La façade du Centre des congrès Mont-Sainte-Anne sera entièrement retapée et la superficie pour la tenue de réunions et de congrès passera de 13 000 à 23 000 pieds carrés

Investissement de 5,1 M$ pour le Château et le Centre des congrès Mont-Sainte-Anne

Le Château Mont-Sainte-Anne et le Centre des congrès Mont-Sainte-Anne ont mangé leurs bas ces dernières années. Malgré tout, les dirigeants sont convaincus de pouvoir remonter la pente.

Lundi, la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré à l’Assemblée nationale, Caroline Simard, a annoncé l’injection de 5,1 millions $ d’argent public pour la mise en oeuvre du plan de développement du complexe hôtelier.

La Ville de Beaupré et la MRC de La Côté-de-Beaupré mettent aussi des billets verts sur la table, soit 3,2 millions $ et 750 000 $ respectivement.

Ce plan de développement s’inscrit dans le cadre d’un ambitieux programme d’investissement d’un peu plus de 40 millions $ financé, en grande partie, par le secteur privé. Déjà, 22 millions $ ont été dépensés, au cours des cinq dernières années, pour la rénovation de chambres et de condos.

Du côté du Château Mont-Sainte-Anne, les travaux prévoient, notamment, l’aménagement d’un centre «aquarécréatif» quatre saisons comprenant, entre autres, une piscine, des bains thérapeutiques et des jets d’eau; la construction d’un nouveau passage reliant l’hôtel, le centre des congrès et le centre «aquarécréatif»; la modernisation des aires d’accueil et la rénovation d’une centaine de chambres afin de répondre aux normes de classification quatre étoiles.

Le Centre des congrès Mont-Sainte-Anne bénéficiera, lui aussi, d’une cure de rajeunissement. L’extérieur du bâtiment sera entièrement retapé et la superficie pour la tenue de réunions et de congrès passera de 13 000 à 23 000 pieds carrés. Incluant les espaces de réunion se trouvant dans l’hôtel, le nombre total de pieds carrés passera à 43 000.

Les travaux, du côté du Centre des congrès Mont-Sainte-Anne, devraient débuter cet automne et se terminer à temps pour le 1er mai 2019. Il fermera temporairement ses portes de janvier à avril, le temps d’effectuer les ouvrages d’agrandissement, de modernisation et de rénovation nécessaires.

Dans l’hôtel, il reste encore 95 chambres à rénover.

Rappelons que l’hôtel et le centre des congrès sont deux entités distinctes. Le premier est une propriété privée appartenant à Henri et Sébastien Roy et le deuxième est administré par un organisme à but non lucratif. C’est toutefois le Château Mont-Sainte-Anne qui opère le Centre des congrès Mont-Sainte-Anne.

Concurrence féroce

Comme l’ont rappelé la députée Caroline Simard, le maire de Beaupré, Pierre Renaud, et le préfet de la MRC de La Côte-de-Beaupré et maire de L’Ange-Gardien, Pierre Lefrançois, le tourisme de villégiature est un moteur économique pour leur coin de pays.

Un moteur qui a cependant besoin d’une bonne mise au point pour continuer de jouer son rôle de levier économique et permettre à la région de faire le plein de visiteurs venant des tous les coins de la Belle Province et aussi de l’Ontario et du nord-est des États-Unis.

«Pour attirer la clientèle touristique, nous devons pouvoir offrir des équipements de qualité», a insisté Caroline Simard.

«Il est venu le moment d’investir dans nos infrastructures», a indiqué Jean-François Ermel, le président du conseil d’administration qui chapeaute le Centre des congrès Mont-Sainte-Anne.
«Au cours des dernières années, la concurrence est devenue forte dans notre milieu. Plusieurs villes ont investi beaucoup de sous et ont fait preuve de créativité pour renouveler leurs infrastructures. Avec le plan de développement en cours, nous allons nous repositionner comme un leader québécois en matière de congrès en milieu de villégiature.»

Nuitées en chute libre

Directeur général du Château Mont-Sainte-Anne, Sébastien Roy a révélé que les dernières années n’avaient pas été faciles sur le plan de l’achalandage.

«En 2000, pour les congrès, nous enregistrions 18 000 nuitées. Ce nombre, au cours des années suivantes, a dégringolé à 5000. Depuis, nous sommes remontés à 10 000 nuitées. Et cette année, ça va bien. Nous visons à revenir à nos chiffres de l’an 2000», a-t-il fait savoir au Soleil en mentionnant que la concurrence est vive. Le Mont-Sainte-Anne doit se battre, dans son marché, contre le Manoir Richelieu, le Domaine-Château Bromont ou le Manoir Saint-Sauveur.

Malgré les premiers investissements — 22 millions $ — réalisés au cours des cinq dernières années afin de mettre des chambres et des condos au goût du jour, ce n’est pas encore suffisant pour renverser totalement la vapeur.

«L’effet va vraisemblablement se faire sentir une fois que les travaux seront complétés dans l’hôtel et dans le centre des congrès», a affirmé Sébastien Roy en soulignant que la modernisation des infrastructures et des installations s’imposaient plus que jamais auparavant.  


La grande salle de réunion avec vue sur la montagne.
Vue sur le futur Centre des congrès Mont-Sainte-Anne en hiver