Une chaîne de production conçue et fabriquée par Inovia à Ste-Marie

Inovia: Dominic Brassard l'a trouvé son entreprise!

Voici l’histoire d’un homme d’affaires qui voulait acheter une entreprise.

Dominic Brassard roule sa bosse dans le secteur manufacturier en Beauce depuis plusieurs années.

Il gagnait sa vie comme consultant en amélioration continue.

Il avait été copropriétaire d’une PME. «J’étais un actionnaire externe. J’étais loin de l’action.»

Un jour, le désir de «gérer une PME» lui reprend.

Reste à trouver un propriétaire d’entreprise prêt à lui vendre sa compagnie.

«J’ai cherché pendant deux ans et demi. Il y a peu d’entreprises à vendre sur le marché et les propriétaires ont tendance à surestimer la valeur marchande leur business. Ils ont un chiffre en tête et ils ne dérogent pas d’un iota», raconte Dominic Brassard.

Puis, voilà qu’il croise Inovia sur son chemin.

L’entreprise de Sainte-Marie conçoit, fabrique et installe des équipements de production sur mesure pour les industriels des secteurs de la transformation alimentaire et des produits pharmaceutiques entre autres.

Inovia, c’est un rejeton de Culinar. Cette division des petits gâteaux Vachon fabriquait toute la machinerie de la boulangerie. À l’arrivée de Saputo, ses activités ont cessé. C’est alors que six anciens employés de Culinar ont mis au monde Culitech qui est ensuite devenu Inovia. 

 Il a fallu un peu plus d’un an de négociation avant que Dominic Brassard accède à l’actionnariat d’Inovia. Quatre des six propriétaires quittaient pour la retraite.

«Ma patience a été rudement mise à l’épreuve», commente l’homme d’affaires en signalant que la transaction a été conclue à la fin du mois de janvier dernier.

À la tête d’Inovia, il rejoint deux actionnaires qui étaient déjà en poste, Serge Routhier et Michel Marcoux.

Pour permettre au trio d’acheter Inovia, les Fonds régionaux de solidarité FTQ Chaudière-Appalaches ont sorti des billets verts de leurs goussets. Pour assurer la relève de l’entreprise, un prêt de 500 000 $ a été accordé à la nouvelle équipe de dirigeants.

Ces deniers n’ont pas perdu de temps à mettre les choses en place. En l’espace de deux mois, le nombre d’employés est passé de 14 à 26. Et ce n’est pas fini.

«La demande est forte. L’automatisation des procédés de production oblige les entreprises à moderniser leurs équipements. Des commandes, nous en avons. Maintenant, il faut livrer la marchandise», indique Dominic Brassard.