Jean-Claude Scraire

Investissement Québec: un ex-mandarin de la fonction publique reprend du service

Le conseil des ministres de Pauline Marois s'est tourné vers un ex-mandarin de la fonction publique, Jean-Claude Scraire, pour présider le conseil d'administration d'Investissement Québec. De 1995 à 2002, M. Scraire a tenu la barre de la Caisse de dépôt et placement du Québec. À l'époque, la décision du pdg Scraire de construire un nouveau siège social pour l'organisme qui gère le «bas de laine» des Québécois avait suscité la controverse.
Le bâtiment avait été jugé d'inutilement luxueux et coûteux par ses critiques. Depuis son départ de la Caisse, il a agi comme «conseiller indépendant en matière de développement stratégique», indique la feuille de route dressée par le gouvernement. À titre de président du conseil d'administration, son rôle devrait consister à déterminer les grandes orientations de la société d'État. 
La gestion des affaires courantes d'Investissement Québec incombe au président et directeur général de l'organisme, Mario Albert, un ancien du ministère des Finances et de l'Autorité des marchés financiers.
Celui-ci a remplacé Jacques Daoust, qu'un coup de balai politique a emporté en juin. À six mois de la fin de son contrat, il s'est fait montrer la porte par la ministre Élaine Zakaïb. Celle-ci avait reconnu le bon travail de ce dernier, mais avait affirmé vouloir imprimer un nouvel élan à Investissement Québec, en recrutant un spécialiste du développement plutôt qu'un banquier.
Nomination qualifiée de partisane
Dans une entrevue à La Presse Canadienne, le député libéral Sam Hamad a qualifié de «partisane» la nomination de M. Scraire. Selon lui, le gouvernement du Parti québécois a procédé à un changement pour soutenir son intention de créer sa Banque du développement, un projet qu'a bloqué l'opposition. Sam Hamad s'est s'abstenu de remettre en question les compétences de l'ex-patron de la Caisse de dépôt et placement. 
Avec la collaboration de La Presse Canadienne