une priorité, déplore l'enseignante Lynda Dion.

Jacques Daoust demandera 1 milliard $ à Ottawa pour la CSeries

Le ministre de l'Économie du Québec, Jacques Daoust, a laissé entendre que Québec compte demander à Ottawa d'investir également 1 milliard $US dans le programme de la CSeries de Bombardier, selon ce qu'a rapporté vendredi l'agence Bloomberg.
Selon Bloomberg, M. Daoust a affirmé en entrevue téléphonique que cette aide du gouvernement fédéral viendrait compléter le plan de financement de la CSeries et qu'elle modifierait la notion de risques.
Bombardier avait annoncé, jeudi, qu'il faudrait 2 milliards $ supplémentaires sur cinq ans pour ce programme victime de dépassements de coûts, de délais non respectés et du peu d'intérêt de la part des grandes compagnies aériennes.
M. Daoust a indiqué vouloir en discuter avec le nouveau ministre fédéral de l'Industrie qui sera nommé par le premier ministre désigné Justin Trudeau lors d'une cérémonie d'assermentation le 4 novembre.
Le ministre de l'Économie a dit croire que le fédéral devait intervenir comme il l'a fait avec General Motors (GM) et Chrysler en 2009, lors de la crise économique, comparant l'industrie aéronautique du Québec à l'industrie automobile en Ontario.
En échange de son propre investissement d'un milliard de dollars, l'État québécois doit détenir 49,5 pour cent - contre 50,5 pour cent pour Bombardier - d'une société en commandite dirigée par l'ex-premier ministre Daniel Johnson dans laquelle seront transférés la totalité des actifs de cet avion commercial.